Nous à livres ouverts

Nous à livres ouverts Des ateliers pour débattre et écrire dans la joie et la bonne humeur. On vous attend nombreux.

Bonjour à toutes et à tous, Que pense-t-on généralement des écureuils et comment les perçoit-on ? Ils sont fragiles,  mi...
25/05/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Que pense-t-on généralement des écureuils et comment les perçoit-on ? Ils sont fragiles, mignons, ou simplement des êtres qui vivent leur vie à leur manière. Mais alors, on porte sur les autres quel regard et réciproquement ?

L’album “un peu beaucoup” écrit et illustré par Olivier Tallec paru aux éditions Pastel en 2020 parle de la différence entre le regard que l’on porte sur soi et celui sur les autres à travers l’histoire d’un écureuil. L’auteur qui dessine celui-ci le représente comme un animal adorable et petit. C’est pour ça qu'il nous rappelle aussi que c’est un animal à protéger. On s’interroge sur le lien entre un jugement : petit, faible, mignon et une action : protéger. Alors est-ce que l’on demande à ce dernier s'il veut être protégé ? Sûrement pas.

Pour un écureuil, un arbre, c'est un peu tout : sa maison, son refuge, et bien sûr ce qui le nourrit. C'est une chose à laquelle il est très attaché. Il dit “mon arbre et moi, on s’occupe bien l’un de l’autre” ça a l’air vrai. C’est très agréable et chouette qu’il l’enlace et qu’il lui parle dans l’illustration.

Est-ce pour autant qu'il y est “trop” attaché et que ce dernier lui est précieux? Il tombe dans son propre piège sans s'en rendre compte. Il trouve une raison pour laquelle il faut prendre soin de l’arbre dans l'idée que ce dernier est fragile. En répétant son jugement, il profite de tout ce qu’il veut, de l'intégralité de l’arbre. Il mange toutes les pommes de pin, de petites aiguilles sur les branches grignote des racines, et il fait du feu avec les branches. Tout ça, il aime. Donc il ne se prive de rien.

Ce qui nous frappe, c’est que l'écureuil cherche toujours à justifier ce qu’il fait, ce dont il profite : il aime l’arbre qui est fragile. C’est pour cela qu’il doit en prendre soin. On ne sait pas qui décide des deux. L’arbre a plein de pommes de pin, de petites aiguilles, des racines que préfère le petit animal, c’est pour ça qu'il les mange, mais petit à petit. N’oublions pas que pour le petit animal, l'arbre est fragile. C’est aussi mieux qu’il les mange lui, plutôt que les autres. Pour faire du feu, les branches sont efficaces, car il y en a beaucoup. Ses arguments sont un peu étranges, mais pour lui c’est normal sans remarquer que l’arbre a disparu.

Et enfin, à force de s’occuper l'un de l’autre, en ce qui concerne l’arbre, il ne reste qu’une souche. Il n’est plus là pour protéger l'écureuil, car la foule afflue pour prendre bien soin de l'écureuil qui a l’air fragile. Bien sûr que personne ne demande d’en prendre soin, mais aussi celui-ci ne le veut pas.

L’auteur s’adresse à de jeunes lecteurs considérés comme fragiles qui considèrent l'écueil comme fragile pour éviter le retournement de situation.

Juger quelqu’un, ça peut être un moyen de vouloir le maîtriser. Et on trouve toujours un prétexte à la domination : l’indulgence comme le fait l'écureuil envers l’arbre.
Derrière une thématique apparente qui est l'écologie se cache une thématique aussi profonde: la reproduction du schéma de domination par le jugement.
En vous souhaitant une belle découverte et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tousParfois, on remarque un petit poil dans une soupe pendant un repas. À ce moment-là, qu’en pens...
05/05/2026

Bonjour à toutes et à tous
Parfois, on remarque un petit poil dans une soupe pendant un repas. À ce moment-là, qu’en pensons-nous? Comment réagissons-nous?

L’album “Le poil” écrit par Emilie Chazerand, illustré par Sébastien Mourrain paru aux éditions La Martinière en avril 2026, parle d’un épisode dans lequel Carole, une dame voit son monde intérieur tremblé à cause d’un petit poil.

