Fondation pour la Mémoire de la Déportation

Fondation pour la Mémoire de la Déportation Fondation reconnue d'utilité publique

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation, créée en 1990, est la toute première Fondation de mémoire issue de la Seconde guerre mondiale. Comme le souhaitaient ses fondateurs, elle s’est voulue, dès sa création, représentative des différents courants historiques de la déportation et porteuse de mémoires plurielles. La composition de son Conseil d’administration traduit cette volonté puisqu’il

est constitué de déportés par mesure de répression (résistants, otages, communistes, syndicalistes, militaires, otages, etc.) et de déportés destinés à l’extermination, parce que juifs, selon les critères établis par le régime de l’Etat français de Vichy et le régime n**i. En outre le dosage équilibré des sensibilités politiques de ses administrateurs favorise l’expression des différents courants de pensée qui ont animé la résistance et l’opposition au n**isme et à l’Etat français de Vichy, puis alimenté la mémoire de l’après guerre. Avec la disparition progressive de la génération des déportés, la Fondation oriente résolument son action vers le travail scientifique et universitaire, qui est essentiel pour prétendre inspirer le travail pédagogique et éducatif. Son action est encadrée par un Conseil scientifique à dominante universitaire qui garantit la valeur historique et scientifique des documents et travaux produits. Soutenir la Fondation par des dons et legs, c’est assurer la pérennité de cette mémoire historiquement et politiquement plurielle, encourager la poursuite de la recherche et de l’historiographie, poursuivre un travail pédagogique et éducatif dans la société contemporaine.

[20 août 1940]Le 20 août 1940, un train transportant environ 900 réfugiés espagnols (hommes, femmes et enfants) quitte l...
20/08/2026

[20 août 1940]

Le 20 août 1940, un train transportant environ 900 réfugiés espagnols (hommes, femmes et enfants) quitte la gare d'Angoulême dans l'après-midi à destination du Reich.

Après quatre jours de voyage, il atteint la gare de Mauthausen en Autriche. Là, seuls les hommes, y compris très jeunes, sont débarqués des wagons et immatriculés. Puis le train repart et rejoint l'Espagne le 1er septembre. Ce transport organisé moins de deux mois après la signature de l'armistice est le premier à quitter la France, et plus largement l'Europe occidentale, pour un camp de concentration n**i.

Qui sont ces déportés ? Le camp d'hébergement des Alliers, créé à Angoulême par l'administration française, accueille en juillet 1940 environ 1500 réfugiés espagnols de la Retirada. À la suite de sabotages dans la Poudrerie de la ville et de l'agression d'un soldat de la Wehrmacht, les autorités allemandes décident de punir ceux qu'elles considèrent comme les responsables de ces attaques et raflent des centaines d'Espagnols dans le camp des Alliers avant de les entasser dans des wagons de marchandises.

À Mauthausen, les 430 déportés d'Angoulême reçoivent sur leur tenue rayée le triangle bleu réservé aux apatrides, Franco les ayant déchus de la citoyenneté espagnole. Il est marqué toutefois de la lettre S pour Spanier (Espagnol). Ce n'est qu'en 1943 que les 442 femmes et enfants du convoi d'Angoulême rapatriés en Espagne pourront échanger des courriers avec leurs proches, survivants, détenus à Mauthausen.

Envoyés pour la plupart au travail forcé à la carrière de granite (Wiener Graben) puis au début de l'année 1941 au kommando de Gusen, les déportés espagnols meurent rapidement en grand nombre. Sur les 430 déportés du convoi, 354 décèdent en déportation dont 59 gazés au château de Hartheim.

[🎞La Ligne Bleue]La Fondation pour la mémoire de la Déportation soutient le documentaire réalisé par Marie Dumora, La li...
19/08/2026

[🎞La Ligne Bleue]

La Fondation pour la mémoire de la Déportation soutient le documentaire réalisé par Marie Dumora, La ligne bleue.
Distribué par Dulac Distribution il sera visible sur les écrans à partir du 16 septembre 2026.

Au travers des témoignages recueillis dans les villages situés aux alentours de l'ancien camp de concentration de Natzweiler, la réalisatrice propose un film sensible et intelligent sur l'histoire et la mémoire du camp allemand entretenues par des acteurs locaux. Plus largement, ces entretiens croisés nous aident à apercevoir, ce qu'à pu être la vie des Alsaciens sous la dictature n**ie.

Natzweiler-Struthof, Histoire et mémoire
Mémorial du camp de concentration de Natzweiler-Struthof

[Convoi 77]Le 31 juillet 1944 part de la gare de Bobigny le dernier grand convoi de Juifs de France, internés à Drancy, ...
31/07/2026

[Convoi 77]

Le 31 juillet 1944 part de la gare de Bobigny le dernier grand convoi de Juifs de France, internés à Drancy, à destination du camp d'Auschwitz.
1306 personnes sont déportées dans ce train parmi lesquelles 324 enfants.
A l'arrivée des wagons à Auschwitz-Birkenau le 3 août, seuls 470 déportés sont immatriculés, les autres sont dirigés vers les chambres à gaz pour y être assassinés.
En janvier 1945 à la libération d'Auschwitz 250 personnes du convoi du 31 juillet ont survécu : 157 femmes et 93 hommes.

