CRLDH Tunisie

CRLDH Tunisie Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme a été fondé à Paris en 1996.

LA LETTRE DU COMITE – JUILLET 2026Ce numéro est consacré à la situation de la Tunisie durant le mois de juillet 2026. À ...
01/08/2026

LA LETTRE DU COMITE – JUILLET 2026
Ce numéro est consacré à la situation de la Tunisie durant le mois de juillet 2026. À travers des analyses, des enquêtes et des chroniques, il revient sur les principaux événements du mois : l'aggravation de la crise politique, économique et sociale, le recul des droits et des libertés, les tensions sociales et leurs conséquences sur la vie quotidienne des Tunisiennes et des Tunisiens.

Des prisons aux pénuries, des procès politiques aux atteintes contre les médias et la société civile, en passant par les politiques migratoires et les mobilisations citoyennes, ces articles offrent un éclairage sur les défis auxquels le pays est confronté. Ils témoignent également de l'engagement du CRLDHT et de nombreux acteurs de la société civile pour la défense des droits humains, des libertés et de l'État de droit.

Le lien de la Lettre du Comité : https://drive.proton.me/urls/TVMY6KC668

SOMMAIRE

Éditorial – Les larmes de Haïfa Chebbi : quand la souffrance des prisons devient le miroir de la souffrance de toute une nation
À travers le témoignage bouleversant de Haïfa Chebbi à l'issue de sa visite à son père Ahmed Néjib Chebbi et aux autres prisonniers politiques, cet éditorial met en parallèle la souffrance des détenus et celle d'un pays confronté aux pénuries d'eau, aux coupures d'électricité, aux incendies et à l'aggravation de la crise sociale. Il montre comment la souffrance carcérale est devenue le reflet de la souffrance de toute la société tunisienne.

Protestations de la soif en Tunisie : une crise structurelle que le pouvoir politique range dans le camp des comploteurs
L'article analyse les pénuries d'eau, d'électricité, de médicaments et de produits essentiels comme étant les manifestations d'une crise structurelle de la gouvernance. Il montre que l'absence de planification, les retards d'investissement et la personnalisation du pouvoir transforment des difficultés techniques en une crise durable qui affecte les droits fondamentaux de la population.

Tunisie : en juillet, la colère sociale gagne la rue
S'appuyant notamment sur les données du FTDES, l’article montre une forte progression des mouvements sociaux liés à l'emploi, au pouvoir d'achat, aux pénuries d'eau et aux coupures d'électricité. Il met en évidence l'installation d'un climat de contestation sociale généralisée dans lequel les difficultés quotidiennes deviennent le principal moteur des mobilisations populaires.

Tunisie : de la pénurie conjoncturelle à la crise systémique
Les pénuries d'eau, d'électricité, de médicaments et de produits essentiels ne relèvent plus de difficultés ponctuelles mais révèlent une crise profonde de l'action publique. Elles mettent en lumière les défaillances de l'État en matière d'anticipation, de planification et de gestion des services essentiels. L'été 2026 apparaît ainsi comme le révélateur d'une crise de gouvernance où la concentration des pouvoirs contraste avec l'incapacité à répondre aux besoins fondamentaux de la population.

Juillet 2026 : un mois de condamnations, de procès politiques et de poursuites contre les voix critiques
Cette chronique retrace les principales condamnations prononcées durant le mois de juillet contre magistrats, avocats, responsables politiques, journalistes et militants. Elle met en lumière la multiplication des procédures judiciaires utilisées comme instrument de répression politique et l'affaiblissement continu des garanties d’un procès équitable.

La dictature ne change pas d'outils, elle élargit son arsenal contre les médias
Cet article montre comment le pouvoir combine désormais l'utilisation du décret-loi 54 avec la réactivation d'anciennes procédures judiciaires afin d'intensifier la répression contre les journalistes. Il analyse l'élargissement progressif de l'arsenal répressif destiné à contrôler l'information et à réduire au silence les voix indépendantes.

Trois ans après le mémorandum Tunisie–Union européenne : la criminalisation de la solidarité
Trois ans après la signature du mémorandum migratoire entre Tunis et Bruxelles, ce texte dresse un bilan sévère de la politique d'externalisation des frontières européennes. Il montre comment la coopération migratoire s'est accompagnée d'une criminalisation des défenseurs des migrants, d'un durcissement de la répression et d'une dégradation des droits des personnes migrantes en Tunisie.

Une étude d'Intersection documente la mise sous pression systématique de la société civile
À partir du rapport publié par l'association Intersection, l'article montre que les attaques contre les associations ne relèvent plus d'incidents isolés mais d'une politique structurée visant à affaiblir la société civile. Il présente les principaux constats de cette enquête, qui documente deux années de répression systématique contre les organisations indépendantes.

Les menaces contre Hamma Hammami : symptôme d'un climat de haine entretenu contre les opposants
À partir des menaces de mort publiquement proférées contre Hamma Hammami, cet article analyse la banalisation des discours de haine et des appels à la violence contre les opposants politiques. Il montre comment l'impunité de ces discours participe à l'installation d'un climat de violence politique particulièrement alarmant.

Les barreaux français ne sont plus accessibles à la plupart des ressortissants non européens
Cette analyse juridique explique les conséquences de la nouvelle interprétation adoptée par le Conseil national des barreaux français concernant la condition de réciprocité. Elle montre que cette évolution ferme désormais l'accès des barreaux français à la majorité des avocats issus des pays non européens, notamment tunisiens.

