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Bonjour à toutes et à tousLa magie nous enchante. C’est pour ça que le cirque nous enthousiasme. Et si la magie ne se tr...
18/06/2026

Bonjour à toutes et à tous
La magie nous enchante. C’est pour ça que le cirque nous enthousiasme. Et si la magie ne se trouvait pas que dans le cirque?
Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album qui nous fait decouvrir la magie du quotidien.

L’album en carton “J’ai finiii!” écrit par Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet et paru aux éditions Gallimard Jeunesse, parle que nous aussi, au quotidien, sommes des magiciens qui savent faire surgir beaucoup de numéros magiques.

Une petite fille appelle son papa “PAPA, J’AI FINI!”. Elle est assise sur le petit pot où elle vient de terminer. Comme son papa ne répond pas, sa voix qui le cherche devient petit à petit plus forte et longue. Ça ne va plus. Comme le papa ne répond encore pas, elle prend son petit pot et part à sa recherche en hurlant “PAAPAAA!!!” Son papa est occupé pour répéter ses tours. Et bien, “ABRACADABRI! ABRACADABRA!” Elle, toute seule, vide son petit pot dans les toilettes, puis tire la chasse, “pschhh!”. La fillette fait apparaître la magie : ses besoins ont disparu.

Les illustrations pleines d’humour montrent une famille magicienne. Le grand frère, la grande sœur et le papa de la fillette s'entraînent à exécuter leurs tours. Tout le monde porte même une cape de magicien.

Ce qui est intéressant, c'est que cet album montre notre quotidien en le comparant à la magie que l’enfant aime tant. Ce n’est pas un fantasme qui s'échappe du réel, mais c’est une possibilité de changement. Cette possibilité existe bel et bien dans la vie. Ce qui était impossible jusqu'à hier devient possible aujourd’hui. On pourrait appeler cela un moment magique. Ce moment n’arrive pourtant pas par hasard. C’est celui où l’on apprend à parler, où l’on trouve pour la première fois son équilibre, où l’on réussit au pot… tous ces instants sont des changements du réel qui ressemblent à de la magie.

Son grand frère, sa grande sœur et son papa s'exercent à la magie. Et la fillette aussi vit en harmonie avec sa famille en prononçant aussi une formule magique “ABDACADABRA!”
La force de la littérature de jeunesse sait transformer même un moment très intime et un passage initiatique en un instant magique.

En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à faire un retour de lecture.

Bonjour  à toutes et à tous, Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous une réédition d’un album pionnier à son épo...
09/06/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous une réédition d’un album pionnier à son époque : l’Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon.

“On n’a qu'à dire qu’on s'était perdus et puis qu’on s’est retrouvés.” C’est ce dont Julie, une petite fille, prend conscience, en rentrant de nouveau chez elle, un lieu où elle a été rejetée, désespérée, et où elle a vécu sa première expérience de confusion identitaire. C’est un message à la fois adressé à ses parents et à elle-même. Cet album raconte le parcours initiatique de Julie, une petite fille.

Ça fait cinquante ans qu’est paru l’album “Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon” écrit par Christian Bruel, illustré par Anne Bozellec. Depuis, il est toujours édité, et cette année particulièrement aux éditions Thierry Magnier. Cet album est considéré comme un album qui est pionnier du genre au sens littéraire et sociologique. Il explore la construction identitaire de l’enfant. C’est pour cela que depuis si longtemps cet album permet de nous interroger sur qui on est.

D’abord, on peut dire qu'à cinquante ans, cet album est devenu “adulte”. Même s’il est difficile de définir en un seul mot le terme d’adulte, est ce que ce dernier, comme cet album par exemple, doit toujours vivre en luttant contre un modèle social imposé, un fantôme qui flotte inconsciemment en nous qui est symbolisé ici, par une pierre tombale sur laquelle est inscrit “Charles Perrault 1623-1703” dont les contes sont en général moralisateurs. Cet album illustre symboliquement une situation où la fillette est découragée par la société, plus précisément, par ses parents qui exigent toujours d’elle d'être une fille comme les autres filles qui sont complètement différentes d’elle qui est unique.

