Pollinis

Pollinis POLLINIS se bat pour la protection des abeilles domestiques et sauvages, et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs.

POLLINIS est une ONG indépendante qui se bat pour la protection des abeilles, des pollinisateurs sauvages, et de la biodiversité dans son ensemble, ainsi que pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs. Partout dans le monde, les scientifiques alertent : les insectes sont en train de disparaître à un rythme effarant. Au cœur de cette hécatombe, les pollinisateurs, indispensables aux

écosystèmes, à notre agriculture et sécurité alimentaire. Pour enrayer cette extinction, POLLINIS se bat en France et au niveau européen pour faire interdire tous les pesticides « tueurs d'abeilles » et accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. L'association travaille aussi à restaurer un environnement riche et sain pour les pollinisateurs sauvages, et agit pour sauver les abeilles à miel locales au sein des milieux naturels dans lesquelles elles ont évolués depuis des millénaires.

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Your donations help us support European sustainable farming and educate its agricultural community to respect and protect the environment and pollinators by promoting alternative agricultral methods and avoiding pesticide use. POLLINIS is an independent non-profit organization that campaigns for alternative methods to intensive agriculture and massive use of pesticides in Europe. Thanks to your donations, our citizen movement accelerates the transition towards a sustainable farming that can meet the needs of food security and ensure profit for farmers while protecting food quality, people's health and the environment. Our legitimacy comes from the citizens who support us, concerned consumers and taxpayers indirectly financing the massive farming subsidies. On your behalf, we’re engaged in lobbying politicians and institutions to protect pollinators, reduce the use of pesticides and promote alternative farming methods. We also finance independent studies and support innovative and realistic projects in agriculture and apiculture. The symbol of our fight is a dark bee, a complex and mysterious pollinator that is both a victim of our intensive system and the cornerstone of food production.

🌡️ Casser le thermomètre ne fait pas baisser la fièvre.En 2024, dernière année pour laquelle des données sont disponible...
04/09/2026

🌡️ Casser le thermomètre ne fait pas baisser la fièvre.

En 2024, dernière année pour laquelle des données sont disponibles, les cinq principaux acheteurs de pesticides de l'Union européenne — l’Espagne, la France, l’Italie, l’Allemagne et la Pologne — ont augmenté leurs achats de près de 10 % par rapport à 2023 (Pesticide Action Network (PAN) Europe, « Pesticide sales rise in the EU despite Commission claims of decline in use »).

Pourtant, la Commission européenne affirme que l'utilisation de pesticides aurait diminué de 61 %.

⚠️ Mais ce chiffre est fondé sur un indicateur mensonger : l’indicateur de risque harmonisé (HRI-1).

En 2024, sous la pression de la FNSEA, le gouvernement français a renoncé au NoDU (Nombre de doses unités), l’indicateur de référence mis en place en 2008 dans le cadre du plan Ecophyto pour mesurer l’usage des pesticides. Il l’a remplacé par l’indicateur HRI-1, pourtant vivement critiqué par la communauté scientifique et par la Cour des comptes européenne, qui lui reprochent de produire des résultats trompeurs.

L'indicateur HRI-1 entraîne une réduction artificielle de l'utilisation des pesticides. Par exemple, lorsqu'un pesticide n’est plus autorisé, l'indicateur y applique un ajustement qui donne l'impression que son utilisation a chuté de manière spectaculaire, alors qu'il a simplement été remplacé par une autre substance - et même si celle-ci est tout aussi toxique.

Autre problème : le HRI-1 confond quantité et toxicité. Imaginons que les autorités utilisent un indicateur similaire au HRI-1 pour réduire la consommation d’antalgiques. Si les généralistes remplaçaient le paracétamol (4 000 mg/j) par de la morphine (30 mg/j), la quantité d’antalgiques vendue diminuerait de 92 %, sans que l’indicateur ne tienne compte de leur puissance respective. Les autorités pourraient alors croire, à tort, que la consommation d’antalgiques a baissé.

Le HRI-1 ne mesure pas vraiment l’usage des ni les risques qu’ils représentent.

Un indicateur qui peut donc masquer la consommation réelle, voire son augmentation ?

💶 En choisissant le HRI-1, le gouvernement répond aux demandes de ceux qui défendent une agriculture productiviste.

