FENVAC - Fédération Nationale des Victimes de Drames Collectifs

FENVAC - Fédération Nationale des Victimes de Drames Collectifs Depuis 1994, la FENVAC accompagne les victimes d’attentats et d’accidents collectifs. Il est aujourd’hui le président d’honneur de la Fédération.

Soutien juridique, psychologique et administratif
Défense des droits des victimes
Prévention, mémoire et résilience
Contactez-nous pour en savoir plus. Leurs objectifs étaient simples : l’entraide ─ apporter l’expérience des associations de victimes d’accidents collectifs plus anciens aux victimes d’accidents récents et à leurs associations ─ ; la solidarité ─ faire évoluer la prise en charge des

victimes par les pouvoirs publics, et l’image et la place des victimes dans la société ─ ; la vérité sur les causes des accidents ; la justice pour les victimes ─ réparation intégrale de leurs préjudices et sanction des responsables ─ ; et la sécurité pour tous ─ entreprendre toutes actions de prévention auprès des décideurs publics et privés pour que de tels drames ne se reproduisent pas. Initiateur du projet, Jacques Bresson, qui avait perdu son fils aîné dans l’accident de la gare de Lyon, fut élu président de cette fédération et la dirigea pendant plus de 10 ans. Dès 1995, la FENVAC obtient que soit adopté par le Parlement l’article 2-15 du Code de procédure pénale qui autorise les associations de victimes d’accidents collectifs survenus dans les transports collectifs ou dans un lieu ou local ouvert au public à se constituer partie civile. L’extension du champ d’application de l’article aux lieux privés à usage d’habitation ou professionnel sera obtenue par la FENVAC en 2002 afin de permettre l’agrément notamment des associations nées de l’explosion au gaz à Dijon et de l’explosion de l’usine AZF. La possibilité pour la FENVAC de se constituer elle-même partie civile en tant que fédération d’associations de victimes sera rendue publique le 28 Avril 2005, la veille de la fin du procès du Tunnel sous le Mont-Blanc. A ce jour, llle s’est constituée partie civile dans une trentaine de procédures à l’instruction ou à l’audience. Fin 2010, la FENVAC rassemble les victimes plus de 70 accidents collectifs ou catastrophes de toutes natures : crashs aériens, incendies, explosions, collisions, naufrages, catastrophes naturelles ...

Depuis la rentrée 2011, la FENVAC accueille François RUDEZTKI, pour agir ensemble au service des victimes. En effet, ses membres ont décidé d'étendre le champ d’intervention de la Fédération aux victimes du terrorisme.

21/08/2026

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE À LÉA ET ORANE, VICTIMES D’UN ACCIDENT ROUTIER🔶

Le 22 août 2009, un accident survenu dans le désert du Nevada met fin à un séjour de vacances organisé pour des adolescents français. Le voyage était organisé par la société Cousins d'Amérique, devenue par la suite « Cousins ». Vingt adolescents parcouraient l'ouest des États-Unis à bord de trois minibus conduits par les animateurs encadrant le séjour. Après plusieurs jours de route et près de mille kilomètres parcourus, le convoi quitte Las Vegas en direction de la Vallée de la Mort. Peu après le départ, sur la route 190 l'un des véhicules quitte soudainement la chaussée avant d'effectuer plusieurs tonneaux.

Deux adolescentes, Léa Baldaccini, 17 ans, et Orane Pozzo di Borgo, 15 ans, perdent la vie. Quatre autres adolescents sont blessés, la conductrice aussi.

Dès les premières investigations, les autorités américaines évoquent l'hypothèse d'un endormissement de la conductrice. Les investigations françaises mettent progressivement en évidence plusieurs éléments susceptibles d'avoir contribué au drame, notamment la fatigue des encadrants liée à une organisation défaillante du séjour et au non-respect des temps de repos, l'absence de port systématique de la ceinture de sécurité, et les interrogations sur la conformité du permis de conduire utilisé au regard de la réglementation californienne. Les autorités américaines confirment par la suite que le permis détenu par l'animatrice n'était pas valable pour conduire ce type de véhicule dans cet État.
Une information judiciaire est ouverte en France des chefs d'homicides involontaires et de blessures involontaires afin de déterminer les responsabilités des différents intervenants. L'instruction dure près de dix ans. En 2015, la société organisatrice est mise en examen. Au terme de l'instruction, les personnes mises en examen sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Nanterre : Cédric Javault, dirigeant de la société, pour homicides involontaires, blessures involontaires et pratiques commerciales trompeuses ; Nassera Soudani, animatrice et conductrice du véhicule, pour homicides involontaires et blessures involontaires ; et la SAS Cousins d'Amérique, devenue SAS Cousins, pour pratiques commerciales trompeuses, homicides involontaires et blessures involontaires.