Depuis octobre 2014 l'Association Familles et Amis des Déportés du Convoi 77 pérennise l'histoire et la mémoire de ce convoi en coordonnant un projet pédagogique européen dont le but est de restituer la biographie des 1306 victimes.

🚨[La RDA et la mémoire de la déportation]📚La FMD lance à partir de la rentrée ses "Rencontres".En compagnie d'un auteur ...
30/07/2026

🚨[La RDA et la mémoire de la déportation]

📚La FMD lance à partir de la rentrée ses "Rencontres".
En compagnie d'un auteur ou d'une autrice, nous revenons sur son actualité éditoriale, ses recherches, et/ou une thématique spécifique de son travail.

📣Les Rencontres de la FMD démarrent jeudi 17 septembre à 18h30, à la Maison des Fondations, 30 bd des Invalides, 75007 Paris.
Nous avons le grand plaisir d'accueillir Nicolas Offenstadt qui interviendra sur la thématique de la mémoire de la déportation en République démocratique allemande.
📙Son Histoire globale de la RDA est sortie l'an dernier aux Editions Tallandier.

⚠ Inscription obligatoire que ce soit en présentiel (le nombre de place étant limité) ou en visio.
Merci d'écrire à 👉[email protected] 👈

[Sur les traces de Federico Kromka]La Fondation a été sollicitée, en juin, par Yad Vashem: World Holocaust Center, Jerus...
28/07/2026

[Sur les traces de Federico Kromka]

La Fondation a été sollicitée, en juin, par Yad Vashem: World Holocaust Center, Jerusalem au sujet d'un artiste Tchécoslovaque juif arrêté en France, interné à Drancy et déporté à Auschwitz à une date inconnue.

Federico Kromka, musicien et peintre, proche du mouvement cubiste, n'est malheureusement pas présent dans la base de données du Mémorial de la Shoah. Son internement à Drancy est davantage documenté, car il y a dessiné un certain nombre de croquis sortis du camp selon des modalités inconnues.

Nos recherches se sont d'abord orientées vers la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) (présente dans les locaux de l'ancienne BNF) où est conservé un catalogue d'exposition (Montparnasse déporté, 2005). Celui-ci mentionne brièvement les dessins réalisés à Drancy et surtout indique le nom de la galerie parisienne propriétaire des dessins en 2005.
Les recherches continuent donc en direction de la galerie germanopratine référencée, du fichier des internés de Drancy conservé par le Mémorial et vers les archives de la préfecture de Police.

Nous espérons avoir le plaisir d'apporter de nouvelles données à nos collègues à la rentrée.

Marie-José Chombart de Lauwe, Wilborts à l'époque, membre du réseau Georges-France 31, est arrêtée par les Allemands à R...
26/07/2026

Marie-José Chombart de Lauwe, Wilborts à l'époque, membre du réseau Georges-France 31, est arrêtée par les Allemands à Rennes en mai 1942.
Internée successivement à Rennes, Angers, La Santé et Fresnes, elle est déportée, depuis la gare de l'Est, le 26 juillet 1943. Le convoi, réunissant 58 internées de Fresnes ou de Romainville, se dirige vers la ville de Sarrebruck.
Ces femmes, menant toutes des actions clandestines (espionnage, aide à l'ennemi, transport d'armes) au sein de différents réseaux (Overcloud, Georges-France 31, Pat O'Leary, Valmy) ont été arrêtées en France entre 1941 et avril 1943. Enfermées pendant quelques jours à Sarrebruck, sûrement dans la prison de la ville, ces 58 résistantes sont transportées, toujours en train, vers le camp de Ravensbrück où elles arrivent le 1er août. Immatriculées dans la série des « 21 000 », Marie-Jo reçoit la matricule 21706. Elles sont mises au secret au Block 32 dans le cadre de la procédure NN : elles n'ont droit ni au courrier, ni au colis. Isolées des autres déportées, elles ne peuvent pas non plus être envoyées dans un kommando extérieur.
Séparées le 2 mars 1945 à la suite du transfert d'un certain nombre d'entre elles vers le camp de Mauthausen, elles sont libérées par la Croix-Rouge les 22 et 23 avril 1945.

[23 juillet 1960]Le 23 juillet 1960, le général de Gaulle inaugure, sur le site du camp de Natzweiler, le Mémorial aux H...
23/07/2026

[23 juillet 1960]

Le 23 juillet 1960, le général de Gaulle inaugure, sur le site du camp de Natzweiler, le Mémorial aux Héros et Martyrs de la Déportation, ainsi que la Nécropole Nationale. Cette dernière abrite alors les dépouilles de 900 déportés français – hommes et femmes – exhumés de différents camps et prisons d’Allemagne (en 1962 la nécropole comprendra 1117 corps).