Les dimanches, pour Carole, aller dans son restaurant préféré avec son chien et son mari est son grand plaisir. Un dimanche, elle tombe sur un pépin. Elle remarque un seul cheveu dans sa soupe. Depuis le moment de la catastrophe, elle enquête sur tous les poils des êtres vivants, les personnes et les chiens dans le restaurant : les cheveux, les barbes, tous les poils des corps avec plein d’humour. Elle invente une histoire sur ce petit poil. Son imagination baigne dans le monde des poils. L’illustration montre son imagination qui est encore plus grande en regardant les toilettes. C’est pour ça qu'elle se sent encore plus mal.

Ce qui est intéressant, c’est de voir les différents types de poils et leur forme au cours de son enquête. Mais elle ne peut pas trouver le “coupable” car à la cuisine, les cuisiniers sont chauves et les autres ont chacun un ingrédient de ce type qui lui est propre. Désespérée, elle va aux toilettes. Mais dans le miroir, elle trouve son jumeau. C’est sur son menton.

Ce qui est étonnant, c'est qu'elle se calme tout de suite. Elle se met à profiter, “le bonheur, quoi!”
Un tout petit poil qui bouleverse le monde intérieur de Carole l’apaise en un clin d'œil. Son bonheur et son malheur changent rapidement selon la manière dont elle regarde le monde.

On peut rencontrer souvent cette situation dans notre quotidien, alors que le petit poil des autres est catastrophique, le sien est agréable? Mais on ne sait pas à qui il est en réalité. Il faudrait faire un relevé d’ADN….
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour, à  toutes et à tous, Nos journées sont mouvementées même si on ne s’en rend pas forcément compte. On est parfoi...
22/04/2026

Bonjour, à toutes et à tous,
Nos journées sont mouvementées même si on ne s’en rend pas forcément compte. On est parfois confrontés à des imprévus ou des surprises. Ça nous arrive souvent. Aujourd’hui nous souhaitons partager avec vous un album qui parle de notre quotidien vif et interconnecté.

L’album “La f***e journée d’un escargot” écrit et illustré par Da Wu paru aux éditions HongFei montre que deux frères et même un escargot sont confrontés à une journée pleine de rebondissements.

Les deux frères sont en route pour faire les courses et aller au cinéma après avoir pris une glace parfumée. Sur leur chemin, le petit frère remarque un escargot qui semble aller vers le haut d’un rocher. L’escargot, qui nous surprend toujours par sa lenteur, est un de ses symboles. Mais il convient de réfléchir à ce qui est lent, car pour lui aussi il se trouve lent?

Le petit frère qui le trouve lent le déplace “gentiment” avec la main au sommet du rocher pour “l’aider”. Voilà, il passe une journée mouvementée, mais en réalité elle n’arrive pas toute seule. Tout de suite un oiseau s’approche de sa proie, Et hop!

Dès maintenant, en réalité depuis que le petit a touché l’escargot, l’album montre trois mondes différents qui sont en réalité connectés. Sur les pages de gauche, le parcours de l’escargot avec les autres qui le découvrent, sur les pages de droite qui envahissent un peu les pages de gauche, le parcours des deux frères qui est aussi différent : la même direction, l’univers différent. On a beau vivre dans un même endroit, on connaît son propre univers qui est lié aux autres : l’escargot, le petit, le grand, et tous ceux que l’on croise.

Le petit est choqué et sur le champ, il regrette ses actes : “qu’est-ce que j’ai fait?” C’est vrai que même s’il a l'intention de l'aider l’escargot, en réalité il finit par aider l'oiseau. En route, il se fait mal. Enfin il en arrive même à dire “si seulement, je ne l’avais pas touché …”.

Ce qui nous frappe, c’est le grand frère. En route ensemble avec son petit frère, mais en gardant un peu de distance, il fait semblant d'être indifférent envers son petit frère, il l'écoute et il avance. Il ne s’attache pas sur ce qui s’est passé. Le petit est plein de regrets pour ce qu’il a fait, il ne cesse de s'inquiéter pour l’escargot.
À chaque moment, en l'écoutant, le grand frère lui répond en ne prenant en considération que le moment présent. Le petit frère dit d’avoir aidé l’escargot à aller vite, le grand frère lui réplique “tu m’aides à faire les courses”. Pour le petit, ce qui est une catastrophe, c’est qu’il l’avait touché, pour le grand,, ce sont les embouteillages. Ç’est un moyen de consoler son petit frère pour ne pas le laisser dans ses regrets.