Le procès se tient le 28 août 2019 devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Les magistrats retiennent que l'accident résulte principalement de l'endormissement de la conductrice, dans un contexte d'organisation défaillante du séjour. La société est condamnée à 150 000 euros d'amende et son dirigeant à un an d'emprisonnement avec sursis, pour homicides et blessures involontaires ainsi que pour pratiques commerciales trompeuses. L'animatrice est condamnée à dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis, assortis d'une suspension de permis et d'une interdiction d'exercer dans des colonies de vacances.
La société et son dirigeant font appel de la décision, pas la conductrice. Le 3 novembre 2021, la cour d'appel de Versailles confirme les peines prononcées à leur encontre en première instance.

Nous rendons hommage à Léa et à Orane. Nous exprimons notre soutien à leurs familles et à tous ceux qui ont été blessés dans cet accident. Nous n'oublions pas.

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DES ATTENTATS DE BARCELONE ET DE CAMBRILS DU 17 AOÛT 2017🔶Le 17 août 2017, en fin d'aprè...
17/08/2026

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DES ATTENTATS DE BARCELONE ET DE CAMBRILS DU 17 AOÛT 2017🔶

Le 17 août 2017, en fin d'après-midi, une camionnette fonçait délibérément sur la foule présente sur les Ramblas, l'avenue emblématique de Barcelone, parcourant plusieurs centaines de mètres avant de s'immobiliser. Quelques heures plus t**d, dans la nuit du 17 au 18 août, une seconde attaque était perpétrée à Cambrils, station balnéaire située au sud de Barcelone, où cinq terroristes tentaient de reproduire le même mode opératoire avant d'être neutralisés par les Mossos d'Esquadra, la police de Catalogne. Au total, ces deux attentats ont fait seize personnes décédées et plus de 150 blessés.

L'enquête menée par les autorités espagnoles a établi que les attaques avaient été préparées par une cellule djihadiste implantée à Ripoll, en Catalogne. Sous l'influence de l'imam Abdelbaki Es Satty, ses membres projetaient initialement de commettre plusieurs attentats de grande ampleur à l'aide de plusieurs centaines de kilos de TATP (peroxyde d'acétone), visant notamment des sites touristiques et symboliques de Barcelone.

Le 16 août 2017, la veille des attentats, une explosion accidentelle détruisait la maison d'Alcanar où la cellule fabriquait cet explosif particulièrement instable. Deux membres de la cellule, dont Abdelbaki Es Satty, y trouvaient la mort. Privés des explosifs destinés à leur projet initial, les terroristes décidaient alors de passer à l'action en utilisant des véhicules comme armes.

L'auteur de l'attaque des Ramblas, Younes Abouyaaqoub, prenait ensuite la fuite après avoir assassiné un automobiliste, Pau Pérez, afin de s'emparer de son véhicule. Il était localisé et abattu par les Mossos d'Esquadra le 21 août 2017. Les cinq auteurs de l'attaque de Cambrils avaient, quant à eux, été neutralisés quelques heures seulement après leur passage à l'acte.

La disparition des principaux auteurs matériels a profondément marqué la procédure judiciaire. Seuls trois membres de la cellule ont finalement comparu devant l'Audiencia Nacional : Mohamed Houli Chemlal, blessé lors de l'explosion d'Alcanar, Driss Oukabir et Said Ben Iazza. Le procès, qui s'est tenu entre novembre 2020 et février 2021, a permis de mieux comprendre le fonctionnement de la cellule, son processus de radicalisation et la préparation des attentats. Le 27 mai 2021, Mohamed Houli Chemlal a été condamné à 53 ans et six mois d'emprisonnement, Driss Oukabir à 46 ans de prison et Said Ben Iazza à huit ans de prison pour des faits liés à leur participation à l'organisation terroriste. En application du droit espagnol, la durée effective d'incarcération demeure toutefois limitée par les règles d'exécution des peines.

