04/09/2026
🔹 NMOSD et MOGAD :
des limitations encore trop peu reconnues.
À l’occasion du Colloque du handicap 2026, NMO France souhaite porter une attention particulière au parcours de soins des personnes confrontées à des limitations ou à une situation de handicap.
Pour certains patients, l’errance diagnostique, la méconnaissance des symptômes et l’inadaptation des parcours de soins constituent encore des obstacles majeurs.
Les patients atteints de NMOSD, de MOGAD, d’ADEM, mais également ceux qui présentent un syndrome neuro-inflammatoire sans diagnostic encore clairement établi, peuvent se retrouver particulièrement vulnérables.
Cette vulnérabilité ne s’arrête pas au diagnostic.
🧠 Certaines limitations neurologiques restent insuffisamment identifiées ou évaluées. Les troubles cognitifs, notamment dans la MOGAD, sont encore insuffisamment documentés et évalués. Chez l’enfant, leurs conséquences peuvent pourtant affecter profondément la scolarité, les apprentissages et le comportement, avec le risque que les difficultés soient mal comprises par l’école.
Chez l’adulte comme chez l’enfant, des personnes présentant des séquelles neurologiques sévères peuvent également rencontrer des difficultés pour faire reconnaître pleinement leurs limitations ou leur handicap, accéder aux dispositifs administratifs adaptés et obtenir les aides ou compensations dont elles ont besoin.
Et que se passe-t-il après une attaque neurologique sévère ?
Perdre brutalement la vue, une partie de sa mobilité, de son autonomie ou de ses capacités ne peut pas être considéré uniquement comme une « séquelle neurologique ». Les conséquences humaines, psychologiques, familiales, scolaires, professionnelles et sociales doivent aussi être prises en compte.
🤝 Les besoins d’accompagnement psychologique et social de ces patients doivent être identifiés et évalués dès les premiers temps de la maladie, afin qu’un accompagnement adapté puisse faire pleinement partie de leur parcours de soins et de vie.
Pour ces patients, malheureusement, nous constatons que l’exclusion peut commencer au sein même de l’institution censée les soigner, les accompagner et les protéger.
Lorsque des limitations neurologiques sont minimisées, que des séquelles sont insuffisamment évaluées, que la parole du patient vulnérable n’est plus entendue ou que ses limitations ou son handicap deviennent un obstacle dans la relation de soins, l’institution peut elle-même contribuer à renforcer sa vulnérabilité.
C’est précisément là que notre vigilance doit être la plus forte.
⚠️ NMO France souhaite rappeler un principe qui ne devrait souffrir aucune exception : les limitations, la vulnérabilité ou le handicap d’un patient ne doivent jamais conduire à sa mise à l’écart ou à une dégradation de la relation de soins.
Une personne présentant des limitations ou en situation de handicap ne doit jamais être exclue, discriminée, dénigrée, humiliée ou subir des cris dans le cadre de sa prise en charge ou de ses relations avec des professionnels de santé.
Sur ce point, notre vigilance est entière.
L’accès aux soins ne signifie pas seulement pouvoir entrer dans un établissement de santé. Il signifie pouvoir être entendu, compris, correctement évalué, accompagné et respecté.
Parce qu’une personne confrontée à des limitations ou à une situation de handicap ne devrait jamais avoir à se battre davantage pour être soignée.
💛 Reconnaître les limitations ou le handicap, c’est aussi reconnaître la personne, sa parole, ses besoins et ses droits. C’est à cette condition que l’accès aux soins devient réellement un accès aux soins pour tous.
NMO France défendra tous les patients, sans exception, pour que leurs limitations, leur vulnérabilité ou leur situation de handicap ne soient jamais un motif d’exclusion, de discrimination ou de renoncement aux soins.