Ce qui nous frappe, c’est la manière dont la petite fille se perd petit à petit. Elle commence par dire “je ne suis pas comme tout le monde, maman, Je suis Julie!” en réponse à sa maman qui lui lance “Tu ne peux vraiment rien faire comme tout le monde?” Néanmoins un jour elle remarque son ombre de garçon sous les incessantes pressions des parents “tu es un vrai garçon manqué”. Mais elle est même niée par ses parents. Et donc elle fait quoi? Elle finit par essayer de s’enterrer.

Enfin Julie égarée creuse sa propre tombe pour essayer de s’enterrer elle-même juste à côté de la pierre tombale de l’auteur du conte le plus connu dans le monde. Pendant 50 ans, certains enfants ont peut-être perdu leur chemin et creusé leur propre tombe, au contraire, d’autres ont retrouvé leur propre voie. Cette situation nous permet d'affirmer que cet album a vraiment accompagné le parcours de construction des enfants et de nous lecteurs.

Julie qui est sommée constamment de devenir quelqu’un d’autre qui satisfait ses parents, nous interroge encore aujourd’hui, cinquante ans plus t**d sur pourquoi notre vie doit plaire aux parents, mais aussi aux autres? Parce qu’elle ne peut aimer ni son propre reflet dans le miroir ni son ombre.

Le texte est très actuel et le message est toujours contemporain. L’illustration décrit l'état de la fillette sous différents angles soit de front, d’égal à égal avec son interlocuteur, soit de haut en bas, la vision de l’adulte représentant d’une autorité. Elle montre aussi la différence du regard que l’on porte sur l’être humain en utilisant une gamme de couleur en noir et blanc qui represente l’égalité, c’est à dire le regard de l’enfant.
La couleur rouge intense représente le regard de la société qui se focalise sur un point unique et qui ne voit pas l’ensemble. On peut voir depuis la première page l’illustration qui montre une ville, une chambre et une chambre d’enfant en noir et blanc. La fille lit sur le lit en portant ses patins qui sont uniquement en rouge et qui sont un point unique sur lequel sa maman se focalise : cette dernière lui dit “Dis-moi, ma chérie, tu es bien sûre d’avoir besoin de tes patins pour lire?

En affirmant courageusement que “on a le droit”, elle rentre de nouveau chez elle, son ombre est devenue plus grande qu’elle, même sous un angle de haut en bas, car son ombre contient un univers infini que la fillette ne connaît pas. qu’elle n’a pas eu encore le temps de découvrir et qu’elle va découvrir autrement.
On peut se poser la question que le fait qu’il soit réédité cinquante ans après signifie que la question est toujours d'actualité et qu’elle pose toujours problème pour certains.

En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous, Souriant, un loup est dans un champ de tournesol en regardant une poule qui se dresse au-des...
06/06/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Souriant, un loup est dans un champ de tournesol en regardant une poule qui se dresse au-dessus du grillage. Que pensez-vous qu’il va se passer?

Il arrive parfois que des idées reçues nous gênent. L’album “Odette et son Loup” écrit par Anne-Sophie Plat illustré par Marianne Barcilon et paru aux éditions Kaléidoscope, permet de les fissurer et de s'avancer vers des mondes inconnus.

Il y a une frontière visible ou invisible entre nous. Il existe même un grillage visible entre l’univers d’Odette, une poule et de Jean-Loup, un loup. Et en réalité, un mur invisible entre eux est beaucoup plus haut et très solide. Mais on ne sait pas par quel mystère, le cœur de Jean-Loup l’a déjà légèrement franchi pour rejoindre Odette. C’est un scandale dans le poulailler.