Les magistrats n'ont toutefois pas retenu leur responsabilité pénale dans les assassinats commis à Barcelone et à Cambrils, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d'établir leur participation directe aux homicides. Cette appréciation juridique a suscité une profonde incompréhension chez de nombreuses victimes et associations, qui espéraient une reconnaissance plus large de la responsabilité de l'ensemble de la cellule terroriste. En juillet 2023, la Cour suprême espagnole a confirmé l'essentiel des condamnations, mettant un terme à la procédure pénale.
Dès les premières heures ayant suivi les attentats, la FENVAC s'est mobilisée aux côtés des victimes françaises. Représentée par Me Laura Ben KEMOUN, elle s'est constituée partie civile au procès et a accompagné les victimes dans leurs démarches. Elle a également soutenu la création de l'Association des Victimes des Attentats de Barcelone du mois d'Août 2017, dissoute en novembre 2024 après plusieurs années d'engagement au service des victimes.

À proximité du lieu de l'attentat, une inscription commémorative permanente a été aménagée sur les Ramblas. Portant les mots « Que la paix te couvre, ô ville de paix » en catalan, en espagnol, en anglais et en arabe, elle est devenue le principal lieu de recueillement où familles, survivants, associations et autorités se réunissent chaque 17 août pour rendre hommage aux victimes.

En ce jour de mémoire, la FENVAC rend hommage aux seize personnes qui ont perdu la vie lors des attentats de Barcelone et de Cambrils. Elle adresse également une pensée à toutes les personnes blessées, aux familles endeuillées et à l'ensemble des proches, dont beaucoup continuent aujourd'hui encore de vivre avec les conséquences de ces actes terroristes.

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX 160 VICTIMES DU CRASH AÉRIEN DU VOL 708 DU 16 AOÛT 2005🔶Le mardi 16 août 2005, vers 3 heures du m...
16/08/2026

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX 160 VICTIMES DU CRASH AÉRIEN DU VOL 708 DU 16 AOÛT 2005🔶

Le mardi 16 août 2005, vers 3 heures du matin, un McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean Airways, assurant le vol 708 entre Panama et Fort-de-France, s'écrasait dans la Sierra de Perijá, près de Machiques, à une centaine de kilomètres de Maracaïbo, au Venezuela. L'appareil transportait 160 personnes, dont 152 passagers martiniquais et 8 membres d'équipage. Toutes ont perdu la vie dans cette catastrophe aérienne.

Une enquête judiciaire était ouverte au Venezuela dès le jour du drame. Une information judiciaire était par ailleurs ouverte en Martinique le 18 août 2005 contre X du chef d'homicides involontaires. L'identification de l'ensemble des victimes s'achevait en mars 2006. L'enquête technique était conduite par la commission d'enquête vénézuélienne (JIAAC), avec l'assistance du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français et du National Transportation Safety Board (NTSB) américain. Le BEA était notamment chargé de l'analyse des enregistreurs de vol.
Les investigations, appuyées sur l'analyse des enregistreurs de vol, ont permis de reconstituer les circonstances de l'accident. L'équipage a notamment été confronté à des conditions météorologiques particulièrement dégradées, nécessitant l'utilisation répétée des systèmes antigivrage. L'enquête a mis en évidence une perte progressive de vitesse de l'appareil, qui a conduit à son décrochage, puis à sa chute quelques minutes plus t**d. Les investigations ont également écarté les hypothèses d'un attentat, d'un sabotage ou d'une défaillance technique de l'avion.

Les enquêteurs ont retenu une combinaison de plusieurs facteurs ayant contribué à la catastrophe, parmi lesquels les conditions météorologiques, une gestion inadaptée du vol, un excédent de masse de l'appareil ainsi que des défaillances dans la coordination de l'équipage.

L'information judiciaire ouverte en France s'est conclue par une ordonnance de non-lieu, estimant qu'aucune responsabilité pénale autre que les défaillances humaines de l'équipage ne pouvait être retenue.

L'Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne (AVCA), créée à la suite du crash pour représenter et défendre les intérêts des familles des victimes, poursuit son engagement. En juillet 2026, ses membres ont décidé d'élargir son objet social afin d'accompagner également les victimes d'autres drames. Devenue AVCA-AD (« Autres Drames »), l'association témoigne ainsi de sa volonté de mettre l'expérience acquise auprès des familles du crash de Maracaïbo au service d'autres victimes confrontées à des épreuves similaires.

