28/07/2025
Il y a des silences que seule la douleur peut remplir. Il y a des jours où le souffle manque, non pas à cause de la fatigue, mais parce que l’âme vacille. Ces derniers mois, j’ai traversé l’un de ces moments que personne ne devrait jamais avoir à vivre : la perte d’un enfant. Une blessure invisible, irréparable. Un vide que rien ne comble, pas même le temps.
Dans cette obscurité, vos gestes, vos mots, vos silences pleins de présence ont été des bougies allumées au bord du précipice. À toutes celles et ceux qui m'ont tendu la main, parfois sans un mot, mais toujours avec le cœur, je veux vous dire merci. Merci pour chaque pensée, chaque message, chaque regard, chaque étreinte, chaque prière. Votre humanité m’a porté quand mes jambes tremblaient.
Je veux aussi rendre un hommage particulier à ma dernière fille. Elle a su, du haut de son cœur d’enfant, percevoir la tristesse de son père. Par ses mots simples, par ses gestes tendres, elle m’a tenu en vie. Elle a été ma lumière. Mon courage. Mon point d’ancrage.
Dans cette tempête, j’ai trouvé refuge dans l’écriture. J’ai beaucoup écrit. J’ai écrit pour ne pas hurler. J’ai écrit pour ne pas sombrer. J’ai écrit parce que c’était le seul moyen pour moi de continuer à respirer. De ces pages est né un livre. Un cri d’amour, un chemin de résilience, un témoignage de survie. Ce livre, je l’ai dédié à ma fille. À celle qui m’a aidé à tenir debout alors que tout s’effondrait.
Je n’oublie pas non plus ceux qui, dans cette période de fragilité extrême, ont choisi de me blesser davantage. Ceux qui ont attendu ma faiblesse pour régler leurs comptes, dire leurs méchancetés, piétiner un cœur déjà brisé. À eux aussi, je dis merci. Car, sans le savoir, ils m’ont donné une autre raison d’écrire. Ils ont nourri ma détermination à transformer ma douleur en parole, en message, en livre.
Aujourd’hui, je vous présente ce livre. Il est le fruit de mes larmes, de mes nuits blanches, de mes silences, de mes souvenirs. Mais surtout, il est le fruit de l’amour. L’amour d’un père pour ses enfants. L’amour d’un homme pour la vie, même brisée.
Merci de m’avoir soutenu. Merci d’avoir été là.
Modeste Zoubabela