“Quand on est un loup, on ne rôde pas près d’un poulailler comme on veut”. Cette citation dans cet album montre qu’il existe des domaines auxquels on ne peut même pas accéder librement du fait de ce que l’on est. On en a froid dans le dos rien que d’y penser. Notre société érige pour chacun des zones qu’il est impossible de franchir. Le regard des autres influence très fort sur l'identité de chacun et sur sa décision. Les poules pressent Odette pour chasser un étranger qui n’a fait que tomber amoureux.

Elle aussi ne s'y intéresse pas. Elle lui dit “tu as des poils, et moi des plumes. tu as un museau, moi un bec”. C’est vrai, on est tous différent. Pourtant, Jean-Loup lui rappelle qu’elle ne sait qu’il est un loup. Reconnaître les différences de chacun ne revient pas à connaître l’autre. Odette décide de faire connaissance avec lui. Découvrir petit à petit l’autre fait un grand plaisir. La petite poule est aussi surprise d'elle-même, tant elle est pleine de curiosité. Surtout cette dernière fait naître des questions en elle. Odette en lui posant des questions découvre un autre univers dans lequel il y a des choses qu’elle aime.

Au contraire, croire connaître l’autre ne signifie pas forcément l'apprécier. Même si elle s’ouvre petit à petit à l'univers de Jean-Loup, elle essaye de se tourner vers des coqs qu’elle croit connaître dans son poulailler. Guidée par la peur du regard des autres, elle nie ses propres ressentiments. Oui, il y a une résonance en petite poule, qui est déjà touchée par Jean-Loup, les conditions extérieures ne comptent plus. Elle a un penchant pour l’univers extérieur pour vouloir le découvrir encore. “Je suis libre d’aimer qui je veux!”. Le bec et le museau, deux formes différentes qui n’auraient jamais dû se toucher, trouvent pourtant un point de rencontre.

Le texte qui tisse avec finesse l’univers humain et celui des poules met en lumière la découverte de l’amour avec des illustrations pleines d’humour. L’histoire d’amour nous attire toujours, et cette histoire d’amour est encore plus touchante grâce aux illustrations qui décrivent avec plus de détails les émotions, les gestes.

Il reste malgré tout qu’il y a un peu de regret. Pourquoi pour Jean-Loup il n’y a pas de questions sur Odette? Il a fait une limonade maison pour discuter avec celle-ci comme s'il la connaissait depuis longtemps, et comme s' il croyait connaître toutes les filles. Parce qu’il ne lui demande pas si elle l’aime ou pas et il lui offre plusieurs fois un bouquet de fleurs. Par exemple, un chat offre comme cadeau une souris ou un petit oiseau à l'autre qu’il aime. Jean Loup a l’air un tout petit peu “machiste” sur ce point.

En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous,  Quel lien nous allons tisser avec un enfant qui né dans un monde qui lui est totalement étr...
03/06/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Quel lien nous allons tisser avec un enfant qui né dans un monde qui lui est totalement étranger ? Dès la naissance, on crée et tisse constamment des relations pour qu’elles soient saines, authentiques et surtout empreintes de complicité. S’il en est ainsi, comment on construit ces relations?

Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album “À pas de canard” écrit et illustré par Michel Van Zeveren et paru aux éditions Pastel, qui montre comment une maman et un enfant construisent leur complicité.

C’est l’heure de la sortie de l'école. Maman propose à son enfant de rentrer à pied. Pour l’adulte, le chemin n’est peut-être pas très long, mais pour l’enfant ça peut être long. La maman montre d’abord à son enfant qui trouve le chemin long, qu’ils peuvent avancer à pas de lapin. Alors l’enfant? Celui-ci aussi se met à marcher de la même manière, en la regardant. Il découvre d’ailleurs une file de fourmis par terre. Cette rangée de fourmis, on peut la voir du fait qu’il marche accroupi, à pas de lapin. À la suite, ils marchent à pas de canard, de kangourou, de pingouin et bien d’autres manières encore.