En ce jour de mémoire, la FENVAC rend hommage aux 160 personnes qui ont perdu la vie dans le crash aérien du vol West Caribbean Airways 708. Elle adresse une pensée émue à leurs familles ainsi qu'à toutes celles et ceux dont la vie a été durablement bouleversée par cette catastrophe. Ce temps de recueillement rappelle également l'importance de poursuivre les efforts en faveur de la sécurité aérienne, de la vérité et de la justice en mémoire des victimes.

07/08/2026

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DE L'ATTENTAT DE LA RUE DES ROSIERS DU 9 AOÛT 1982🔶

Le lundi 9 août 1982, vers 13 h 15, un commando armé s'en prenait au restaurant Jo Goldenberg, situé rue des Rosiers, au cœur du quartier du Marais à Paris. Selon les témoignages, le commando était composé de deux à cinq hommes. Une gr***de était lancée en direction de l'établissement avant que plusieurs assaillants n'y pénètrent et n'ouvrent le feu au pistolet-mitrailleur sur les personnes présentes. Les terroristes poursuivaient ensuite leurs tirs dans la rue lors de leur fuite, atteignant également plusieurs passants. Cet attentat a fait six morts et vingt-deux blessés parmi les clients du restaurant, le personnel et les passants.

Les investigations ont attribué cet attentat au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), également connu sous le nom d'Organisation Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l'Organisation de libération de la Palestine dirigé par Abou Nidal. Cette organisation était alors impliquée dans plusieurs attentats commis en Europe.

Les auteurs présumés ont été identifiés au cours de l'instruction. Toutefois, leur présence dans différents pays et l'absence d'exécution de plusieurs demandes d'extradition françaises, notamment par la Jordanie, la Norvège et les autorités palestiniennes, ont longtemps empêché la tenue d'un procès. Pendant plus de quarante ans, la procédure a connu de nombreux rebondissements et de longues périodes de blocage.

Après plus de quarante années de procédure, l'année 2025 a marqué une avancée décisive. Le 9 juillet 2025, le Parquet national antiterroriste a pris son réquisitoire définitif. Le 31 juillet suivant, les juges d'instruction ont rendu une ordonnance de mise en accusation renvoyant six hommes devant la cour d'assises spécialement composée, compétente en matière de terrorisme. En septembre 2025, Hicham Harb, présenté comme l'un des superviseurs présumés de l'attentat, a été arrêté par les autorités palestiniennes, extradé vers la France puis placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. La Cour de cassation a par ailleurs confirmé la tenue du procès en rejetant les recours formés contre l'ordonnance de mise en accusation.

Le procès devant la cour d'assises spécialement composée est désormais acquis, même si sa date d'ouverture reste à fixer.

La FENVAC accompagne plusieurs parties civiles dans cette procédure et réaffirme son attachement au droit des victimes à obtenir vérité et justice, quelles que soient les années écoulées depuis les faits.

En ce jour de mémoire, la FENVAC rend hommage aux six personnes assassinées lors de l'attentat de la rue des Rosiers. Elle adresse également une pensée à l'ensemble des blessés, aux familles endeuillées et à tous ceux qui, plus de quarante ans après les faits, continuent de porter les conséquences de cette tragédie. Ce temps de recueillement rappelle que la lutte contre l'oubli constitue l'un des fondements de la mémoire des victimes du terrorisme.

07/08/2026

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DE L'ACCIDENT FERROVIAIRE DE CONDÉ-SUR-HUISNE DU 7 AOÛT 2015🔶

Le 7 août 2015, un train express régional assurant la liaison Le Mans-Paris percutait un véhicule immobilisé sur un passage à niveau à Condé-sur-Huisne, dans l'Orne. La voiture s'était retrouvée bloquée sur les voies au moment où les barrières se refermaient à l'approche du train. Malgré les tentatives du conducteur pour redémarrer, le véhicule n'avait pu être dégagé à temps. De son côté, le conducteur du TER n'avait eu aucune possibilité d'éviter la collision.

Le drame coûtait la vie à trois membres d'une même famille : un père, sa fille et sa petite-fille. Seule la grand-mère, également présente dans le véhicule, était parvenue à s'extraire de la voiture grâce à l'intervention d'un riverain de Condé-sur-Huisne.