Le dialogue des deux frères est à la fois décalé et relationnel. Ils ne se regardent pas en face. Le grand frère se tient tout près du cœur de son petit frère, même en marchant devant. Cela montre en même temps la distance et le lien qui unit les deux frères.

L’album montre aussi la continuité de l'interconnexion avec le parcours de l’escargot et des deux frères. Les deux frères ne peuvent pas manger la glace, car ce magasin est fermé du fait que le camion du marchand de la glace s’est heurté sur un pylône devant lequel l’oiseau qui a déjà tenu dans son bec l’escargot et un autre grand oiseau qui voulait l'attraper se sont combattus. C’est pour ça que l’escargot peut être sauvé.

Nos journées sont mouvementées, même pleines d'imprévus et de surprises, mais cela ne suppose pas d'éprouver des regrets. Chacun à son propre parcours. On peut pourtant se rejoindre. L’album est très impressionnant, le texte est composé du dialogue qui représente à la fois la distance et la complicité entre les deux frères avec les différentes couleurs et l’image représente chaque univers qui est connecté. La majorité des images montre que chacun vit séparément, mais sur les dernières pages, la frontière entre les trois mondes est brisée. C’est le moment où ils se rejoignent.

Dans les relations avec les autres, le monde qui nous entoure continue de suivre son cours, à son rythme et dans son entièreté, indépendamment de l’intention de chacun, car chacun de nous est différent. Chercher à en faire plus, ou à regretter, c’est voir le monde du point de vue individuel alors que l’on oublie que l’on est tous connectés.
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous, Quand on remarque chez quelqu’un quelque chose de différent de soi ou des habitudes, qu’est ...
11/04/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Quand on remarque chez quelqu’un quelque chose de différent de soi ou des habitudes, qu’est ce qu’on pense en premier? L’album “Le Secret” écrit et illustré par Makiko Toyofuku paru aux éditions Qilinn traite de ce que signifie aimer et s’émanciper quand on est confronté au regard d’une communauté.

Les premières réactions jouent un rôle crucial dans nos interactions sociales, car, oui, le secret de Petit Chat peut être dû aux réactions des autres chats. Tous les chats aiment les poissons dans un village où il n’y a que des chats qui vivent. Alors que les autres chats aiment les manger, Petit Chat aime juste les regarder. Il les adore tellement qu’il aimerait bien montrer aux autres les poissons qui nagent paisiblement dans un aquarium chez lui. Si les autres chats le voient ne pas manger de poisson, ils le considèrent comme étant bizarre, surtout ils chuchotent derrière son dos. C’est ainsi que son secret apparaît.

On peut dire que Petit Chat vit sous le regard des autres, mais pas forcément car il agit de manière différente face à un chat tigré qui ne veut pas chasser d’oiseaux. Alors que d'autres chats lui disent que ce dernier est drôle, Petit Chat est intrigué et lui demande si c’est vrai.

Petit Chat et le chat tigré savent exprimer ce qu’ils veulent ou pas. S’ils sont influencés par le regard des autres, ils auraient du mal, mȇme à se montrer. Alors que Petit Chat a pourtant son secret, le chat tigré se sent persécuté par l'intérêt de Petit Chat car il entend beaucoup les autres qui se moquent de lui du fait de ne pas aimer chasser les oiseaux. Le secret et le sentiment de persécution empêchent d'établir des relations saines, même s’ils sont dus aux préjugés des autres. C’est pour ça que curieux, Petit Chat s’approche de lui pour révéler d’abord sa vulnérabilité. C’est l'altérité, et un moyen d'établir les liens avec des autres qui ont chacun leur propre vulnérabilité. C’est un moyen de comprendre les autres.

Petit Chat et le chat tigré, enfin se comprennent et partagent leur préférence : l’un aime regarder les poissons, l’autre les oiseaux.
Cependant il convient de réfléchir à ce que signifie aimer. C’est tout à fait possible d’aimer manger les poissons ou juste de les regarder, mais il ne faut pas les enfermer. Pour Petit Chat, les poissons qu’il aime sont dans un petit aquarium, pour le chat tigré, les oiseaux qu’il aime sont chez lui et dans des cages.

