24/08/2026
📌 Je ne suis plus en phase avec le conseil syndical : je souhaite démissionner
À l’ARC Nationale, nous ne craignons pas d’aborder des sujets qui fâchent ou qui peuvent être considérés comme « tabous ».
Ainsi, nous avons déjà évoqué le dossier du président du conseil syndical « autoritaire ».
Dans le même registre, nous avons parfois des conseillers syndicaux qui ne sont pas ou plus en phase avec les autres membres, s’interrogeant sur la pertinence d’une démission.
👉 Essayons d’apporter notre analyse.
Le conseil syndical n’est pas « le jouet » du syndic ni celui de son président.
La fonction du conseil syndical est d’être un contre-pouvoir face au syndic qui peut penser que la copropriété est sa société.
Ainsi, le conseil syndical doit utiliser ses droits prévus par la loi pour assurer sa mission de contrôle et d’assistance.
À ce titre, il doit présenter à l’assemblée générale son rapport d’activités en mettant en avant les actions menées au cours de son mandat et les résultats obtenus.
Dans la mesure où un des membres du conseil syndical n’agit pas dans ce sens, il doit être rappelé à l’ordre voire dénoncé à l’assemblée générale pour qu’il ne soit pas réélu dans ses fonctions voire pour qu’il démissionne en vue d’en nommer un nouveau.
👉 Par conséquent, il est toujours plus pertinent de rester au conseil syndical afin de rappeler aux membres leur mission et la déontologie à laquelle ils doivent répondre.
À ce titre, il est plus pertinent de rester à l’intérieur du conseil syndical et exprimer son avis, voire sa désapprobation concernant les actions menées plutôt que de démissionner et de ne plus avoir d’influence.
Par ailleurs, la démission d’un conseiller syndical peut immobiliser le conseil syndical.
⚖ En effet, l’article 25 du décret du 17 mars 1967 précise que si plus d’un quart des sièges du conseil syndical deviennent vacants, le conseil syndical n’est plus régulièrement constitué.
Mais encore, tout conseiller syndical dispose de droits propres qu’il perdrait s’il venait à démissionner.
Tout conseiller syndical dispose de pouvoirs propres que les autres copropriétaires n’ont pas.
⚖ À titre d’exemple, l’article 26 du décret du 17 mars 1967 précise que chaque conseiller syndical peut demander tout document de la copropriété au syndic.
Ce droit serait perdu si le conseiller syndical venait à démissionner de ses fonctions.
De même, les conseillers syndicaux peuvent participer aux réunions stratégiques avec le syndic qui peuvent concerner les travaux, les contentieux en cours ou encore l’élaboration de l’ordre du jour…
💡 Voilà pourquoi la démission ne se justifie que si les conseillers syndicaux commettent des infractions pouvant engager la responsabilité civile voire pénale des membres, ce qui est extrêmement rare voire inexistant.
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