Profondément choquée, elle avait été prise en charge par les secours. Les trente-quatre voyageurs présents à bord du TER étaient, quant à eux, sortis indemnes de l'accident.
Une enquête judiciaire avait été ouverte afin de déterminer les circonstances précises de l'accident. Les investigations ont confirmé que le véhicule s'était retrouvé immobilisé sur le passage à niveau et que son conducteur avait vainement tenté de le remettre en mouvement avant l'arrivée du train.

En ce jour de mémoire, la FENVAC rend hommage aux trois victimes de cet accident ferroviaire. Elle adresse également une pensée à leurs proches ainsi qu'à toutes les personnes qui ont été durablement marquées par ce drame. Se souvenir, c'est aussi rappeler la nécessité de poursuivre les efforts de prévention afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.

05/08/2026

🔶MÉMOIRE : NOUS RENDONS HOMMAGE AUX VICTIMES DE L'INCENDIE DU « CUBA LIBRE » SURVENU DANS LA NUIT DU 5 AU 6 AOÛT 2016🔶

Il y a 10 ans, un incendie s'est déclaré dans le sous-sol du bar « Cuba Libre », situé avenue Jacques Cartier à Rouen, alors qu'une fête d'anniversaire réunissait une quinzaine de personnes dans cette salle aménagée en piste de danse. Quatorze personnes, âgées de 19 à 42 ans, sont mortes, asphyxiées par les fumées toxiques dégagées par l'incendie, et six autres ont été blessées.

Les personnes présentes se sont repliées vers un fumoir situé à l'écart de l'escalier, seule voie d'accès et d'évacuation apparente. L'unique issue de secours du sous-sol, dissimulée sous le même revêtement inflammable, s'est révélée verrouillée au moment des faits : les sapeurs-pompiers ont dû la forcer pour accéder aux victimes et achever l'évacuation.

L'enquête a établi que le sinistre a débuté au bas de l'escalier menant au sous-sol, au contact d'une bougie de type « feu de Bengale » posée sur un gâteau d'anniversaire et de plaques de mousse en polyuréthane recouvrant les murs et le plafond. Ce matériau, hautement inflammable et non classé au regard des normes de sécurité applicables aux établissements recevant du public, s'est embrasé en quelques secondes, provoquant un dégagement massif de fumées chargées de monoxyde de carbone et d'acide cyanhydrique.

L'instruction a mis en évidence que le sous-sol de l'établissement avait été transformé en salle de danse dès 2013, sans permis de construire, sans déclaration préalable et donc sans passage devant la commission de sécurité compétente. Cette transformation aurait dû entraîner le classement de l'établissement en 4ᵉ catégorie d'établissement recevant du public, avec des obligations de sécurité renforcées : système de désenfumage, alarme incendie, dégagements suffisants en nombre et en largeur, matériaux conformes aux normes de réaction au feu. Aucune de ces obligations n'a été respectée, et l'escalier desservant le sous-sol, trop étroit et au plafond trop bas, ne permettait pas une évacuation rapide en cas de sinistre.

L'ordonnance de règlement rendue par les juges d'instruction du Tribunal de grande instance de Rouen retient qu'aucune de ces défaillances, prise isolément, n'aurait nécessairement causé un tel drame, mais que leur conjonction — matériaux inflammables, issue de secours verrouillée, absence de désenfumage et d'alarme, configuration dangereuse de l'escalier, dissimulation prolongée des travaux auprès des autorités et du bailleur — a créé les conditions de la catastrophe.

Une information judiciaire des chefs d'homicide involontaire et de blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence a été ouverte le 9 août 2016. Nacer Boutrif, propriétaire du fonds de commerce jusqu'en 2015, et son frère Amirouche Boutrif, gérant de l'établissement au moment des faits, ont été mis en examen à ce titre. Au terme d'une instruction de plus de deux ans, les magistrats instructeurs ont ordonné, le 3 décembre 2018, leur renvoi devant le Tribunal correctionnel, considérant que les éléments réunis caractérisaient une faute suffisamment grave et prolongée dans le temps.

Le procès s'est tenu du 9 au 17 septembre 2019 devant le Tribunal correctionnel de Rouen. Le 22 octobre 2019, les deux gérants ont été condamnés à cinq ans d'emprisonnement, dont trois ans ferme, pour homicides et blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence.

Une stèle commémorative a été installée à Rouen en hommage aux quatorze victimes. Chaque année, des proches et des habitants se réunissent pour leur rendre hommage. L'incendie du Cuba Libre demeure un symbole des conséquences dramatiques que peut entraîner le non-respect des règles de sécurité dans les lieux accueillant du public.

