18/09/2026
Jour #7 : Aby Warburg
Aby Warburg et un Indien Pueblo, illustration du livre « Le rituel du serpent »
"L’historien de l’art Aby Warburg passa un contrat avec le psychiatre Binswanger lors de son séjour à la clinique Bellevue : s’il pouvait se remettre au travail et donner une conférence sur un sujet de son choix devant les pensionnaires de la clinique, il demandait à sortir de l’enfer de Bellevue. Binswanger accepta.
Le 21 avril 1923, Warburg présenta un exposé - « Le Rituel du serpent », une synthèse de ses notes prises lors d’un voyage au Nouveau-Mexique 27 ans auparavant. Il y avait rencontré des Indiens pueblos, et découvert certains de leurs rituels. L’exposé était accompagné de diapositives projetées – c’était lui qui avait pris la plupart des clichés, avec un appareil Kodak."
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🗞️ Transfuge n° 173 - CRITIQUE SCÈNE
« Toute vie est un roman »
Par Thomas Hahn – Publié le 01/12/2023
https://www.gaellebourges.com/wp-content/uploads/2023/12/2023-12-01-TRANSFUGE-N%C2%B0173-AUSTRELITZ-de-Gaelle-Bourges-critique.pdf
"Histoires personnelles et grande Histoire se croisent dans AUSTERLITZ, nouvelle excursion chorégraphique dans l'histoire de l'art par Gaëlle Bourges, inspirée par le roman de W. G. Sebald.
L'Histoire est une revenante perpétuelle. Elle se glisse dans les rêves, infiltre les esprits, courbe les corps, trouble les relations. Elle part du réel pour squatter la fiction et ressurgir dans les œuvres. Impossible de lui échapper.
L'Histoire, c'est des histoires. Dans AUSTERLITZ, elles sont authentiques. « Alice a vraiment rencontré Agnès. J'ai vraiment fait les rêves que j'ai racontés. » Etc. Entre douceur onirique et objectivité distanciée, la voix de la narratrice arrive du off et fait résonner le cube scénique, blanchâtre, où se mêlent histoire de l'art, corps oniriques, récits personnels et photographies en noir et blanc. AUSTERLITZ a pour matière les souvenirs des interprètes, le plus souvent en lien avec la danse, le cinéma, la littérature : Steve Paxton et la Judson Church, Loïe Fuller, Agnès Varda, Aby Warburg et W.G. Sebald. Mais aussi un complexe sportif dans la banlieue, la Bibliothèque nationale de France, des concerts punk, le théâtre de Brecht ou un enfant polonais, conçu pendant la guerre d'un père de famille français...
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De l'espace aux costumes, tout est vaguement noir ou blanc dans AUSTERLITZ, comme ces photographies issues d'archives, souvent personnelles. Car chaque vie est un roman. Et les corps s'articulent tantôt tels des pantins, tantôt en gestes baroques, tremblements pogo et tant d'autres, évoquant tantôt la danse serpentine de Loïe Fuller, tantôt Mère Courage de Brecht. Mais sur tout plane une ambiance fantomatique et énigmatique qui gomme la hiérarchie que nous aurions tendance à établir entre l'intime et le politique. Car en partant des vies de chacune et chacun qui apparaissent sur le plateau, Gaëlle Bourges met la danse au diapason des réalités obliques convoquées, sans céder à l'illustration. Ces ambiances et leurs mystères ne sont pas sans rappeler l'onirisme qui a fait la réputation d'un Marcos Morau, voire d'un Castellucci comme magiciens d'espaces mentaux insondables."
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🎵 Snake Dance - Porter Timeche
https://link.deezer.com/s/34pQ1vxtJyqaW4riQZ1yu
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📅 Le 25 septembre à 20h30, Austerlitz rejoue à l'échangeur CDCN à Château-Thierry, dans le cadre du festival C'est comme ça !
D'ici là, on vous aide à vous replonger dans les souvenirs de ce spectacle de Gaëlle Bourges.
https://echangeur.org/agenda/austerlitz