19/08/2026
En ce jour où nous célébrons les 200 ans de la photographie, mes pensées vont à toutes celles et ceux qui, hier comme aujourd’hui, ont contribué à transformer profondément le regard porté sur ce métier.
Il y a une époque où la photographie a été considérée comme un sous-métier, une activité secondaire, parfois même comme un choix par défaut : celui de celles et ceux qui n’auraient pas trouvé leur place ailleurs dans la société. Être photographe suscitait l’incompréhension, le mépris et le jugement.
Si cette perception a progressivement changé, nous le devons bien sûr aux photographes contemporains qui ont su imposer leur talent, leur créativité et leur professionnalisme. Mais nous le devons surtout à nos aînés, à celles et ceux qui ont persévéré avec acharnement malgré les critiques, les difficultés et le manque de reconnaissance. Ils ont continué à photographier, à créer, à documenter et à transmettre, ouvrant ainsi la voie aux générations suivantes.
Cette journée ne peut donc s’achever sans que je leur rende hommage.
Merci à celles et ceux qui ont conservé nos souvenirs. Ceux qui ont immortalisé les moments décisifs de nos vies, les visages de nos familles, nos joies, nos cérémonies, nos transformations et parfois les dernières images de personnes qui ne sont plus parmi nous, mais dont une photographie suffit encore à raviver la présence.
Chers photographes contemporains, chers anciens, vous avez fait de la photographie un métier noble, reconnu et assumé.
Par vos parcours, vous avez démontré que votre place est essentielle, aussi bien dans les arts que dans la société. Vous êtes les gardiens d’une partie de notre patrimoine collectif, mais également les dépositaires d’une part profondément intime de nos existences. Vous documentez les époques, les sociétés, les familles et les individus. Vous capturez ce que le temps finit inévitablement par emporter.
Vous êtes les témoins de notre passage sur Terre et les gardiens de notre mémoire.
Alors, en cette Journée mondiale de la photographie, je veux célébrer chaque photographe, connu ou anonyme, professionnel ou passionné, ancien ou contemporain, partout dans le monde.
À toutes celles et ceux qui, derrière un objectif, donnent une mémoire au temps qui passe :
Merci d’exister.
Franchesca BEL.
Directrice de l'Association Arts & Mondes.