Nous avons une pensée pour les victimes décédées, les rescapées et leurs familles.

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ACCIDENT DE BEAUNE SURVENU LE 31 JUILLET 1982🔶Dans la nuit du 30 au 31 juillet 1982...
31/07/2026

🔶MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ACCIDENT DE BEAUNE SURVENU LE 31 JUILLET 1982🔶

Dans la nuit du 30 au 31 juillet 1982, vers 1h35, deux autocars transportant des enfants de Crépy-en-Valois, en partance pour une colonie de vacances à Aussois en Savoie, circulent à faible distance l'un de l'autre sur l'autoroute A6, en direction de Lyon, à hauteur de Beaune en Côte-d'Or. Dans une zone où l'autoroute se resserre de trois à deux voies, un ralentissement provoque une série de manœuvres en chaîne : une voiture se rabat brutalement, percutée par le second car, qui projette à son tour un autre véhicule contre le car de tête. Le choc fait exploser le réservoir d'essence de l'une des voitures qui prend feu.
Au total, cinquante-trois personnes sont décédées dont quarante-six enfants et adolescents. L'enquête révèle que l'un des deux cars présentait un système de freinage gravement défectueux sur la roue droite.

Le 27 novembre 1984, le procès s'ouvre devant le Tribunal correctionnel de Dijon. Le dirigeant de la société de transport savoyarde, Jean BOUTTAZ, est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et 25 000 francs d'amende pour la défaillance du système de freinage du véhicule. Le conducteur du premier autocar, Antoine ALU, est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, un an de suspension de permis de conduire et de 2 300 francs d'amende. Ce jugement est confirmé par la Cour d'appel de Dijon le 7 mars 1986.

En 1985, trois ans après la catastrophe, un mémorial intitulé « Pour l'Avenir », également connu sous le nom de « Jardin onirique », est érigé sur l'aire de repos du Curney, à une dizaine de kilomètres au sud du lieu de l'accident, sur le territoire de la commune de Fontaines. Il est financé grâce à une souscription publique lancée par l'Association du mémorial national des victimes de la route, présidée par la comédienne Nicole Courcel. Cette association avait pour objet d'ériger un monument dédié aux victimes décédées dans des accidents de la route et de sensibiliser la population à l'importance du drame humain et social que représentent ces accidents pour les familles comme pour la société tout entière. Une plaque commémorative est également apposée au point kilométrique 313 de l'autoroute A6, tandis qu'une stèle est érigée au cimetière d'Hazemont, à Crépy-en-Valois, en hommage aux victimes de la catastrophe. C'est au pied de cette stèle que s'est tenue, le 31 juillet 2025, la cérémonie marquant le quarante-troisième anniversaire de l'accident.

À la suite de cette tragédie, l'Association des victimes de Beaune a été fondée à l'initiative de Marie-Andrée Martin. Ayant perdu deux de ses enfants et vu le troisième survivre au drame, elle a choisi de transformer son deuil en engagement collectif. L'association a par la suite rejoint la FENVAC.

En ce jour, la FENVAC rend hommage aux victimes de ce terrible drame et exprime son soutien aux rescapés et aux familles.

🔶LE NOUVEAU PRÉFET DES ALPES-MARITIMES REND HOMMAGE AUX VICTIMES DU TERRORISME🔶À l’occasion de sa prise de fonctions, le...
28/07/2026

🔶LE NOUVEAU PRÉFET DES ALPES-MARITIMES REND HOMMAGE AUX VICTIMES DU TERRORISME🔶

À l’occasion de sa prise de fonctions, le nouveau préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, a rendu hier hommage aux victimes du terrorisme sur la colline du Château à Nice en présence de Madame la Sénatrice des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi Sassone, de Monsieur le Député des Alpes-Maritimes, Cyril Tribuiani, et de Monsieur le Maire de Nice, Éric Ciotti.

Cette cérémonie revêtait une résonance particulière quelques jours seulement après les dixièmes commémorations de l’attentat du 14 juillet 2016. Elle a rappelé l’importance du devoir de mémoire et de la reconnaissance envers toutes les victimes du terrorisme.

