25/06/2026
Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, a un talent particulier : celui de transformer chaque texte de loi en distributeur automatique de pesticides.
Son dernier exploit ?
Pendant les débats sur la loi d'urgence agricole, elle a tranquillement invité les céréaliers à déposer des demandes de dérogation "120 jours" pour utiliser des herbicides à base de triallate (une substance retirée du marché par l'ANSES en 2023 pour des raisons sanitaires préoccupantes)
Le triallate, autorisé dans seulement 7 pays européens. Retiré en France. Mais Genevard veille au profit des industriels, ne vous inquiétez pas !
Et ce n'est pas tout. Entre le 1er janvier et le 3 juin 2026, la ministre a accordé pas moins de 88 nouvelles dérogations pour des pesticides. On répète : 88. En cinq mois.
Pendant ce temps, au Sénat, les élus de droite profitent de l'examen de la loi d'urgence agricole pour tenter de réintroduire l'acétamipride, néonicotinoïde interdit en France mais toujours autorisé en Europe.
Évidemment M. Laurent Duplomb est dans les rangs sur ce sujet !
La loi d'urgence agricole, présentée comme une réponse aux crises du secteur, se transforme peu à peu en liste de courses pour l'agrochimie. Et pendant que Bruxelles pousse l'Omnibus X pour supprimer le réexamen des pesticides dangereux au niveau européen, la ministre fait le même travail à domicile, dérogation par dérogation.
Deux fronts. Un seul objectif : mettre nos champs sous perfusion chimique pour l'éternité et par la même occasion, notre santé !
Où s'arrêtera-t-elle ? On a peur de le savoir.
👉 source : https://reporterre.net/La-ministre-de-l-Agriculture-VRP-de-pesticides-interdits #:~:text=D'apr%C3%A8s%20le%20recensement%20de,plus%2C%20apr%C3%A8s%20l'Italie.