Cet album en carton montre bien leur complicité en couleur et la nature en noir et blanc à l’arrière-plan de chaque double page. Ils avancent tantôt devant, tantôt derrière. Ils sont d'égal à égal. Et puis l’enfant invente une manière de marcher comme les pas de maman. Il monte sur les pieds de sa maman en lui disant qu’il préfère marcher à pas de maman. L’enfant et sa maman deviennent complices au fur et à mesure de leurs marches. Enfin, ils sont arrivés chez eux en traversant des imaginaires plus ou moins éloignés de leur quotidien. Ce qui nous montre qu’avec la complicité, on peut aller loin.

Deux personnes de tailles différentes construisent un moment de complicité en partageant ensemble les mêmes expériences. C’est ainsi qu’ils ajoutent pas à pas une petite pierre à leur complicité pour vivre ensemble.

Eh vous, quel est votre pas préféré lorsque vous accompagnez un enfant ? À pas de canard, de lapin….
En vous souhaitant une belle découverte, n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous, Que pense-t-on généralement des écureuils et comment les perçoit-on ? Ils sont fragiles,  mi...
25/05/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Que pense-t-on généralement des écureuils et comment les perçoit-on ? Ils sont fragiles, mignons, ou simplement des êtres qui vivent leur vie à leur manière. Mais alors, on porte sur les autres quel regard et réciproquement ?

L’album “un peu beaucoup” écrit et illustré par Olivier Tallec paru aux éditions Pastel en 2020 parle de la différence entre le regard que l’on porte sur soi et celui sur les autres à travers l’histoire d’un écureuil. L’auteur qui dessine celui-ci le représente comme un animal adorable et petit. C’est pour ça qu'il nous rappelle aussi que c’est un animal à protéger. On s’interroge sur le lien entre un jugement : petit, faible, mignon et une action : protéger. Alors est-ce que l’on demande à ce dernier s'il veut être protégé ? Sûrement pas.

Pour un écureuil, un arbre, c'est un peu tout : sa maison, son refuge, et bien sûr ce qui le nourrit. C'est une chose à laquelle il est très attaché. Il dit “mon arbre et moi, on s’occupe bien l’un de l’autre” ça a l’air vrai. C’est très agréable et chouette qu’il l’enlace et qu’il lui parle dans l’illustration.

Est-ce pour autant qu'il y est “trop” attaché et que ce dernier lui est précieux? Il tombe dans son propre piège sans s'en rendre compte. Il trouve une raison pour laquelle il faut prendre soin de l’arbre dans l'idée que ce dernier est fragile. En répétant son jugement, il profite de tout ce qu’il veut, de l'intégralité de l’arbre. Il mange toutes les pommes de pin, de petites aiguilles sur les branches grignote des racines, et il fait du feu avec les branches. Tout ça, il aime. Donc il ne se prive de rien.

Ce qui nous frappe, c’est que l'écureuil cherche toujours à justifier ce qu’il fait, ce dont il profite : il aime l’arbre qui est fragile. C’est pour cela qu’il doit en prendre soin. On ne sait pas qui décide des deux. L’arbre a plein de pommes de pin, de petites aiguilles, des racines que préfère le petit animal, c’est pour ça qu'il les mange, mais petit à petit. N’oublions pas que pour le petit animal, l'arbre est fragile. C’est aussi mieux qu’il les mange lui, plutôt que les autres. Pour faire du feu, les branches sont efficaces, car il y en a beaucoup. Ses arguments sont un peu étranges, mais pour lui c’est normal sans remarquer que l’arbre a disparu.

Et enfin, à force de s’occuper l'un de l’autre, en ce qui concerne l’arbre, il ne reste qu’une souche. Il n’est plus là pour protéger l'écureuil, car la foule afflue pour prendre bien soin de l'écureuil qui a l’air fragile. Bien sûr que personne ne demande d’en prendre soin, mais aussi celui-ci ne le veut pas.