Dominant la baie des Anges, la colline du Château rassemble la stèle de la Ville de Nice en hommage aux martyrs de la barbarie et du terrorisme, la stèle dédiée à Corinne et Anne Dechauffour, mère et fille assassinées lors de l’attentat terroriste de Nairobi, au Kenya, le 21 septembre 2013, ainsi que la stèle en hommage à Hervé Gourdel, guide de haute montagne enlevé puis assassiné par un groupe terroriste en Algérie le 23 septembre 2014.

À l’issue de la cérémonie, le préfet a pris le temps d’échanger avec les familles et les associations de victimes présentes, réaffirmant l’importance du devoir de mémoire et de l’attention portée aux personnes touchées par le terrorisme.

La FENVAC était représentée par Anne-Marie Arnaud, déléguée territoriale des Alpes-Maritimes, dont le mari a été assassiné lors de l’attentat de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, le 13 mars 2016.

Les autorités de l’État ont réaffirmé que la mémoire des victimes du terrorisme, l’accompagnement de leurs proches et la transmission de leur histoire demeurent au cœur de l’engagement de la République.

Ne jamais oublier.

🔶MÉMOIRE : NOUS RENDONS HOMMAGE AUX VICTIMES DU CRASH AÉRIEN CONCORDE SURVENU LE 25 JUILLET🔶Le 25 juillet 2000 à 16h42, ...
27/07/2026

🔶MÉMOIRE : NOUS RENDONS HOMMAGE AUX VICTIMES DU CRASH AÉRIEN CONCORDE SURVENU LE 25 JUILLET🔶

Le 25 juillet 2000 à 16h42, le Concorde F-BTSC assurant le vol Air France AF4590 à destination de New York s'élance depuis la piste de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Quelques secondes après le début de sa course, à la jonction avec le taxiway (Voie aménagée dans un aérodrome pour la circulation au sol des avions), l'intrados (Surface inférieure d'une aile d'avion) gauche prend feu. L'appareil peine à prendre de l'altitude, survole le bord de piste à une trentaine de mètres de hauteur et s'écrase deux minutes après sur l'hôtel Hotelissimo au lieu-dit de la Patte d'Oie à Gonesse, dans le Val-d'Oise. Cent treize personnes à bord perdent la vie, soit neuf membres d'équipage dont huit français, quatre-vingt-dix-neuf passagers, un accompagnateur Air France, ainsi que quatre employées de l'hôtel.

Une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires est ouverte dès le 26 juillet 2000 par le parquet de Pontoise. L'enquête est confiée à trois magistrats instructeurs et à la Brigade de gendarmerie des transports aériens, renforcée par une cellule spécialisée de deux cent cinquante hommes. Une reconstitution est organisée le 23 mai 2003 à Roissy, huit jours avant l'arrêt définitif des vols Concorde d'Air France, pour replacer les témoins dans les conditions exactes du 25 juillet 2000.

L'enquête technique, confiée au Bureau d'enquêtes et d'analyses, établit que la perte d'une bande d'usure métallique en titane d'environ quarante centimètres, tombée sur la piste depuis un DC-10 de la compagnie américaine Continental Airlines ayant décollé quatre minutes plus tôt, a provoqué l'éclatement d'un pneu du Concorde. Les débris ont percuté la paroi d'un réservoir de carburant, provoquant un incendie incontrôlable.

Le procès s'ouvre le 2 février 2010 devant le tribunal correctionnel de Pontoise et dure jusqu'au 28 mai. Six personnes sont renvoyées devant le tribunal : John TAYLOR, chaudronnier de Continental Airlines ayant procédé au changement défectueux de la bande d'usure, son collègue Stanley FORD, la société Continental Airlines, ainsi que trois prévenus français liés au suivi de navigabilité du Concorde, Henri PERRIER, Jacques HERUBEL et Claude FRANTZEN.

Le jugement est rendu le 6 décembre 2010. John Taylor est condamné à quinze mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende, Continental Airlines à 200 000 euros d'amende. Les quatre autres prévenus sont relaxés. Au civil, Continental Airlines et John Taylor sont déclarés solidairement responsables et tenus d'indemniser les parties civiles ; EADS (aujourd’hui Airbus) est par ailleurs condamnée à indemniser certains préjudices au titre de la perte de chance.