Par contre, ce qui est intéressant, c’est les images sur les pages de garde avant et après. Sur la première, on peut voir que certains chats chassent les poissons dans la rivière, que Petit Chat les regarde nager tranquillement et que le chat tigre regarde un oiseau qui s’envole. Sur la dernière, Petit Chat dessine un poisson, le chat tigre un oiseau dans un champ. Ça, c’est beaucoup plus agréable.

Ces images montrent le fait qu’on s’entend bien. La première de couverture montre aussi que Petit Chat est devant une grande clef. Cette dernière est une clef cruciale qui permet que les poissons enfermés et même Petit Chat s'émancipent. Aimer véritablement, c’est aussi voir les autres libres et accepter leur différence.

Dans un album, dès la première de couverture jusqu'à la dernière de couverture, chaque page s’adresse aux lecteurs. Dans cet album, le texte ne parle pas beaucoup plus que les images. Ces dernières nous permettent de réfléchir à ce que signifie aimer surtout sur les pages de garde et sur les premières et dernières de couverture qui parlent du sujet principal.

La grande clef qui est très remarquable sur la première de couverture est toujours absente dans cette histoire. Quand on lit jusqu'à la dernière de couverture, on peut découvrir que les nageoires caudales des poissons sont beaucoup plus remarquables. La clef et les nageoires caudales permettent de suivre le parcours initiatique de Petit Chat vers son émancipation.

En vous souhaitant une belle découverte et n'hésitez pas a nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous, Nous à livres Ouverts — lancement des ateliers !Nous ouvrons bientôt nos ateliers autour de ...
01/04/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Nous à livres Ouverts — lancement des ateliers !
Nous ouvrons bientôt nos ateliers autour de la littérature jeunesse : un espace doux, vivant et curieux pour lire, ressentir, débattre et créer ensemble.
Pour cette ouverture, nous proposons une offre de lancement accessible :
🧡 Prix libre par séance : 5 € / 10 € / 15 € Ces ateliers d’introduction permettent à chacun de découvrir notre univers, sans barrière.
Sessions d’1 mois 4 ateliers (1 par semaine) pour aller plus loin ensemble. Pour ces cycles mensuels, une participation douce sera proposée afin de soutenir le projet et notre travail à deux.
💻 En ligne sur Jitsi Meet Simple, gratuit, accessible à tous.
📖 lectures d’albums, discussions sensibles, mini ateliers créatifs, échanges libres et bienveillants
Pour adultes curieux, parents, professionnel·les de l’enfance, passionné·es de littérature jeunesse.
Intéressé·e ? Écrivez-nous en DM pour recevoir les infos, les dates et le formulaire de choix.
Librairies, médiathèques, lieux culturels, petite enfance : Si vous souhaitez accueillir nos ateliers en présentiel, nous serions ravies d’en discuter. Contactez-nous en DM.

🧡 Nous à livres Ouverts — lire, ressentir, comprendre, partager.
Et vous, qu’en pensez vous ? Nous sommes en train de mettre tout cela en place avec beaucoup de cœur. Vos retours, vos envies, vos idées comptent énormément pour nous.
Chaleureusement de Paris.

Bonjour  à  toutes et à tous, Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album sur la possibilité de voir la dis...
28/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album sur la possibilité de voir la dispute comme un moyen aussi de se construire.

L’enfant observe attentivement les paroles et les comportements de ses parents dans la vie quotidienne. L’album “Qui des deux?” écrit et illustré par Beatrice Alemagna paru aux éditions l'école des loisirs parle d’un épisode de Pascaline, une petite chauve-souris qui comprend le monde qui l’entoure en découvrant ses parents.

Même lorsque Pascaline est dans sa chambre, elle écoute attentivement que ses parents discutent entre eux. Pour le dîner, ces derniers discutent sur la manière de cuisiner : des grillons frits et bouillis. Pascaline s'intéresse aux deux manières en fait. Les deux sont bons pour elle. Mais ses parents sont très opposés. Malgré elle, la fillette se dédouble face à leur avis différents.

On est souvent confronté à choisir entre celui qui a raison ou celui qui a tort. Mais pour Pascaline, il est difficile de choisir. C'est pour ça qu'elle se divise. C’est une situation où elle entend deux voix intérieures en elle. Les deux voix ont aussi leurs arguments sur maman et papa..

