17/10/2026
Maya, une femme trans péruvienne, travailleuse du sexe et vivant avec le VIH, a été condamnée le 9 octobre 2026 à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nanterre, après s’être, selon l’association ACCEPTESS-T, défendue contre les violences de son compagnon. Malgré un casier judiciaire vierge et les réquisitions du parquet, qui demandait une peine avec sursis, elle a été immédiatement incarcérée dans une prison pour hommes.
Dans un communiqué, l’association dénonce une procédure judiciaire qui n’aurait pas pris en compte les violences conjugales subies, ainsi que des humiliations et un harcèlement transphobes. Placée à l’isolement, Maya aurait également été privée de son traitement antirétroviral pendant plusieurs jours et n’aurait pas accès à son traitement hormonal.
Ses avocats ont fait appel de sa condamnation. ACCEPTESS-T réclame sa libération immédiate, la reconnaissance des violences dénoncées et la garantie de son accès aux soins.
Retrouvez la liste de tous les signataires sur le compte de Acceptess-T