02/09/2026

Au Medef, le président de la FNSEA repart en croisade contre le principe de précaution. Et le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, applaudit. 🤑

Devant le Medef, le 26 août, lors d’une table ronde consacrée au consensus et au courage, Arnaud Rousseau a de nouveau appelé à « réinterroger » le principe de précaution. L’idée : remplacer le principe de précaution par le principe d’innovation.

Le principe d’innovation a été inventé par l’European Risk Forum, un think tank financé par les industriels du tabac, de la chimie, des pesticides, ainsi que des pétroliers...

Le principe d’innovation repose sur une logique opposée à celle du principe de précaution. Ce dernier, inscrit dans la Constitution française et dans le Traité européen de Maastricht, « vise à permettre aux décideurs de prendre des mesures de protection lorsque les preuves scientifiques relatives à un danger pour l’environnement ou la santé humaine sont incertaines et que les enjeux sont importants ».

Le principe d’innovation, récemment mis en avant par la Commission européenne, défend au contraire l’idée que les réglementations ne doivent pas entraver le développement de nouvelles technologies...
..quitte à reléguer au second plan la prévention des risques.

Arnaud Rousseau a également salué les parlementaires qui ont eu « le courage », dans la loi d’urgence agricole, de chercher « des solutions » pour permettre de faire évoluer le cadre. 🤢

Considérant le « faible risque » pour le consommateur, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) propose, dans...
31/08/2026

Considérant le « faible risque » pour le consommateur, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) propose, dans un avis publié le 25 août, d’augmenter la limite maximale de résidus (LMR) de flupyradifurone et de son métabolite, l’acide difluoroacétique (DFA) pour plusieurs produits.

🤔 À l’origine de cette demande d’augmentation ? Bayer.

Selon l’avis de l’EFSA, « le demandeur, Bayer AG, a présenté à l’autorité nationale compétente en Grèce une demande visant à modifier les limites maximales de résidus (LMR) existantes. [...] Sur la base des résultats de l’évaluation des risques, l’EFSA a conclu que l’ingestion à court et à long terme de résidus de flupyradifurone et de DFA résultant de l’utilisation du flupyradifurone conformé-ment aux pratiques agricoles déclarées est peu susceptible de présenter un risque pour la santé des consommateurs. »

⚡ Sont notamment concernées les amandes, noix et noisettes (une augmentation de 0,02 à 0,15 mg/kg), les pistaches (de 0,02 à 0,2 mg/kg) et les fraises (de 0,4 à 0,6 mg/kg). Il en est de même pour le DFA, dont les LMR sont augmentées pour les amandes, noix et noisettes (de 0,04 à 0,15 mg/kg) et les pistaches (de 0,04 à 0,1 mg/kg).

Dans un autre avis, également daté du 25 août et émis en réponse à une demande des agro-industriels DE SANGOSSE S.A.S et Tilco-Alginure, les tolérances concernant les phosphonates de potassium (des substances fongicides) dans plusieurs cultures sont aussi considérablement élargies. Celles-ci passent ainsi de 1,5 à 30 mg/kg pour les bananes ; de 20 à 60 mg/kg pour les ananas et de 40 à 90 mg/kg pour les radis. Elle est aussi fixée à 90 mg/kg pour les haricots et les pois, et à 60 mg/kg pour les racines de betteraves sucrières.

Face à l’omnibus pesticides, le débat européen ne peut pas se faire sous l’influence de l’agro-industrie. 🚨 Alors que l’...
27/08/2026

Face à l’omnibus pesticides, le débat européen ne peut pas se faire sous l’influence de l’agro-industrie. 🚨

Alors que l’avenir de la réglementation sur les pesticides est en jeu, l’expertise scientifique indépendante doit être au cœur des décisions.

Les commissions environnement et agriculture du Parlement européen organisent une audition le 2 septembre consacrée à l’omnibus « sécurité alimentaire » ou Omnibus X. Et devinez quoi ?

💲 Le panel d’experts est constitué principalement de représentants de l’agro-industrie.

❌ Et aucun expert en toxicologie humaine, en santé environnementale ou en évaluation des risques liés aux pesticides.

« Inviter des intervenants présentant des conflits d’intérêts aussi flagrants est préoccupant, car l’objectif premier de la législation européenne sur les pesticides est d’assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement », dénonce l’ONG PAN Europe (Pesticide Action Network) dans une lettre ouverte publiée par le média Contexte.

Il est indispensable que les députés européens aient accès à des expertises scientifiques indépendantes. Le Parlement pourra ainsi examiner les propositions de la Commission en s’appuyant sur les meilleures données scientifiques et prendre des décisions éclairées.