Dans la mesure où elle se divise en deux, elle subit aussi le fait que son doudou doit se diviser, par contre elle profite du double : recevoir deux cadeaux à l'anniversaire par exemple. Tout peut être en double. Pour elle, c’est magnifique. C’est une capacité de l’enfant de voir la situation en double et non de manière divisée. C’est une question de quel point de vue adopter pour comprendre le monde qui l’entoure.

“Quand on est deux, on a tout en double!” : applaudissent Pasca-mama et Papa-scaline.

Papa et maman sont des personnes différentes. Leur opinion est aussi différente. Parfois ils discutent, parfois ils se disputent. L’enfant a une grande chance pour réfléchir sur leur avis. Il savoure vivre en double. Il n'a pas forcément besoin de choisir entre les deux. Il peut avoir une autre opinion.

Après s'être disputés, ses parents prennent chacun, alors du temps pour se calmer. Prendre une distance permet l’introspection. Maman rend visite avec Pasca-mama chez les Crapauds, Papa reste avec Papa-scaline à la maison. Les deux Pascaline découvrent encore que maman et papa pensent à l'un et à l'autre. Se disputer n’est pas se rejeter l’un l’autre.

Cet album tire sa force aussi de l’emploi de l’expression, “ il n’ y en a pas deux comme elle” qui résume pleinement le message. Nous sommes tous uniques du fait de nos différences.
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour, à toutes et à tous, Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album, écrit par Priscilla Howe illustré...
24/03/2026

Bonjour, à toutes et à tous,
Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album, écrit par Priscilla Howe illustré par Joëlle Dreidemy paru aux éditions Didier jeunesse, qui commence comme un conte “c’est une histoire d’un bébé…” qui est très autonome et qui sait poser ses limites.

À la table, une toute petite fille demande du jus de pomme “Mon ju-pomme! mon ju-pomme!” Mais il est dans la cave. Sa grande sœur, son grand frère et sa maman, chacun y descend à son tour. Oui, l’un après l’autre! Car personne ne réussit à l’apporter, même pas son tonton invité car à la cave, un fantôme avec un œil au beurre noir leur fait peur. Et maintenant qui va y descendre? Le bébé remonte sa couche-culotte et descend un pas après un pas.

Le fantôme avec un œil au beurre noir est toujours là. En accordant plus de l’importance à prendre et à boire son jus de pomme, la toute petite fille réussit au contraire, elle fait peur au fantôme. Elle trouve qu’avoir deux yeux au beurre noir est pire qu’avoir un œil au beurre noir. Le fantôme a peur d’avoir deux yeux au beurre noir.

Chacun a des désirs différents. L’enfant veut prendre ce qu’il veut, le jus de pomme. Parfois, un plein d’imagination et ce qui est moins important pour nous, nous font peur. Si on descend avec son propre objectif qui est fort, il n’y a aucune raison de rencontrer un fantôme. La petite fille a envie uniquement de jus de pomme.

Alors sa grande sœur, son grand frère, sa maman essaient de prendre du jus de pomme spécialement “pour la toute petite fille” et même son tonton, après avoir essayé, propose de lui prendre autre chose au supermarché, sous prétexte que “le jus de pomme de la cave n’est pas bon, la date est dépassée”. Le reste de sa famille aussi prend comme prétexte à beaucoup de choses la présence du fantôme.

On dit très facilement, surtout à l'enfant, que c’est “pour toi”. Mais on ne le prend pas en considération en réalité, ce qu’il veut est de plus en plus éloigné. C’est pour ça qu'il y descend pour chercher ce qu’il veut précisément.

Cet album souligne la spécificité de l’expression “pour toi”, “pour le bébé”. Vivre ensemble ne signifie pas “vivre pour quelqu’un d’autre”. Il montre que “pour toi” doit être “respect de toi”, “Toi” étant bien évidemment le bébé. L’illustration renforce le message de cette histoire pleine d’humour, celle d’un bébé qui veut SON jus de pomme.

En vous souhaitant une belle lecture, et n'hésitez pas à nous en faire un retour.

