07/08/2026
En primaire, les filles sont en moyenne meilleures que les garçons en sciences. Pourtant, elles désertent progressivement ces filières. Et quand elles arrivent en entreprise, elles postulent moins aux postes à responsabilité, non par manque de compétences, mais par autocensure.
Ce n'est pas une fatalité. C'est une construction sociale. Et ça se défait.
Mareva Sabatier, économiste du travail à l'Université Savoie Mont-Blanc, le démontre chiffres à l'appui : une hausse de 10 points du taux de femmes dans les instances de gouvernance réduit les inefficacités des entreprises d'environ 7 points. Les équipes dirigeantes mixtes sont moins focalisées sur le court terme, plus inclusives et au final, plus performantes financièrement.
La loi Copé-Zimmermann a fait bouger les conseils d'administration (46,9 % de femmes en France en 2025). La loi Rixain étend désormais cette logique aux instances dirigeantes : depuis le 1er mars 2026, les entreprises doivent compter au moins 30 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants et membres de COMEX, un seuil qui passera à 40 % en 2029. Une avancée réelle, mais les objectifs restent encore loin d'être atteints là où se prennent les vraies décisions stratégiques.
C'est pour ça que Femmes Ingénieures intervient dès le collège parce que les inégalités se construisent tôt, et accompagne les entreprises qui veulent agir, jusqu'aux plus hauts niveaux de direction.
👉 L'interview complète : https://groupe-ecomedia.com/mareva-sabatier-la-feminisation-des-conseils-dadministration-a-un-effet-positif-sur-la-sante-financiere-des-entreprises/
Pouvez-vous détailler l’objet de vos recherches universitaires en matière d’inégalités entre hommes et femmes au travail ?