Observatoire international des prisons - section française (OIP-SF)

  • Accueil
  • France
  • Paris
  • Observatoire international des prisons - section française (OIP-SF)

Observatoire international des prisons - section française (OIP-SF) L'OIP est une association indépendante qui agit pour le respect des droits des personnes détenues

⚠️ Peut-on lutter contre les violences sexistes et se*****es en envoyant toujours plus de personnes en prison ?« La pris...
09/10/2026

⚠️ Peut-on lutter contre les violences sexistes et se*****es en envoyant toujours plus de personnes en prison ?

« La prison ne peut pas être pensée comme un dispositif de prévention contre les violences sexistes et se*****es. »

Dans une tribune collective publiée dans Le Monde, l’Observatoire international des prisons (OIP) et plus d’une dizaine d’associations et d’organisations du champ prison-justice alertent sur les impasses d’une politique qui fait de l’aggravation des sanctions pénales son principal levier de lutte contre les violences sexistes et se*****es (VSS).

Punir davantage ne signifie pas prévenir davantage.

Comment prétendre combattre les violences en faisant de la prison la réponse privilégiée, alors même que les établissements pénitentiaires sont traversés par des rapports de domination, des logiques de virilité et des discours masculinistes qui contribuent à entretenir les violences ?

La lutte contre les VSS exige une politique ambitieuse de prévention, qui s’attaque aux racines des violences : les stéréotypes de genre, les rapports de domination et les mécanismes qui favorisent le passage à l’acte et la récidive.

Cela suppose de donner aux victimes les moyens d’être écoutées, protégées et accompagnées, indépendamment de leur recours à la justice. Mais aussi de prendre au sérieux l’accompagnement des auteurs, pour prévenir la répétition des violences et sortir de leur continuum.

La prison ne peut pas tenir lieu de politique de prévention. Sans moyens pour l’éducation, la prévention, les soins et l’accompagnement, l’aggravation des sanctions risque de renforcer une réponse pénale qui ne s’attaque pas aux causes profondes des violences.

📖 Retrouvez notre tribune collective dans Le Monde 👉 https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/10/09/loi-integrale-la-prison-ne-peut-pas-etre-pensee-comme-un-dispositif-de-prevention-contre-les-violences-sexistes-et-se*****es_6790583_3232.html

Signataires :
Association des Avocats pour la Défense des droits des détenus (A3D)
ASSOCIATION DES ANCIENS DU GENEPI ET DE REBOND
Association des Avocats Pénalistes (ADAP)
ANJAP
ASPMP Association
CGT insertion probation
Citoyens & Justice - Fédération des associations socio-judiciaires
Emmaüs France
FARAPEJ
LDH (Ligue des droits de l'Homme)
La lucarne d'Ariane
Mouvement national Le Cri
Observatoire international des prisons (OIP) - section française
REBOND
Snepap Fsu-FSU
SNPES-PJJ/FSU
SAF Syndicat des Avocat·es de France de France (SAF)
Syndicat de la magistrature (SM)

TRIBUNE. L’Observatoire international des prisons et plus d’une dizaine d’associations du champ prison-justice interrogent, dans une tribune au « Monde », le choix de faire du renforcement de la réponse pénale l’un des principaux leviers de la politique de lutte contre les violences que ...

💬 « C’est facile de dire qu’un enfant est perturbateur. Pour moi, avant tout, c’est un enfant perturbé. »Derrière les ac...
09/10/2026

💬 « C’est facile de dire qu’un enfant est perturbateur. Pour moi, avant tout, c’est un enfant perturbé. »

Derrière les actes, il y a parfois des blessures que personne n’a su entendre. Derrière la rébellion, des appels à l’aide restés sans réponse.

Nina a connu les violences familiales, les placements successifs en foyer, les fugues et l’errance. À l’adolescence, alors qu’elle cherchait avant tout de l’attention, de l’écoute et de la considération, elle s’est progressivement retrouvée dans des situations à risque. Jusqu’à l’incarcération.

Dans ce témoignage, elle revient sur son parcours et interroge notre capacité collective à entendre la souffrance des jeunes, à comprendre leurs comportements et à leur apporter un accompagnement réellement adapté.

Que se passe-t-il lorsque les dispositifs censés protéger un enfant ne parviennent pas à répondre à ses besoins ?

Et si, avant de sanctionner les comportements, nous prenions davantage le temps d’en comprendre les causes ?

Ce récit nous invite à regarder autrement les trajectoires des adolescent·es incarcéré·es et à questionner la responsabilité collective qui se dessine derrière ces parcours.