Bonjour à toutes et à tous, Aujourd’hui, nous souhaitons vous faire découvrir un album d'éveil sur l’importance d'être e...
21/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd’hui, nous souhaitons vous faire découvrir un album d'éveil sur l’importance d'être ensemble.

Le printemps arrive à nouveau. Mais le petit froid glacial reste encore dans l’air. Sur la banquise, le petit pingouin a froid, très froid. Quand le froid est là, un chapeau, une écharpe, un feu, et un mouvement suffisent pour se réchauffer? Oui, mais ce n’est pas forcément efficace. Ca va mieux d'être ensemble!! Le petit pingouin prend son amie dans ses bras.

Les albums pour enfants s’adressent toujours aux petits enfants pour leur montrer des moyens de vivre ensemble car la vie en commun s’apprend dès le plus jeune âge.

En vous souhaitant un bon moment de partage, n'hésitez pas à nous faire un retour.

Petit Pingouin glace écrit par Constanze V, illustré par Kitzing aux éditions La joie de lire.
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Bonjour  à toutes et à tous, Dans notre vie, il n’y a pas que de bonnes choses : pour la vie des enfants comme pour cell...
20/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Dans notre vie, il n’y a pas que de bonnes choses : pour la vie des enfants comme pour celle des adultes. Pourtant on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de solutions pour dépasser les difficultés.
Aujourd’hui nous souhaitons partager avec vous un album, "L'ogre de la salle de bain" écrit par Gaelle Arnaud illustré par Stéphanie Augusseau paru aux éditions Alice, qui aborde le thème de l'harcèlement sexuel vécu par une enfant en empruntant des contes.

Marie, une enfant pleine d’imagination inspirée des contes préfère faire une paire de gants avec de la mousse dans la baignoire. Elle aime inviter des personnages à parler en prenant un bain. Mais un jour, une personne non invitée entre dans la salle de bain et lui fait du mal. Pour elle, c’est un ogre.

Selon le rapport, les agressions sexuelles sont dans plus de neuf cas sur dix exercées par des personnes proches. On a beau apprendre à dire non, l’enfant qui accorde plus d’importance aux relations familières a du mal à mettre des mots exacts pour s'affirmer. Ces dernières le manipulent en plus. C’est pour ça que se raconter aux autres, demander une aide est aussi important que dire Non, car il existe toujours un ogre qui fait de la peine, au contraire, il existe aussi des fées qui nous aident.

Cet album s'adresse aux jeunes lecteurs pour qu’ils ne se sentent pas coupables car comme tous les enfants qui subissent cette situation, ils trouvent que c’est de leur faute face à une situation terrible. Marie aussi se dit “J'aurais dû me méfier.” et “si Blanche-Neige avait su que la méchante sorcière s'était déguisée en marchande, elle n’aurait pas acheté de pomme…”.
La méchante sorcière se fait passer pour une marchande et l’ogre aussi pour une personne gentille, on ne sait vraiment pas ce qui se cache derrière. Se sentir coupable, avoir plein de regrets nous enferme dans le passé vécu. Cet album accueille Marie, chargée de culpabilité et de honte, les épaules tombantes et les yeux baissés car ce n’est pas de sa faute.

Plus il y a d’albums comme “Mon petit trésor” de Christine Naumann Villemin et de Sibylle Delacroix, “Surtout la nuit” de Didier Jean & Zad et de Laura Giraud, plus les enfants sont informés tôt, car des ogres ou des personnes mal intentionnées peuvent toujours apparaître. Quand elles décident vraiment de faire du mal, on peut malheureusement être victime. Il est important de ne pas croire que ce qui se passe dans ces situations est de notre faute.
En vous souhaitant une bonne lecture, n'hésitez pas à nous faire un retour.

Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album “Huit petits chatons” écrit par Ulf Nilsson illustré par Lisen ...
16/03/2026

Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album “Huit petits chatons” écrit par Ulf Nilsson illustré par Lisen Adbåge paru aux éditions Cambourakis, qui montre que Mimi, une fillette, découvre ce que veut dire s’occuper de quelqu’un.

Minette, une maman ch**te a donné naissance à huit petits. Mimi se met à partager sa chambre avec eux. C’est ainsi qu’ils y cohabitent. Mais à un moment, Minette sort toute seule en les laissant. Mimi, s'inquiète de devoir s’occuper toute seule de huit petits mais cette dernière s’éloigne petit à petit sans lui répondre. Enfin la mission de la fillette pour “s’occuper” des huit chatons commence : l’aventure peut débuter ! Mais l’aventure de qui?

