31/08/2026
« Dans Paris, "des lieux comme le nôtre, il n’y en pas du tout", note la maman de Lucie. "Il n’y a pas de lieu de culture totalement inclusif. C’est l’aboutissement de cinq ans de travail", explique Cécile Arnoult qui a porté le projet. "Kiléma Le Lieu, c'est 18m de façade. C’est un lieu pour voir le monde extérieur. Les personnes en situation de handicap voient le monde extérieur et sont vues. Voir et être vu. Kiléma Le Lieu est une énorme vitrine où on mélange tout le monde."
Bientôt sa fille Lucie et ses camarades de classe viendront s'exercer à de nouveaux métiers, entre le café, la librairie et "l'espace d’échange, de travail et de formation dédié à l’inclusion, aux pratiques éducatives et à l’accompagnement des professionnels de l’éducation et du médico-social". "Ma fille a 20 ans, poursuit Cécile Arnoult. L’année prochaine est sa dernière année scolarisée. A partir de septembre prochain, je vais organiser avec son école un programme de professionnalisation. Dans ce cadre, on va accueillir ici des jeunes, des stagiaires à qui l'on va apprendre des métiers ou différentes tâches comme la réception du livre, spécifique à la librairie, ou l'accueil du public qui est transversal… »
Pour leur fille Lucie, atteinte de trisomie 21, Cécile Arnoult et Philippe Le Squéren ont rêvé d'un tiers-lieu où elle pourrait s'épanouir socialement, notamment sur le plan culturel avec des outils adaptés. Il est désormais ouvert et tous les parcours peuvent s'y croiser.