📖 Découvrez l’article complet dans le dernier numéro de Dedans Dehors (n° 129), consacré aux adolescent·es incarcéré·es et à cette faillite collective 👉 https://oip.org/temoignage/elle-temoigne-mon-parcours-avant-la-detention/

📣 Envie de vous engager pour la défense des droits des personnes détenues ?Le groupe local de Lyon de l’Observatoire int...
08/10/2026

📣 Envie de vous engager pour la défense des droits des personnes détenues ?

Le groupe local de Lyon de l’Observatoire international des prisons (OIP-SF) recherche de nouveaux·elles bénévoles !

Venez découvrir nos actions et échanger avec nous lors de notre réunion d’information :
📅 14 octobre à 18h30
📍 Local de la LDH – 34 cours de Verdun, Lyon 2e

En rejoignant le groupe local de Lyon, vous pourrez agir au plus près du terrain et contribuer concrètement à la défense des droits des personnes détenues.

🔎 Nous recherchons des bénévoles motivé·es pour :
✅ informer et sensibiliser le grand public sur les réalités carcérales ;
✅ porter nos revendications localement ;
✅ créer une dynamique citoyenne autour du respect de la dignité en prison.

🤝 Que vous soyez déjà engagé·e ou que vous souhaitiez simplement découvrir l’action de l’OIP, venez nous rencontrer !!

📅 Rendez-vous le 14/10 à 18h30 à Lyon 2e.

📅 🎥 Projection-rencontre – Proches de personnes détenues : une existence ignorée, un rôle nié, une souffrance invisibili...
06/10/2026

📅 🎥 Projection-rencontre – Proches de personnes détenues : une existence ignorée, un rôle nié, une souffrance invisibilisée

À l’occasion de la Semaine parisienne de lutte contre les discriminations organisée par la Ville de Paris, l’OIP-SF et le Collectif des proches de personnes détenues proposent une projection-rencontre consacrée à celles et ceux dont la vie est bouleversée par l’incarcération d’un proche.

Derrière chaque personne détenue, des parents, des conjoint·es, des enfants, des ami·es vivent eux aussi les conséquences de la détention. Pourtant, leur existence reste largement ignorée, leur rôle nié et leur souffrance invisibilisée. Ils et elles sont confronté·es à des obstacles et à des discriminations spécifiques, sans que leur parole soit suffisamment entendue.

🎬 À travers une projection suivie d’une présentation du Manifeste pour la reconnaissance des droits des proches de personnes détenues, cette rencontre donnera à voir et à entendre leurs expériences, leurs réalités et leurs revendications.

📅 15 octobre à 19h30
📍 Siège de La Cimade – 91 rue Oberkampf, 75011 Paris
⚠️ Inscription obligatoire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSckO7jxmOQb-b8PiqevNQSX1QXBofMgoB38SdLVwj5Qkl16Fg/viewform

🔴 90 020 personnes détenues.� 8 347 personnes qui dorment sur un matelas au sol.La France vient de franchir la barre des...
05/10/2026

🔴 90 020 personnes détenues.� 8 347 personnes qui dorment sur un matelas au sol.

La France vient de franchir la barre des 90 000 personnes détenues.

Un nouveau record mais qui n’a rien de surprenant.

Ces chiffres ne sont plus une surprise. Ils sont connus, documentés, annoncés. Ils sont même devenus prévisibles. Ce qui devrait interroger, ce n’est donc plus seulement le chiffre. C’est ce qui le produit.

En quarante ans, le nombre de personnes détenues a augmenté de 173 %. La population française, elle, n’a augmenté que de 24 %. La durée moyenne de détention est passée de 5,8 mois en 1982 à plus de 12,7 mois aujourd’hui.

On incarcère davantage. On incarcère plus longtemps.

Et l’emprisonnement est devenu la réponse de référence.
On crée de nouvelles infractions punies de prison. On durcit les peines. On recourt davantage à l’incarcération. La détention provisoire, pourtant censée rester exceptionnelle, concerne encore environ un quart des personnes détenues.

Puis, lorsque les prisons débordent, on construit. Encore. Toujours.
Depuis plus de trente ans, le raisonnement reste le même : plus de détenus, donc plus de places. Mais cette logique ne s’attaque jamais à ce qui alimente la surpopulation.

Si on ne ferme jamais le robinet, ce n’est pas en agrandissant la baignoire qu’on empêchera l’eau de déborder.

Le monde de la prison et de la justice le dit depuis des années : si l’on veut réellement endiguer la surpopulation, il faut agir sur les causes de l’incarcération, et pas seulement sur ses conséquences.

Alors que les 90 000 sont désormais dépassés, la question n’est plus de savoir si l’alerte a été entendue.

La question est de savoir combien de temps encore il faudra attendre avant d’agir sur les causes plutôt que de continuer à gérer les conséquences.