Pour rappel, l’omnibus pesticides accorderait des autorisations européennes illimitées pour la quasi-totalité des substances actives pesticides. Ces mesures reflètent étroitement les demandes récemment formulées par l’industrie des pesticides : maintenir le plus longtemps possible les pesticides sur le marché, en dépit de ce que la science nous dit de leur impact sur la santé humaine et environnementale.

🗣️ Nous demandons à ce que l’expertise des ONG comme POLLINIS soit pleinement reconnue. En tant que défenseurs de la biodiversité et porte-voix de centaines de milliers de citoyens ayant déjà exprimé leur rejet de ce texte, nous estimons qu’il est légitime que nous puissions également être auditionnés. ✊

NON à l'omnibus pesticides : signez la pétition ! https://mobilisation.pollinis.org/non-autorisations-illimitees

Pesticide : une réglementation adaptée aux industriels.Le règlement européen exige de prendre en compte toutes les conna...
26/08/2026

Pesticide : une réglementation adaptée aux industriels.

Le règlement européen exige de prendre en compte toutes les connaissances scientifiques pour évaluer la toxicité d’une substance. Pourtant, la recherche publique reste organisée selon une approche réglementaire principalement adaptée aux industriels.

« De nombreuses connaissances scientifiques ne sont pas prises en compte dans les évaluations. Les agences sanitaires ne les ignorent pas mais elles les excluent », dit David Demortain, directeur de recherche à l’Inrae. Autrement dit, il y a bien une r***e de la littérature scientifique mais les études de la recherche publique sont ensuite ignorées dans les décisions des agences.

La réautorisation du glyphosate par l’Efsa (L’Autorité européenne de sécurité des aliments) a braqué les projecteurs sur le travail des agences. En 2021, l’association Générations futures s’est plongée dans le rapport d’évaluation de l’agence européenne. Leur constat est sans appel : 92 % des études de la recherche publique sont jugées non fiables par l’Efsa, et sur les 30 études sélectionnées, aucune n’a pesé dans la révision des critères de toxicité.

Sauf qu’à y regarder de plus près, l’exclusion des études n’a rien
à voir avec leur pertinence scientifique. Les standards réglementaires réclament une substance très pure, difficile à obtenir puisque les entreprises de la chimie gardent leurs formulations secrètes, protection industrielle oblige, et ne mettent pas volontiers à disposition leurs substances.

Plus généralement, les études scientifiques cochent mal les critères les plus valorisés par les agences, qui sont cadrés par les standards internationaux de l’OCDE dits de « bonnes pratiques de laboratoires ». Les bonnes pratiques en question sont établies avec les industriels, qui les utilisent ensuite pour évaluer la toxicité de leurs produits.

« La réglementation s’est construite historiquement sur l’obligation des industriels de faire la preuve de l’innocuité de leurs produits. La construction progressive de normes internationales s’est faite avec eux. Aujourd’hui, ils dominent la production des connaissances scientifiques réglementaires », commente David Demortain.

Si les agences ont l’obligation d’élargir leur perspective depuis le règlement des pesticides de 2009, elles gardent comme étalon les standards internationaux taillés pour les industriels. « Si les études ne sont pas standardisées, les prendre en compte fragilise les décisions, car les industriels les attaquent devant la Cour de justice de l’Union européenne », raconte Cécile Michel-Caillet, ancienne salariée à l’Anses.

Nous devons nous donner les moyens de garantir une science réglementaire indépendante des industriels. Cela devient indispensable dans un contexte de réduction des financements de la recherche publique.

📰 Découvrez l’article intégral : https://reporterre.net/Dangerosite-des-pesticides-la-science-snobee-au-profit-des-industriels

Comment les reines bourdons font‑elles pour survivre plusieurs jours sous l’eau ? 💧🐝Les colonies de bourdons dépendent e...
24/08/2026

Comment les reines bourdons font‑elles pour survivre plusieurs jours sous l’eau ? 💧🐝

Les colonies de bourdons dépendent entièrement de la survie des reines pendant l’hiver.

Une découverte surprenante lors d'une expérience menée à l’Université d’Ottawa (Canada) en avril 2026 montre qu’elles peuvent respirer sous l’eau et survivre à une immersion prolongée.

Chez la plupart des espèces de bourdons, les reines passent l’hiver enfouies sous terre. Pendant six à neuf mois, elles attendent le retour du printemps dans un état proche du sommeil profond appelé diapause.