L’auteur s’adresse à de jeunes lecteurs considérés comme fragiles qui considèrent l'écueil comme fragile pour éviter le retournement de situation.

Juger quelqu’un, ça peut être un moyen de vouloir le maîtriser. Et on trouve toujours un prétexte à la domination : l’indulgence comme le fait l'écureuil envers l’arbre.
Derrière une thématique apparente qui est l'écologie se cache une thématique aussi profonde: la reproduction du schéma de domination par le jugement.
En vous souhaitant une belle découverte et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tousParfois, on remarque un petit poil dans une soupe pendant un repas. À ce moment-là, qu’en pens...
05/05/2026

Bonjour à toutes et à tous
Parfois, on remarque un petit poil dans une soupe pendant un repas. À ce moment-là, qu’en pensons-nous? Comment réagissons-nous?

L’album “Le poil” écrit par Emilie Chazerand, illustré par Sébastien Mourrain paru aux éditions La Martinière en avril 2026, parle d’un épisode dans lequel Carole, une dame voit son monde intérieur tremblé à cause d’un petit poil.

Les dimanches, pour Carole, aller dans son restaurant préféré avec son chien et son mari est son grand plaisir. Un dimanche, elle tombe sur un pépin. Elle remarque un seul cheveu dans sa soupe. Depuis le moment de la catastrophe, elle enquête sur tous les poils des êtres vivants, les personnes et les chiens dans le restaurant : les cheveux, les barbes, tous les poils des corps avec plein d’humour. Elle invente une histoire sur ce petit poil. Son imagination baigne dans le monde des poils. L’illustration montre son imagination qui est encore plus grande en regardant les toilettes. C’est pour ça qu'elle se sent encore plus mal.

Ce qui est intéressant, c’est de voir les différents types de poils et leur forme au cours de son enquête. Mais elle ne peut pas trouver le “coupable” car à la cuisine, les cuisiniers sont chauves et les autres ont chacun un ingrédient de ce type qui lui est propre. Désespérée, elle va aux toilettes. Mais dans le miroir, elle trouve son jumeau. C’est sur son menton.

Ce qui est étonnant, c'est qu'elle se calme tout de suite. Elle se met à profiter, “le bonheur, quoi!”
Un tout petit poil qui bouleverse le monde intérieur de Carole l’apaise en un clin d'œil. Son bonheur et son malheur changent rapidement selon la manière dont elle regarde le monde.

On peut rencontrer souvent cette situation dans notre quotidien, alors que le petit poil des autres est catastrophique, le sien est agréable? Mais on ne sait pas à qui il est en réalité. Il faudrait faire un relevé d’ADN….
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour, à  toutes et à tous, Nos journées sont mouvementées même si on ne s’en rend pas forcément compte. On est parfoi...
22/04/2026

Bonjour, à toutes et à tous,
Nos journées sont mouvementées même si on ne s’en rend pas forcément compte. On est parfois confrontés à des imprévus ou des surprises. Ça nous arrive souvent. Aujourd’hui nous souhaitons partager avec vous un album qui parle de notre quotidien vif et interconnecté.

L’album “La f***e journée d’un escargot” écrit et illustré par Da Wu paru aux éditions HongFei montre que deux frères et même un escargot sont confrontés à une journée pleine de rebondissements.

Les deux frères sont en route pour faire les courses et aller au cinéma après avoir pris une glace parfumée. Sur leur chemin, le petit frère remarque un escargot qui semble aller vers le haut d’un rocher. L’escargot, qui nous surprend toujours par sa lenteur, est un de ses symboles. Mais il convient de réfléchir à ce qui est lent, car pour lui aussi il se trouve lent?

Le petit frère qui le trouve lent le déplace “gentiment” avec la main au sommet du rocher pour “l’aider”. Voilà, il passe une journée mouvementée, mais en réalité elle n’arrive pas toute seule. Tout de suite un oiseau s’approche de sa proie, Et hop!