Décidé au début des années 50, le monument du Mémorial, flèche à deux pans haute de 40 mètres, édifiée en pierre blanche de Hauteville, représente une flamme et arbore la silhouette émaciée d'un déporté. L'œuvre est signée Bertrand Monnet (architecte) et Lucien Fenaux (sculpteur). Le président de la République, accompagné des ministres Edmond Michelet et Pierre Sudreau, tous les deux anciens déportés, est accueilli sur le site par le ministre des anciens combattants et victimes de guerre Raymond Triboulet qui a présidé, la veille, à l'inhumation solennelle du cercueil du déporté inconnu sous la dalle du mémorial.

Le 23 juillet les rescapés français des camps sont nombreux dans la foule. Des délégations d'anciens déportés de Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg et d'Europe centrale se sont joints au cortège de la cérémonie, que le chef de l'Etat a voulu grandiose et solennelle.

[16 juillet 1995]Le 16 juillet 1995, Jacques Chirac, Président de la République, à l'occasion des cérémonies commémorant...
16/07/2026

[16 juillet 1995]

Le 16 juillet 1995, Jacques Chirac, Président de la République, à l'occasion des cérémonies commémorant la grande rafle du Vel d'Hiv des 16 et 17 juillet 1942, prononce à Paris, sous la plume de Christine Albanel, un discours fondamental.
Pour la première fois, et en rupture avec les positions de ses prédécesseurs, le chef de l'État reconnaît publiquement les responsabilités de l'État français dans la déportation des Juifs de France et la politique d'extermination à leur encontre : « La France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable ».

[Exposition Survivre à Auschwitz]👉Du 3 juillet au 31 octobre 2026, le Musée de la Résistance et de la Déportation de la ...
15/07/2026

[Exposition Survivre à Auschwitz]

👉Du 3 juillet au 31 octobre 2026, le Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne de Toulouse présente l’exposition « Survivre à Auschwitz ».
À travers les témoignages de 16 survivants du camp d’Auschwitz-Birkenau, elle retrace leur quotidien, les conditions de détention et les stratégies qui leur ont permis de survivre. Une centaine d’objets, de photographies et d’archives complètent ce parcours de mémoire. Des conférences, rencontres et un livret pédagogique pour les jeunes accompagnent également l’exposition.

La FMD est ravie d'avoir pu apporter sa contribution à cette belle exposition.

Plus d’informations 👇

Le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne (MDRD) présente l’exposition Survivre à Auschwitz (3 juillet - 31 octobre 2026), conçue avec l’historien Tal Bruttmann, spécialiste reconnu de l’histoire de la Shoah et du camp d’Auschwitz.

[14 juillet 1944]Le 14 juillet 1944 un convoi, composé de 56 femmes et un homme, part de la gare de l'Est, en direction ...
14/07/2026

[14 juillet 1944]

Le 14 juillet 1944 un convoi, composé de 56 femmes et un homme, part de la gare de l'Est, en direction du camp de Sarrebruck-Neue Bremm, première étape de la déportation.

Il s’agit d’un des convois transportant des internées de Romainville qui transite par le camp de Sarrebruck avant de se former de nouveau et de continuer jusqu'au camp de Ravensbrück. Détenues environ deux semaines à Sarrebruck, les déportées du 14 juillet sont immatriculées à leur arrivée à Ravensbrück dans la série des « 46 000 ».
Elles sont dans leur grande majorité des Résistantes.

C'est le cas de Denise Jacob (Miarka ou Annie dans la Résistance), arrêtée par les Allemands à Bourgoin (Isère), sous le patronyme de Jacquier, transportant pour les Mouvements unis de la Résistance, deux postes émetteurs envoyés de Londres et récupérés en Saône-et-Loire.
Denise « Jacquier » est l'une des très rares déportées du convoi du 14 juillet à être transférée à Mauthausen où elle est libérée par la Croix-Rouge le 22 avril 1945.

Denise se marie après-guerre avec le journaliste Alain Vernay. Elle se consacre à l'aide sociale en faveur des immigrés et à la mémoire de la Résistance et de la Déportation, d'abord au sein du COSOR et de l'ADIR avant de rejoindre le Conseil d'administration de la Fondation pour la mémoire de la Déportation dans les années 1990 où elle siège jusqu'à son décès en 2013.

Adresse

30 Boulevard Des Invalides
Paris
75007

Heures d'ouverture

Lundi 09:30 - 17:00
Mardi 09:30 - 17:00
Mercredi 09:30 - 17:00
Jeudi 09:30 - 17:00
Vendredi 09:30 - 17:00

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