Les activités du CRLDHT en juillet 2026
Cette chronique retrace les principales initiatives du Comité durant le mois de juillet : campagnes de solidarité en faveur des journalistes emprisonnés, actions de plaidoyer, alertes sur la situation des droits humains, communiqués concernant les procès politiques, rassemblements à l'occasion de la Fête de la République et hommages rendus à plusieurs grandes figures de la solidarité internationale.

25/07/2026
24/07/2026
APPEL URGENT Tunisie : la canicule transforme les prisons en un danger imminent pour la vie des prisonniers. Il faut pro...
24/07/2026

APPEL URGENT
Tunisie : la canicule transforme les prisons en un danger imminent pour la vie des prisonniers. Il faut protéger immédiatement la vie et la santé des personnes détenues en Tunisie

Tunisie : la canicule transforme les prisons en un danger imminent pour la vie des prisonniers. Il faut protéger immédiatement la […]

23/07/2026

استمعوا إلى هذه الشهادة حتى النهاية. Écoutons ce témoignage jusqu'au bout
إنها تعكس بصدق غضب التونسيين، ومخاوفهم، وتطلعاتهم إلى الحرية والكرامة واستعادة وطنهم.
يوم 25 جويلية 2026، لا نبقَ متفرجين.
موعدنا على الساعة السادسة والنصف مساءً بساحة الجمهورية (الباساج) بتونس، لنُسمِع صوتًا مواطنيًا، سلميًا، وحازمًا.
أمام القمع، وتراجع الحريات، وتدهور الأوضاع المعيشية، يبقى التحرك السلمي حقًا وواجبًا.
لنكن جميعًا في الموعد. تونس تحتاج إلى أصوات أبنائها وبناتها. 🇹🇳
#تونس #الحرية #الكرامة #تعبئة
Écoutons ce témoignage jusqu'au bout. Il exprime avec sincérité la colère, les inquiétudes et les aspirations de nombreux Tunisiens qui refusent de voir leur pays s'enfoncer davantage.
Le 25 juillet 2026, ne restons pas spectateurs. Retrouvons-nous à 18h30 à la Place de la République (Le Passage), à Tunis, pour faire entendre une voix citoyenne, pacifique et déterminée.
Face à la répression, aux atteintes aux libertés et à la dégradation des conditions de vie, la mobilisation est un droit et une responsabilité. Soyons nombreux. La Tunisie a besoin de ses citoyens. 🇹🇳

TUNISIE : LA CONDAMNATION DU JUGE BECHIR AKREMI A VINGT-NEUF ANS DE PRISON, UN NOUVEAU CLOU DANS LE CERCUEIL DE LA JUSTI...
20/07/2026

TUNISIE : LA CONDAMNATION DU JUGE BECHIR AKREMI A VINGT-NEUF ANS DE PRISON, UN NOUVEAU CLOU DANS LE CERCUEIL DE LA JUSTICE

En portant à vingt-neuf ans de prison la condamnation du juge Béchir Akremi, le pouvoir tunisien franchit un nouveau seuil dans la mise au pas de la magistrature.

Après la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature, la révocation de cinquante-sept magistrats, les poursuites contre des juges, des avocats, des journalistes et des opposants politiques, cette décision illustre une justice de plus en plus utilisée comme un instrument de répression.

Pourtant, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a déjà qualifié la détention de Béchir Akremi d'arbitraire et demandé sa libération immédiate.

Une justice qui condamne les magistrats dans un contexte où son indépendance est gravement compromise ne protège plus les citoyens : elle protège le pouvoir.

Le CRLDHT appelle les autorités tunisiennes à respecter leurs engagements internationaux, exige la libération immédiate de Béchir Akremi et invite les Nations unies, l'Union européenne, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples ainsi que les organisations internationales de magistrats à agir avant que l'effondrement de l'indépendance de la justice ne devienne irréversible.

lien du communiqué en arabe :
https://crldht.com/ar/tunisie-la-condamnation-du-juge-bechir-akremi-a-vingt-neuf-ans-de-prison-un-nouveau-clou-dans-le-cercueil-de-la-justice/

Lien du communiqué en français :
https://crldht.com/tunisie-la-condamnation-du-juge-bechir-akremi-a-vingt-neuf-ans-de-prison-un-nouveau-clou-dans-le-cercueil-de-la-justice/

Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) exprime sa profonde préoccupation à […]

Le CRLDHT condamne la condamnation à trois ans de prison d'Ajmi Lourimi, secrétaire général du mouvement Ennahdha, et de...
05/07/2026

Le CRLDHT condamne la condamnation à trois ans de prison d'Ajmi Lourimi, secrétaire général du mouvement Ennahdha, et de Moussab Gharbi, prononcée le 3 juillet 2026 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme.

Figure reconnue pour sa modération, son engagement en faveur du dialogue et du pluralisme, Ajmi Lourimi est détenu depuis juillet 2024 sur la base d'une accusation particulièrement contestée : ne pas avoir dénoncé une personne qui aurait été recherchée dans une enquête antiterroriste, alors qu'aucun élément ne démontre qu'il en avait connaissance.

Pour le CRLDHT, cette affaire s'inscrit dans une dérive plus large marquée par l'utilisation de la justice et de la législation antiterroriste pour réduire au silence les opposants, les journalistes, les avocats, les magistrats et les défenseurs des droits humains.

Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) condamne avec la plus grande […]

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21 Ter, Rue Voltaire
Paris
75011

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