Dès maintenant, en réalité depuis que le petit a touché l’escargot, l’album montre trois mondes différents qui sont en réalité connectés. Sur les pages de gauche, le parcours de l’escargot avec les autres qui le découvrent, sur les pages de droite qui envahissent un peu les pages de gauche, le parcours des deux frères qui est aussi différent : la même direction, l’univers différent. On a beau vivre dans un même endroit, on connaît son propre univers qui est lié aux autres : l’escargot, le petit, le grand, et tous ceux que l’on croise.

Le petit est choqué et sur le champ, il regrette ses actes : “qu’est-ce que j’ai fait?” C’est vrai que même s’il a l'intention de l'aider l’escargot, en réalité il finit par aider l'oiseau. En route, il se fait mal. Enfin il en arrive même à dire “si seulement, je ne l’avais pas touché …”.

Ce qui nous frappe, c’est le grand frère. En route ensemble avec son petit frère, mais en gardant un peu de distance, il fait semblant d'être indifférent envers son petit frère, il l'écoute et il avance. Il ne s’attache pas sur ce qui s’est passé. Le petit est plein de regrets pour ce qu’il a fait, il ne cesse de s'inquiéter pour l’escargot.
À chaque moment, en l'écoutant, le grand frère lui répond en ne prenant en considération que le moment présent. Le petit frère dit d’avoir aidé l’escargot à aller vite, le grand frère lui réplique “tu m’aides à faire les courses”. Pour le petit, ce qui est une catastrophe, c’est qu’il l’avait touché, pour le grand,, ce sont les embouteillages. Ç’est un moyen de consoler son petit frère pour ne pas le laisser dans ses regrets.

Le dialogue des deux frères est à la fois décalé et relationnel. Ils ne se regardent pas en face. Le grand frère se tient tout près du cœur de son petit frère, même en marchant devant. Cela montre en même temps la distance et le lien qui unit les deux frères.

L’album montre aussi la continuité de l'interconnexion avec le parcours de l’escargot et des deux frères. Les deux frères ne peuvent pas manger la glace, car ce magasin est fermé du fait que le camion du marchand de la glace s’est heurté sur un pylône devant lequel l’oiseau qui a déjà tenu dans son bec l’escargot et un autre grand oiseau qui voulait l'attraper se sont combattus. C’est pour ça que l’escargot peut être sauvé.

Nos journées sont mouvementées, même pleines d'imprévus et de surprises, mais cela ne suppose pas d'éprouver des regrets. Chacun à son propre parcours. On peut pourtant se rejoindre. L’album est très impressionnant, le texte est composé du dialogue qui représente à la fois la distance et la complicité entre les deux frères avec les différentes couleurs et l’image représente chaque univers qui est connecté. La majorité des images montre que chacun vit séparément, mais sur les dernières pages, la frontière entre les trois mondes est brisée. C’est le moment où ils se rejoignent.

Dans les relations avec les autres, le monde qui nous entoure continue de suivre son cours, à son rythme et dans son entièreté, indépendamment de l’intention de chacun, car chacun de nous est différent. Chercher à en faire plus, ou à regretter, c’est voir le monde du point de vue individuel alors que l’on oublie que l’on est tous connectés.
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous, Quand on remarque chez quelqu’un quelque chose de différent de soi ou des habitudes, qu’est ...
11/04/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Quand on remarque chez quelqu’un quelque chose de différent de soi ou des habitudes, qu’est ce qu’on pense en premier? L’album “Le Secret” écrit et illustré par Makiko Toyofuku paru aux éditions Qilinn traite de ce que signifie aimer et s’émanciper quand on est confronté au regard d’une communauté.

