20/12/2025
Objet : Appel à une « œuvre commune » autour de l’Hermione
Ne m’appelez plus jamais l’Hermione ?
Le Belém a eu la chance de d’avoir un armateur qui a cru en son exploitation…. Espérons qu’il en sera de même pour l’Hermione qui a prouvé lors de ces premières années d’exploitation qu’elle avait un énorme potentiel.
Fruit d’une œuvre commune qui, il y a vingt ans, a donné corps, à Rochefort, à un navire du 18ème siècle, aux portées historique, symbolique, éthique, internationale : L’Hermione.
Une œuvre commune qui doit plus que tout reprendre la mer et porter à nouveau haut et fort cet esprit de liberté, ce lien entre le monde de la mer et celui de la terre, ce lien d’amitié entre la France et les États-Unis, ce symbole vivant et maritime auquel les Français sont aujourd’hui attachés.
Une œuvre commune, qui aujourd’hui s’ouvre à tous, à l’instar des armements et sociétés de quirataires du 18éme siècle, en proposant d’associer petits et grands, particuliers et entreprises, institutions, collectivités…, en qualité de co-armateurs, en charge de redonner un avenir à ce vaisseau à forte identité.
Une œuvre commune et un support privilégié et durable de formation des jeunes, de la Royale, de la Marine Marchande, des Douanes, de la Gendarmerie maritime, des Affaires maritime, des lycées maritimes sans oublie les futurs appelés ou volontaires du Service militaire afin qu’ils puissent vivre les valeurs du monde maritime auxquelles nous tenons tant.
Je remercie le Cluster Maritime Français de diffuser auprès de ses membres cet appel pour que cette œuvre commune ne s’arrête pas brutalement au fond d’un bassin.
Amerami, association des amis du musée de la mer pour l’Atlantique, dont la vocation est la sauvegarde de notre patrimoine maritime et fluvial rencontre ces mêmes difficultés mais bien évidemment sans commune mesure avec celles rencontrées par l’association Hermione -Lafayette. Il y a toutefois un point commun : pour que nos bateaux puissent témoigner de leur histoire, de celles et ceux qui l’on faite : il faut qu’ils soient vus et offrent une ouverture vers la mer.
Difficile d’accepter en effet que le pavillon d’un bateau comme l’Hermione ne puisse flotter à nouveau dans son élément. Pour éviter cela, un engagement des membres du Cluster Maritime Français en capacité d’être armateur/co-armateurs de l’Hermione, qu’ils soient institutionnels ou privés, pourrait apporter des garanties auprès des mandataires de la procédure de liquidation judiciaire avant le 5 janvier 2026. Ce serait une très belle lueur d’espoir pour toutes celles et ceux qui ont soutenu le projet.
Vice amiral d’escadre (2S) Jean François BAUD
Président Amerami