💬 « Le premier soir, je m’en rappelle minute par minute. J’ai eu une fouille à nu, j’étais choqué, c’était la première f...
02/10/2026

💬 « Le premier soir, je m’en rappelle minute par minute. J’ai eu une fouille à nu, j’étais choqué, c’était la première fois... »
Yassine avait 17 ans lorsqu’il a été incarcéré.

Près de 3 000 adolescent·es sont incarcéré·es chaque année en France. Beaucoup arrivent en détention après des parcours marqués par la précarité, les violences, les ruptures familiales, la déscolarisation ou encore la souffrance psychique.

Le rapport d'enquête de l’Observatoire international des prisons (OIP) - section française montre que l’enfermement aggrave trop souvent les fragilités qu’il est censé prendre en charge, tandis que les conditions de détention mettent à mal la promesse d’un accompagnement éducatif : accès aux soins entravé, enseignement et activités insuffisants, encellulement prolongé, isolement et primauté des logiques sécuritaires.

‼️ Face à ces constats, l’OIP-SF formule une recommandation centrale : Mettre fin à l’enfermement des enfants et des adolescent·es comme réponse pénale.

L’OIP-SF, appelle aujourd’hui à ouvrir un débat national qui associe les acteurs et actrices de la protection de l’enfance, de l’éducation, de la prévention et de la justice des mineur·es, pour construire des prises en charge qui puissent véritablement conjuguer protection, réparation et perspective éducative.

📖 Découvrez notre enquête sur la détention des 13-17 ans dans le carrousel 👉https://oip.org/wp-content/uploads/2026/09/rapport-adolescence-emprisonnee-le-desastre-de-la-reponse-carcerale-oip-sf.pdf

Et partagez-la pour faire connaître une recommandation qui doit désormais être au cœur du débat sur la justice des mineur·es.

💬 Derrière les murs d’une prison, il y a aussi celles et ceux qui restent dehors.En France, ce sont près d’un demi-milli...
30/09/2026

💬 Derrière les murs d’une prison, il y a aussi celles et ceux qui restent dehors.

En France, ce sont près d’un demi-million de proches qui vivent, eux aussi, avec les conséquences de l’incarcération d’un conjoint, d’un parent, d’un enfant.

Être proche d’une personne détenue, c’est souvent devoir assumer seul·e une partie des responsabilités familiales, faire face à des dépenses supplémentaires, parcourir parfois plusieurs heures pour se rendre au parloir, contribuer aux besoins de son proche incarcéré.

C’est aussi découvrir, au fil des visites, des échanges et des témoignages, la réalité des conditions de détention. Et avec elle, une inquiétude permanente pour la santé, la dignité et les conditions de vie de son proche.

Et puis il y a le manque. Celui d’un conjoint, d’un père, d’une mère, d’un enfant. Une absence qui bouleverse le quotidien et touche toute une famille.

Le témoignage que nous partageons aujourd’hui rappelle une réalité encore trop peu entendue : la détention ne s’arrête pas aux portes de la prison. Elle affecte aussi profondément celles et ceux qui restent dehors.

Ces proches sont plus de 500 000. Leur rôle est indispensable pour maintenir les liens et favoriser la réinsertion. Pourtant, leurs difficultés et leurs droits restent largement invisibilisés.

Le collectif de proches de personnes détenues porte un Manifeste pour faire reconnaître leur rôle et leurs droits.

✒️ Découvrez le Manifeste et soutenez l’appel à signatures 👉 https://oip.org/communique/pour-la-reconnaissance-des-droits-des-proches-de-personnes-detenues/

🔴 Un environnement   aux antipodes des besoins des adolescent·esÀ l’adolescence, une période où se construisent l’identi...
29/09/2026

🔴 Un environnement aux antipodes des besoins des adolescent·es

À l’adolescence, une période où se construisent l’identité, les relations aux autres et les projets d’avenir, la prison impose la contrainte, la , la privation de et la .

Dès l’arrivée, le « choc carcéral » peut être brutal : fouille à nu, perte d’intimité, rupture avec les repères habituels. Pour certain·es jeunes, il se traduit rapidement par des troubles du sommeil ou de l’alimentation, des manifestations physiques ou un effondrement .

Puis vient le quotidien : , ennui, tensions et violences. Scolarité réduite, activités limitées, temps passé en cellule, séparation des autres jeunes… Les occasions de vivre avec les autres et d’apprendre à vivre en société se réduisent, alors que c’est justement ce dont ces adolescent·es ont besoin.