Les premières réactions jouent un rôle crucial dans nos interactions sociales, car, oui, le secret de Petit Chat peut être dû aux réactions des autres chats. Tous les chats aiment les poissons dans un village où il n’y a que des chats qui vivent. Alors que les autres chats aiment les manger, Petit Chat aime juste les regarder. Il les adore tellement qu’il aimerait bien montrer aux autres les poissons qui nagent paisiblement dans un aquarium chez lui. Si les autres chats le voient ne pas manger de poisson, ils le considèrent comme étant bizarre, surtout ils chuchotent derrière son dos. C’est ainsi que son secret apparaît.

On peut dire que Petit Chat vit sous le regard des autres, mais pas forcément car il agit de manière différente face à un chat tigré qui ne veut pas chasser d’oiseaux. Alors que d'autres chats lui disent que ce dernier est drôle, Petit Chat est intrigué et lui demande si c’est vrai.

Petit Chat et le chat tigré savent exprimer ce qu’ils veulent ou pas. S’ils sont influencés par le regard des autres, ils auraient du mal, mȇme à se montrer. Alors que Petit Chat a pourtant son secret, le chat tigré se sent persécuté par l'intérêt de Petit Chat car il entend beaucoup les autres qui se moquent de lui du fait de ne pas aimer chasser les oiseaux. Le secret et le sentiment de persécution empêchent d'établir des relations saines, même s’ils sont dus aux préjugés des autres. C’est pour ça que curieux, Petit Chat s’approche de lui pour révéler d’abord sa vulnérabilité. C’est l'altérité, et un moyen d'établir les liens avec des autres qui ont chacun leur propre vulnérabilité. C’est un moyen de comprendre les autres.

Petit Chat et le chat tigré, enfin se comprennent et partagent leur préférence : l’un aime regarder les poissons, l’autre les oiseaux.
Cependant il convient de réfléchir à ce que signifie aimer. C’est tout à fait possible d’aimer manger les poissons ou juste de les regarder, mais il ne faut pas les enfermer. Pour Petit Chat, les poissons qu’il aime sont dans un petit aquarium, pour le chat tigré, les oiseaux qu’il aime sont chez lui et dans des cages.

Par contre, ce qui est intéressant, c’est les images sur les pages de garde avant et après. Sur la première, on peut voir que certains chats chassent les poissons dans la rivière, que Petit Chat les regarde nager tranquillement et que le chat tigre regarde un oiseau qui s’envole. Sur la dernière, Petit Chat dessine un poisson, le chat tigre un oiseau dans un champ. Ça, c’est beaucoup plus agréable.

Ces images montrent le fait qu’on s’entend bien. La première de couverture montre aussi que Petit Chat est devant une grande clef. Cette dernière est une clef cruciale qui permet que les poissons enfermés et même Petit Chat s'émancipent. Aimer véritablement, c’est aussi voir les autres libres et accepter leur différence.

Dans un album, dès la première de couverture jusqu'à la dernière de couverture, chaque page s’adresse aux lecteurs. Dans cet album, le texte ne parle pas beaucoup plus que les images. Ces dernières nous permettent de réfléchir à ce que signifie aimer surtout sur les pages de garde et sur les premières et dernières de couverture qui parlent du sujet principal.

La grande clef qui est très remarquable sur la première de couverture est toujours absente dans cette histoire. Quand on lit jusqu'à la dernière de couverture, on peut découvrir que les nageoires caudales des poissons sont beaucoup plus remarquables. La clef et les nageoires caudales permettent de suivre le parcours initiatique de Petit Chat vers son émancipation.

En vous souhaitant une belle découverte et n'hésitez pas a nous faire un retour de lecture.