La chambre de la fillette n’est pas grande, mais pour huit petits, elle est un grand monde à découvrir. Ils explorent avec leur toutes petites pattes tous les côtés de ce nouveau monde, même dans son pull. Et alors Mimi? Elle cherche à attraper, à rattraper l’un après l’autre… et à les récupérer dans le panier en leur disant souvent de faire dodo comme le fait une “bonne maman".

Au retour de Minette, les aventures, en réalité pour tout le monde, les petits chatons, la fillette même Minette, la maman, finissent car les petits chatons qu’elle avait du mal à rattraper dans le panier se rapprochent automatiquement de leur maman pour boire du lait.

Mimi finit par se reposer en pensant “En fait, personne n’est capable de garder tous les chatons dans le panier, sauf leur maman, Ouf!” Mais… vraiment? Oui et Non! Pourtant pour découvrir le monde, il faut avoir le ventre plein. Après avoir bu du lait, les petits recommencent leur exploration partout et s'éloignent de leur maman. C'est la manière pour Minette de s’occuper de ses petits : Elle dort avec eux, leur laisse boire du lait quand ils ont faim et les lèche pour qu’ils soient propres. C’est tout mais c’est suffisant.

Les petits qui sont venus au monde veulent le découvrir. On ne peut pas enfermer des enfants sous prétexte de s’occuper d’eux et de les protéger. On voit Mimi s’affaler sur son lit car elle est à bout de force après s'être occupée des petits.

L’illustration détaillée de la petite chambre rend le grand voyage de tous les personnages encore plus intéressant et elle nous permet à nous lecteurs de partager ce voyage en nous plongeant dans la petite chambre.
En vous souhaitant une belle découverte, n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture. Et vous, vous êtes plus du côté de Mimi ou de Minette?

Bonjour à toutes et à tous, Aucun doute, nous aimons les histoires, nous aimons les raconter et les écouter, que ce soit...
12/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Aucun doute, nous aimons les histoires, nous aimons les raconter et les écouter, que ce soit vrai ou pas.

L’album “il paraît que” écrit et illustré par Olivier Tallec paru aux éditions Pastel montre que c’est nous qui sommes au cœur des histoires. Un petit écureuil avale un jour un pépin de pomme, sans faire exprès. Il se souvient tout de suite d'un dicton “Il paraît que si on avale un pépin de pomme, on a un arbre qui pousse à l'intérieur.” Il a les épaules basses. Il a l’air inquiet en imaginant se transformer en pommier.

Essayant de freiner son imagination dans laquelle il devient un arbre, il ne peut pas en fait s'empêcher de s'inquiéter. Les autres qu’il croise : Gunther, blaireau, hérisson, pie, son ami Poc …. semblent connaître ce dicton.

Mais étonnement, la version n’est pas forcément la même. Chacun raconte cette histoire, mais à sa manière. Mais une chose ne change pas : c’est effrayant. Nous lecteurs sommes intéressés, mais il a l’air de plus en plus affaibli, car son expérience, selon cette histoire, évolue de plus en plus. Elle est de plus en plus variée et terrifiante : un pépin de pomme rouge, de raisin, de poire, voire un noyau de cerise, surtout si on l’a avalé, on a un cerisier qui sort par les oreilles, et bien d’autres choses terribles encore.

C’est vrai que nous aimons les histoires, mais celles-ci peuvent provoquer des soucis, faire du mal, car une histoire se transforme librement, se développe, disparaît, mais aussi surtout elle est exagérée et amplifiée en passant d’une personne à l'autre, de bouche à oreille. Personne n’est responsable de cette dernière.

L’histoire d’un pépin de pomme que le petit écureuil a avalé qui a fait un tour et qui a rencontré d’autres histoires similaires est enfin dévoilée. Elle n’a rien de particulier en réalité.

Au printemps, voyageons avec le petit écureuil en dictons qui n’ont pas de grandes significations.
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture. Et vous, quel dicton entendez-vous le plus souvent ?

Adresse

Rue De La Butte Aux Cailles
Paris
75013

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