19/05/2026
🐐 Aïd al-Adha : entre abattages officiels et réalité, quel bilan pour la protection animale ?
L’OABA reste la seule association de protection animale conviée par les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur aux comités de pilotage de l’Aïd el-Kébir.
𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐛𝐮𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔
Ce qu’il faut retenir des chiffres officiels :
🔹 Une baisse trompeuse : 67 000 ovins et 3 454 bovins ont été contrôlés dans les abattoirs agréés en 2025. C'est une baisse de -21% par rapport à l’année précédente.
🔹 Mais quand on sait que près de 200 000 ovins sont sacrifiés en France pour cette fête, le calcul est rapide... La majorité des abattages est clandestine et échappe encore aux contrôles vétérinaires.
🔹 Le manque de fermeté est flagrant. Face à cette réalité, seuls 28 procès-verbaux ont été dressés par les autorités (contre 36 en 2024).
L'OABA s'engage sur le terrain :
Malgré la volonté de l'association de sauver des animaux, la traçabilité reste un obstacle majeur pour nous. Dans le Nord, une convention de saisie n'a pu aboutir, les animaux non identifiés ayant dû être euthanasiés.
L'OABA a néanmoins pu prendre en charge 9 ovins et 5 caprins sur un autre site clandestin.
L’OABA mène aussi un combat juridique :
⚖️ En Isère : l'auteur des faits a été condamné par le tribunal de Grenoble.
⚖️ En Haute-Saône : constitution de partie civile après l'abattage illégal d'une quinzaine d'ovins près de Vesoul et condamnation prononcée en avril 2026.
La baisse des abattages légaux ne doit pas masquer le déplacement du problème vers la clandestinité.
La vigilance et les sanctions doivent plus que jamais s'intensifier pour garantir le respect de la bientraitance animale.
"Face à des situations suspectes (abattage clandestin, détention illégale d’animaux, maltraitance), les particuliers ne sont pas démunis, plusieurs démarches sont possibles.
Tout d’abord, contacter les forces de l’ordre : police ou gendarmerie (17) ou les services vétérinaires départementaux, en particulier la Direction départementale de la protection des populations (DDPP
Ces services sont habilités à intervenir rapidement.
Recueillir si possible et sans se mettre en danger, des éléments factuels : date, lieu, description, photos, vidéos, témoignages…
Et informer les associations de protection animale.
L’Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA), La Fondation Brigitte Bardot ou encore le 3677 - SOS Maltraitance Animale peuvent accompagner les signalements et, dans certains cas, recueillir les animaux et/ou engager des actions en justice.
Les dispositifs spécifiques mis en place lors de l’Aïd el-Kebir sont strictement encadrés et toute pratique en dehors de ce cadre est illégale.
Face à une situation douteuse, la vigilance des autorités – mais aussi des citoyens – demeure essentielle.
Bien sûr, dénoncer une situation pendant Aïd el-Kebir peut sembler délicat, mais il y a plusieurs raisons importantes de le faire.
Les pratiques illégales comme les conditions de transport ou de détentions inadaptées, et les abattages clandestins sont le pire scénario pour le bien-être animal.
Cette fête a une forte dimension religieuse et symbolique, liée au respect, au partage et à la dignité. Signaler des pratiques illégales permet de rester fidèle à ces valeurs plutôt que de les trahir.
Il y a également une réelle question de santé publique. Des abattages non contrôlés peuvent entraîner des risques sérieux (contaminations, maladies, mauvaise gestion des déchets).
C’est pourquoi, en alertant les autorités, on protège à la fois les humains et les animaux." Allier
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