Bonjour à toutes et à tous, Nous à livres Ouverts — lancement des ateliers !Nous ouvrons bientôt nos ateliers autour de ...
01/04/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Nous à livres Ouverts — lancement des ateliers !
Nous ouvrons bientôt nos ateliers autour de la littérature jeunesse : un espace doux, vivant et curieux pour lire, ressentir, débattre et créer ensemble.
Pour cette ouverture, nous proposons une offre de lancement accessible :
🧡 Prix libre par séance : 5 € / 10 € / 15 € Ces ateliers d’introduction permettent à chacun de découvrir notre univers, sans barrière.
Sessions d’1 mois 4 ateliers (1 par semaine) pour aller plus loin ensemble. Pour ces cycles mensuels, une participation douce sera proposée afin de soutenir le projet et notre travail à deux.
💻 En ligne sur Jitsi Meet Simple, gratuit, accessible à tous.
📖 lectures d’albums, discussions sensibles, mini ateliers créatifs, échanges libres et bienveillants
Pour adultes curieux, parents, professionnel·les de l’enfance, passionné·es de littérature jeunesse.
Intéressé·e ? Écrivez-nous en DM pour recevoir les infos, les dates et le formulaire de choix.
Librairies, médiathèques, lieux culturels, petite enfance : Si vous souhaitez accueillir nos ateliers en présentiel, nous serions ravies d’en discuter. Contactez-nous en DM.
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🧡 Nous à livres Ouverts — lire, ressentir, comprendre, partager.
Et vous, qu’en pensez vous ? Nous sommes en train de mettre tout cela en place avec beaucoup de cœur. Vos retours, vos envies, vos idées comptent énormément pour nous.
Chaleureusement de Paris.

Bonjour  à  toutes et à tous, Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album sur la possibilité de voir la dis...
28/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous un album sur la possibilité de voir la dispute comme un moyen aussi de se construire.

L’enfant observe attentivement les paroles et les comportements de ses parents dans la vie quotidienne. L’album “Qui des deux?” écrit et illustré par Beatrice Alemagna paru aux éditions l'école des loisirs parle d’un épisode de Pascaline, une petite chauve-souris qui comprend le monde qui l’entoure en découvrant ses parents.

Même lorsque Pascaline est dans sa chambre, elle écoute attentivement que ses parents discutent entre eux. Pour le dîner, ces derniers discutent sur la manière de cuisiner : des grillons frits et bouillis. Pascaline s'intéresse aux deux manières en fait. Les deux sont bons pour elle. Mais ses parents sont très opposés. Malgré elle, la fillette se dédouble face à leur avis différents.

On est souvent confronté à choisir entre celui qui a raison ou celui qui a tort. Mais pour Pascaline, il est difficile de choisir. C'est pour ça qu'elle se divise. C’est une situation où elle entend deux voix intérieures en elle. Les deux voix ont aussi leurs arguments sur maman et papa..

Dans la mesure où elle se divise en deux, elle subit aussi le fait que son doudou doit se diviser, par contre elle profite du double : recevoir deux cadeaux à l'anniversaire par exemple. Tout peut être en double. Pour elle, c’est magnifique. C’est une capacité de l’enfant de voir la situation en double et non de manière divisée. C’est une question de quel point de vue adopter pour comprendre le monde qui l’entoure.

“Quand on est deux, on a tout en double!” : applaudissent Pasca-mama et Papa-scaline.

Papa et maman sont des personnes différentes. Leur opinion est aussi différente. Parfois ils discutent, parfois ils se disputent. L’enfant a une grande chance pour réfléchir sur leur avis. Il savoure vivre en double. Il n'a pas forcément besoin de choisir entre les deux. Il peut avoir une autre opinion.

Après s'être disputés, ses parents prennent chacun, alors du temps pour se calmer. Prendre une distance permet l’introspection. Maman rend visite avec Pasca-mama chez les Crapauds, Papa reste avec Papa-scaline à la maison. Les deux Pascaline découvrent encore que maman et papa pensent à l'un et à l'autre. Se disputer n’est pas se rejeter l’un l’autre.

Cet album tire sa force aussi de l’emploi de l’expression, “ il n’ y en a pas deux comme elle” qui résume pleinement le message. Nous sommes tous uniques du fait de nos différences.
En vous souhaitant une belle découverte, et n'hésitez pas à nous faire un retour de lecture.

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Rue De La Butte Aux Cailles
Paris
75013

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