10/05/2026
Le Comité se souvient..... LE FESTIVAL INTERNATIONAL DES INNOVATIONS - Dernier Acte
Depuis sa création, notre fédération ne cesse d’innover. Elle ouvre des disciplines jusque-là interdites aux femmes comme le judo et la lutte en compétition, le saut à la perche, le lancer du marteau, et même les premières courses cyclistes. Aux premiers pas de la FSGT, on voit des femmes courir à pieds, jouer au basket, sauter en hauteur, jouer au rugby, faire du naturisme, souriantes, joyeuses et libres. C’est aussi la construction du sport de l'enfant. C’est l'invention de disciplines comme les Productions Gymniques et Artistiques. C’est le football auto-arbitré à 7. C’est l'invention de matériel avec les structures artificielles d'escalade pour amener la montagne en ville. C’est la transformation des règles en foot à 11 avec le remplacement tournant, le carton blanc, l'arbitrage à 2 et j’en passe. Nous sommes le lundi 6 juin 2016, les bénévoles sont revenu·es au quartier général avenue de Flandre. La fête est finie. Il y a un grand soleil. Il est midi. Les tables sont dehors, on mange du poulet grillé, des pâtes, de la salade verte et un gros gâteau au chocolat fait maison. C’est l'heure des souvenirs. Du camion de location, presque neuf, dont le toit fut cabossé à l’entrée du Parc de la Villette, pourtant je lui avais dit au conducteur, que ça passait pas, ben si qu’il m’a dit, ça nous a coûté un bras côté assurance, de la soirée antillaise imprévue et arrosée au rhum, du super ring mis à disposition par la Ville de Paris et non homologué pour la compétition prévue, car il a trois cordes au lieu de quatre, du ring de rechange qu'il a fallu récupérer en urgence quelque part en banlieue, du démontage, du remontage, du tatami qui n'était pas de la bonne couleur et qu'il a fallu changer, du barnum qui n'avait pas les bonnes toiles alors qu'il pleuvait à torrent, des 30 tables et des 150 chaises qui manquaient. Bref, tout ce qui est invisible au yeux des participant·es. Après le délicieux repas du midi, c’est le moment du grand rangement. Du tri, des camions à vider, des allers-retours pour ramener du matériel. Et si nous parlions chiffres. Le FIS c’est 120 litres de bière, 1674 petite bouteilles d'eau et 200 grandes, 400 canettes, 120 bouteilles de crémant, 50 litres de vin rouge et autant de blanc, 1000 casse-croûtes, plus les buffets traiteurs des deux soirées avec 150 et 600 personnes et aussi et surtout 300 bénévoles et près de 4000 participant·es. Il est 19h, tout est rangé, on sert l’apéro aux plus courageux qui sont encore présents, heureux, bienheureux mais épuisés... Le mot de la fin : On a été trop super bons et maintenant on a tout le temps de réfléchir aux 90 ans !
À bon entendeur salut.