17/05/2026
Merci Fosse Commune !
DESCENTE EN FOSSE / THE CEMETARY GIRLZ, SOROR DOLOROSA ENSEMBLE AU PETIT BAIN POUR LE WORLD GOTH DAY AVEC DES SOUVENIRS DEDANS
Bon. On va ouvrir le vortex à nostalgie deathrock, cold wave et goth rock le 27 mai à Paris avec The Cemetary Girlz, Soror Dolorosa et Namid'A au Petit Bain.
Ce concert est organisé pour le World Goth Day avec notamment la joyeuse clique de Obsküre et TSC Records, Indézine qui se battent pour faire vivre la scène « dark » actuellement à Paris. Et je sais que c’est pas précisément une promenade de santé.
Le plus drôle c’est que j’ai connu The Cemetary Girlz et Soror Dolorosa il y a une quinzaine d’années quand je participais encore à des trucs organisés avec les tribus dysfonctionnelles de ALONE PROD, Nova Et Vetera, Jacquy Bitch et Manic Depression. À l’époque : on trimballait des amplis dans des escaliers impossibles, on nourrissait les groupes avec trois tickets boisson et un cake au jambon et tout le monde finissait à parler de Bauhaus jusqu’à 3h du matin devant le Klub, rue Saint-Denis. Bref. Une autre époque.
Et voir ces deux groupes encore là aujourd’hui. Ensemble. Franchement ça me touche. D’autant qu’ils ont fait du chemin.
The Cemetary Girlz a été fondé en 2006 à Paris et fête donc ses 20 ans (félicitations captain obvious). Leur premier album Smoke My Brain (2009) leur a donné une vraie visibilité dans la scène underground européenne. Depuis : Wave-Gotik-Treffen, Hellfest, tournées… Le groupe a gardé ce mélange très à lui de deathrock, de goth théâtral et de groove post-punk qui sent les films de vampires des années 80 et les nuits beaucoup trop longues.
Soror Dolorosa, né à Toulouse au début des années 2000, est devenu une référence du revival goth/coldwave européen. Severance puis surtout Blind Scenes ont laissé une vraie trace dans la scène des années 2010. Basse tendue, élégance mélancolique et romantisme noir porté par Andy Julia, qui est le romantisme noir incarné. D’après ce que j’ai vu ils reviennent à Paris après 10 ans de pause. C’est ouf.
Voilà pour le casting de mon cœur de vieille corneille nostalgique.
Et j’ajoute un truc important, pour les avoir booke les deux, ce sont aussi des gens bien. Vraiment. Et ça, dans ce milieu comme ailleurs, ça compte énormément. Même si de l’eau est passée sous les ponts depuis toutes ces années et que j’ai perdu le fil.
En ouverture : Namid’A. Jeune groupe parisien né dans cette nouvelle scène post-punk (tendance/shoegaze) qui pousse actuellement autour du Supersonic porté par une très jolie voix féminine.
Bref. Une soirée qui sent : la basse mélancolique, la fumée froide, les conversations interminables après les concerts pour raconter notre guerre et les Doc Martens qui ont survécu à trop de concerts bizarres.
Et honnêtement ? Ça me manque un peu.