Continental Airlines, John TAYLOR et le parquet font appel. Le procès en appel se tient devant la Cour d'appel de Versailles du 8 mars au 18 juin 2012. Henri PERRIER, gravement malade, est absent. Il décède le 6 mai 2012, mettant fin aux poursuites pénales le concernant. L'arrêt est rendu le 29 novembre 2012. La Cour prononce une relaxe générale au pénal, estimant que John Taylor ne pouvait anticiper qu'une simple lamelle de titane puisse provoquer une catastrophe de cette ampleur sur un appareil dont rien ne démontre qu'il en connaissait les spécificités techniques. Sur le plan civil en revanche, Continental Airlines est confirmée dans son obligation d'indemniser les parties civiles.

Dans ses observations générales lues en séance par la présidente, la Cour formule un constat sévère. Elle considère inacceptable que le Concorde ait pu conserver son certificat de navigabilité sans que les mesures qui s'imposaient ne fussent prises, tant sur les pneumatiques que sur la protection des réservoirs, alors que la menace des corps étrangers sur les pistes était connue depuis les années 1980 et que l'appareil avait subi de nombreux chocs aux pneumatiques au cours de vingt-cinq années d'exploitation. La Cour pointe également la mauvaise qualité de l'organisation française en matière de certification et de suivi de navigabilité, les rapports de force entre autorités françaises et britanniques, et les préoccupations économiques qui ont conduit à une acceptation résignée d’une situation à laquelle il était pourtant nécessaire de remédier.

Dès le premier anniversaire, le 25 juillet 2001, Air France organise une cérémonie œcuménique à l'église Saint-Sulpice à Paris, suivie du Requiem de Mozart, en présence d'environ 200 proches des victimes venus en majorité d'Allemagne. Des stèles sont inaugurées ce jour-là à l'aéroport de Roissy et au siège d'Air France. Une autre stèle est installée à proximité du site du crash à Gonesse.

Vingt-six ans après le drame de Gonesse, la FENVAC garde une pensée pour les familles des cent treize victimes et rend hommage aux victimes décédées.

🔶MÉMOIRE : NOUS RENDONS HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT DU RER SAINT-MICHEL SURVENU LE 25 JUILLET 1995🔶Le mardi 25 ju...
24/07/2026

🔶MÉMOIRE : NOUS RENDONS HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT DU RER SAINT-MICHEL SURVENU LE 25 JUILLET 1995🔶

Le mardi 25 juillet 1995, vers 17h30, à l'heure de pointe, une bombe placée sous un siège de la sixième voiture d'un train de la ligne B du RER explose alors que la rame se trouve au deuxième sous-sol de la station Saint-Michel - Notre-Dame, à Paris. La déflagration fait huit morts, dont un mineur, et des centaines de blessés. Le parvis de Notre-Dame est transformé en piste d'hélicoptère pour évacuer les blessés les plus graves, et plusieurs brasseries du quartier servent de postes de secours improvisés.

L’attentat a été revendiqué par le Groupe islamique armé algérien (GIA). La traque du réseau conduit à la mort de Khaled KELKAL, l’un des auteurs de l’attentat, abattu par la gendarmerie le 29 septembre 1995, tandis que son complice présumé Boualem BENSAÏD est arrêté en novembre 1995.

Boualem BENSAÏD, considéré comme l'auteur principal de l'attentat de Saint-Michel, et SMAÏN Aït Ali Belkacem, jugé complice, comparaissent devant la Cour d'assises spéciale de Paris. Le 30 octobre 2002, ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. Cette condamnation est confirmée en appel le 27 novembre 2003. Rachid RAMDA, identifié comme le commanditaire financier de l'attentat, extradé du Royaume-Uni en 2005, est condamné le 26 octobre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans, pour complicité d'assassinats et tentatives d'assassinats ; cette condamnation est confirmée en appel en 2009.

Boualem BENSAÏD, ayant purgé sa période de sûreté est devenu libérable, sous réserve de son expulsion vers l'Algérie, il a demandé en 2020, 2022 et 2025 sa libération conditionnelle. Quant à Rachid RAMDA, incarcéré depuis 2005, une expulsion vers son pays d'origine lui ferait risquer la peine de mort, à laquelle il a été condamné par contumace pour sa participation à l'attentat de l'aéroport Houari-Boumediene d'Alger en 1992.

Pour le vingtième anniversaire, le 25 juillet 2015, un hommage a été rendu à la station Saint-Michel en présence d'une cinquantaine de proches de victimes et de rescapés, ainsi que de représentants de la RATP et de la FENVAC.

Trente et un ans après l'attentat du RER Saint-Michel, la FENVAC s'associe à la mémoire des huit victimes et adresse ses pensées aux blessés et à leurs proches.

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