D’ici 2040, on estime le nombre de nouveaux cas touchés à 3,1 millions. En France, le cancer du sein est le cancer le plus répandu et le plus fréquent chez la femme. Près d’une femme sur neuf sera concernée au cours de sa vie. De plus, les techniques actuelles utilisées dans le dépistage du cancer du sein peuvent s’avérer anxiogènes et peu accessibles pour les femmes. Près de 50% des femmes éligib
les au dépistage systématique n’y participe pas. Isabelle Fromantin, ancienne infirmière de l’Institut Curie et docteure en science a remarqué que certaines plaies tumorales, extérieures à l’organisme dégageaient une odeur particulière. Elle a déterminé que les cancers émettaient des composés olfactifs volatils spécifiques que des chiens pouvaient détecter dès la naissance de la tumeur. Le chien dispose de 120 à 220 millions de cellules sensorielles olfactives contre seulement 5 millions chez l’Homme. Une constatation qui a permis d’appuyer le choix pertinent du placement des chiens au centre de ce projet. Aujourd’hui et pour la première fois dans l’histoire de la science, des chiens sont éduqués à dépister le cancer du sein. Kdog est un programme de recherche de l’Institut Curie dont l'objectif est d'explorer une nouvelle technique de diagnostic précoce du cancer du sein par odorologie accessible à toutes les femmes dans le monde. En 2016, Isabelle Fromantin lance le projet Kdog et souhaite étudier la possibilité d’une méthode de dépistage :
- Simple
- Accessible
- Non-invasive
- Peu couteuse
En plus de l’étude clinique menée avec nos chiens et du programme KDOG-COV, la recherche de la signature chimique du cancer en partenariat avec la gendarmerie, plusieurs études ancillaires sont menées pour apporter des réponses aux questions soulevées lors de l’étude clinique KDOG (étude des matériaux support, conditions de conservation des odeurs, études éthologiques et vétérinaires…)
En savoir plus rendez-vous sur notre site Kdog : https://bit.ly/3XnLnIv