26/06/2026
🧨 🔥 La révèle, avec une brutalité particulière, l’état de nos
Surpopulation, bâtiments vétustes, cellules où l’air ne circule pas, absence de protections contre le soleil, cours de promenade entièrement bétonnées, dysfonctionnements des systèmes d’aération ou des points d’eau… Derrière les murs, les épisodes de chaleur extrême aggravent des conditions de détention dénoncées depuis des années. En maison d’arrêt, où près de 70 % des personnes détenues sont incarcérées, beaucoup passent jusqu’à 22 heures par jour enfermées dans des cellules souvent surpeuplées. Dans certaines, des de 50°C ont été relevées.
L’administration assure avoir activé le plan canicule. Mais les mesures prévues ne sont applicables qu’« en fonction de la configuration des locaux » et « lorsque cela est possible ». Dans des établissements marqués par la surpopulation, la vétusté et des bâtiments inadaptés aux fortes chaleurs, cette réserve est loin d’être anodine. Elle laisse trop souvent les personnes détenues exposées à des conditions qui mettent en péril leur .
Face aux épisodes de chaleur extrême, protéger la santé des personnes détenues n’est pas une faveur : c’est une obligation de l’État. La privation de ne saurait justifier des conditions de détention qui portent atteinte à la ou mettent en danger la santé.
Le que nous publions aujourd’hui rappelle une réalité trop souvent reléguée derrière les murs : dans les prisons françaises, la canicule transforme des conditions déjà indignes en véritable risque sanitaire.