Le changement climatique provoque des pluies plus intenses dans de nombreuses régions et les reines qui hivernent sous terre sont de plus en plus exposées aux risques d’inondation. Leur capacité à survivre plusieurs jours sous l’eau sans se noyer est alors d’autant plus remarquable.

Tout a commencé par un accident de laboratoire ! 🧪🔬

Lors d’une expérience menée à l’Université de Guelph, certains des tubes dans lesquels les reines passaient l’hiver dans un réfrigérateur de laboratoire se sont accidentellement remplis d’eau. Au départ, les chercheurs croyaient que les reines étaient mortes. Mais une fois l’eau vidée des tubes, les reines ont commencé à bouger et se sont rapidement rétablies.

Les scientifiques ont alors cherché à reproduire le phénomène afin de comprendre ensuite comment cette survie était possible. Ils ont conçu une expérience de suivi impliquant 143 reines du Bourdon fébrile (Bombus impatiens). Leurs résultats ont confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un simple hasard : les reines ont bel et bien résisté à une immersion complète pendant près d’une semaine.

Les chercheurs ont ensuite étudié la respiration et le métabolisme des reines lors d'une expérience subséquente menée à l’Université d’Ottawa. Pendant la diapause, les reines sont déjà dans un mode d’économie d’énergie extrême. L’énergie nécessaire à leur survie — leur taux métabolique — chute de plus de 99 %. Lorsqu’elles sont immergées, leurs besoins énergétiques diminuent encore davantage. Avec des besoins en oxygène aussi faibles, respirer sous l’eau devient possible.

Une fine couche d’air qui permet la survie...

De nombreux insectes aquatiques utilisent une astuce simple pour respirer sous l’eau. Une fine couche d’air adhère à leur corps, ce qui leur permet d’utiliser leur système respiratoire habituel — le système trachéen. L’oxygène présent dans l’eau environnante se diffuse progressivement dans cette couche d’air. Les reines bourdons s'appuient en toute probabilité sur ce mécanisme.
..et un métabolisme particulier

Mais la respiration sous l’eau ne suffit pas à couvrir la totalité des besoins énergétiques des reines. Pour combler ce manque, elles produisent aussi une partie de leur énergie grâce au métabolisme anaérobie — un processus qui ne nécessite pas d’oxygène. Cette voie produit de l’acide lactique, que les chercheurs ont détecté chez les reines pendant l’immersion.

Ces adaptations physiologiques leur permettent de survivre sous l’eau, mais elles ont un coût. Après être remontées à la surface, les reines doivent passer plusieurs jours à récupérer, en dépensant bien plus d’énergie que si elles n’avaient jamais été immergées.

La capacité à survivre à une immersion pourrait jouer un rôle important — et jusqu’ici largement sous-estimé — dans la résilience des populations de bourdons menacées.

Étude ➡️ https://royalsocietypublishing.org/rsbl/article/20/4/20230609/63584/Unveiling-the-submerged-secrets-bumblebee-queens

Ça ne vous aura pas échappé : nous traversons une période de canicule et de sécheresse exceptionnelle. Plus de 91 500 he...
21/08/2026

Ça ne vous aura pas échappé : nous traversons une période de canicule et de sécheresse exceptionnelle. Plus de 91 500 hectares de forêts ont brûlé en France, près de 200 000 personnes ont été évacuées et les rendements agricoles sont fortement en baisse. 🥵

Mais qu'en est-il de la biodiversité ? 🌿
Et notamment de ceux que l’on ne voit pas toujours, qui restent discrets, mais dont nous dépendons pourtant : les pollinisateurs.

Si les pesticides sont la principale cause du déclin des pollinisateurs, le changement climatique joue également un rôle. Les vagues de chaleur perturbent la capacité des bourdons à détecter les odeurs florales et donc à trouver du nectar. La canicule affecte également la reproduction des abeilles solitaires. Les fortes températures réduisent aussi la taille des fleurs ainsi que leur production de nectar et de pollen.

Comment peut-on aider ?