L’enfermement éloigne aussi des proches. Les établissements pour mineur·es sont peu nombreux et peuvent se trouver loin du domicile familial. Maintenir les visites peut alors demander des heures de trajet et représenter des frais importants. La enferme les jeunes, mais elle peut aussi les éloigner de celles et ceux qui pourraient les soutenir.

Et les effets de la détention ne s’arrêtent pas à la porte de la prison. , , parcours ou de interrompus, liens familiaux fragilisés : la prison laisse des traces. Quand le temps manque pour préparer la sortie et construire un projet d’avenir, elle peut même contribuer à alimenter les retours en .

Comment prétendre préparer des adolescent·es à leur avenir quand la prison fragilise précisément les liens, les parcours et les perspectives dont ils et elles ont besoin ?

📖 Dans son nouvel article, l’Observatoire international des prisons documente le quotidien des adolescent·es en détention et les conséquences de leur passage en prison.

👉 À lire dans son intégralité ici : https://oip.org/analyse/un-environnement-carceral-aux-antipodes-des-besoins-des-adolescent%c2%b7es/

Et pour aller + loin, lire le rapport d'enquête sur la détention des 13-17 ans : https://oip.org/publication/rapport-denquete-adolescence-emprisonnee-le-desastre-de-la-reponse-carcerale/

🚐 Le tract Gallimard sur les conditions de détention de près de 90 000 personnes détenues part en tournée !Depuis sa pub...
28/09/2026

🚐 Le tract Gallimard sur les conditions de détention de près de 90 000 personnes détenues part en tournée !

Depuis sa publication chez Editions Gallimard, "Ce que Sarkozy n’a pas dit sur la prison – Journal de 87 000 prisonniers", écrit par Laélia Véron et l’Observatoire international des prisons (OIP) - section française, continue de faire circuler une autre parole sur la prison : celle des personnes détenues.

Le tract est né d’un constat simple : face au récit très particulier de l’enfermement livré par Nicolas , il était nécessaire de faire entendre les réalités vécues par près de 90 000 personnes détenues en France à ce jour. Conditions de détention, surpopulation, atteintes aux droits, conséquences de l’enfermement sur les corps et les esprits : autant de réalités que ce Journal de [89 000] prisonniers cherche à rendre visibles.

Mais surtout, nous avons envie d’en parler, d’échanger et de faire vivre ces paroles sur le terrain.

Alors, cet automne, le tract part en tournée à travers la France pour une série de rencontres, discussions et présentations :
📍 6 octobre — Fête du livre de
📍 7 octobre — 10e
📍 13 octobre —
📍 21 octobre —

Des rendez-vous pour parler de prison, bien sûr, mais aussi pour écouter, débattre et mettre en discussion ce que l’enfermement dit de notre société et de notre démocratie.

Rendez-vous partout en France !

📣 Dans un État de droit, l’administration pénitentiaire ne peut être soustraite au contrôle et à la critique de celles e...
25/09/2026

📣 Dans un État de droit, l’administration pénitentiaire ne peut être soustraite au contrôle et à la critique de celles et ceux qui constatent les conditions de détention.

C’est pourtant pour avoir vivement dénoncé, auprès d’une directrice des services pénitentiaires, les conditions de détention de l’un de ses clients placé à l’isolement que Raphaël Kempf, avocat au Barreau de Paris, devait comparaître ce vendredi 25 septembre devant le tribunal correctionnel de Nancy.

Les personnes détenues sont placées sous l’entière dépendance de l’administration pénitentiaire. Dans ce contexte, la possibilité pour leurs avocats, leurs proches, les associations et toutes celles et ceux qui interviennent auprès d’elles de constater, questionner et dénoncer les atteintes à leurs droits est indispensable.

Le contentieux, l’observation et le contrôle des lieux de détention participent de cette exigence de contrôle de l’action de l’État.

Poursuivre celles et ceux qui alertent sur les conditions de détention ne peut que fragiliser les mécanismes de contrôle de l’action de l’administration, et avec eux l’un des fondements de notre démocratie.

Car l’État de droit ne repose pas seulement sur les règles qui encadrent l’action de l’État : il repose aussi sur la possibilité effective de les faire respecter, y compris lorsque l’administration est en cause.

Dénoncer l’indignité des conditions de détention ne devrait jamais être un délit.

(Audience reportée au 31/05/27)

Adresse

7 Bis, Rue Riquet
Paris
75019

Heures d'ouverture

Lundi 14:00 - 17:00
Mardi 14:00 - 17:00
Mercredi 14:00 - 17:00
Jeudi 14:00 - 17:00
Vendredi 14:00 - 17:00

Téléphone

+33144528790

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Observatoire international des prisons - section française (OIP-SF) publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Observatoire international des prisons - section française (OIP-SF):

Partager