Il est essentiel de créer des zones ombragées dans les jardins, les parcs et les espaces agricoles. Planter des haies champêtres ou laisser pousser les herbes hautes permet de créer des microclimats plus frais où les abeilles peuvent trouver refuge. 🌳☀️

En période de sécheresse, les pollinisateurs manquent d’eau. Installez une coupelle peu profonde avec de l’eau et quelques cailloux pour leur permettre de réguler leur température et de s’abreuver sans risque de noyade. 💧

🔴 Le Conseil constitutionnel valide le retour des pesticides tueurs d’abeilles. 🔴Dérogations pour l’usage de deux insect...
14/08/2026

🔴 Le Conseil constitutionnel valide le retour des pesticides tueurs d’abeilles. 🔴

Dérogations pour l’usage de deux insecticides interdits en France, modifications dans le processus d’évaluation des pesticides… La loi d’urgence agricole vise à faciliter l’autorisation et le maintien de pesticides sur le marché en France.

Et pourtant, les risques sont connus. Le Conseil constitutionnel reconnaît lui-même les risques de ces dérogations pour la biodiversité, l’eau, les sols et la santé humaine.

Quand il n’y aura plus de pollinisateurs, plus de nourriture, plus de paysans, on repensera à ce moment.

Ce moment où le profit a de nouveau pris
le dessus sur la vie.

Notre vie.

✨ Et si on regardait les ailes des papillons de jour et de nuit d'un peu plus près ? 🦋À l'œil nu, elles sont déjà magnif...
13/08/2026

✨ Et si on regardait les ailes des papillons de jour et de nuit d'un peu plus près ? 🦋

À l'œil nu, elles sont déjà magnifiques. En macrophotographie, elles révèlent un monde fascinant : des textures, des couleurs et des détails qui ressemblent à de véritables œuvres d'art.

À travers l'objectif du photographe allemand Thorben Danke, il nous rappelle qu'il suffit parfois de ralentir et d'observer pour s'émerveiller.

Mieux les connaître, c’est mieux les protéger !

Crédit photos 📷 SagaOptics Makrofotografie

Photos 1 : Daphnis nerii
Photos 2 : Gonepteryx rhamni
Photos 3 : Adscita statices
Photos 4 : Zeuzera pyrina

Depuis près de 40 millions d'années, le figuier européen (Ficus carica) et une minuscule guêpe de seulement 2 millimètre...
10/08/2026

Depuis près de 40 millions d'années, le figuier européen (Ficus carica) et une minuscule guêpe de seulement 2 millimètres, appelée blastophage, entretiennent une relation extraordinaire. Leur destin est intimement lié : chacun dépend de l'autre pour assurer sa reproduction. 🤝

Contrairement à ce que l'on pense, la figue n'est pas un véritable fruit. C'est une enveloppe qui renferme des centaines de minuscules fleurs cachées à l'intérieur. Pour être fécondées, les fleurs des figuiers femelles doivent recevoir le pollen provenant d'un figuier mâle.

Mais comment les polliniser lorsqu'elles sont enfermées ?
Une seule espèce en est capable 👉le blastophage.

La femelle blastophage naît dans une figue mâle et en ressort couverte de pollen. Attirée par les phéromones émises par le figuier, elle y pénètre par une minuscule ouverture, l'ostiole, pour y pondre ses œufs.

En se faufilant dans ce passage très étroit, elle perd souvent ses ailes et ses antennes, restant définitivement prisonnière de la figue.

Deux destins possible :

➡️Si une guêpe femelle entre dans une figue mâle, elle pond ses œufs. Les mâles, sans ailes, naissent d'abord, fécondent les femelles, puis meurent dans la figue. Les femelles fécondées se couvrent de pollen et partent vers un autre figuier.

➡️Si la guêpe femelle entre dans une figue femelle, elle ne peut pas pondre car les fleurs sont trop longues. En revanche, le pollen qu'elle transporte féconde les fleurs de la figue. Son sacrifice permettra à celle-ci de produire des graines viables.

Et donc, quand on croque dans une figue, est-ce qu’on mange des guêpes ? 🍽️

Chez les figuiers sauvages, la micro-guêpe morte est décomposée par les enzymes de la figue. À maturité, il n'en reste presque plus de trace.

La plupart des figues cultivées en France proviennent de variétés parthénocarpiques. Elles produisent leurs fruits sans fécondation et n'ont donc pas besoin du blastophage. Cependant, sur le long terme l'absence de guêpe les mène inévitablement vers l'extinction (pas d'adapation possible, accumulation des mutations aléatoires du génome).

Mieux les connaître, c'est mieux les protéger. 💚

Adresse

10 Rue Saint Marc
Paris
75002

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Mardi 09:00 - 18:00
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