Maisons du bout du monde pour voyager vraiment autrement

Maisons du bout du monde pour voyager vraiment autrement Sauvegarde du patrimoine au profit des populations locales/tourisme responsable. Comment ? Libre à eux, ensuite de s'y rendre en toute autonomie.

Face aux raz de marée touristiques qui stéréotypent les sites du monde entier, gomment les différences, folklorisent les traditions et polluent la planète, face aux investisseurs immobilier sans scrupules et à l'industrie du tourisme qui privilégie la rentabilité à l'authenticité...... notre association : Maisons du bout du monde, tente de protéger ce qui peut encore l'être en sensibilisant les ha

bitants à leur patrimoine et à sa conservation. En rendant leur habitation traditionnelle, accessible à la location des voyageurs. Une action humanitaire qui reverse 90% des retombées saisonnières aux populations locales, renforce l'attachement à la terre et freine les migrations. Maisons du bout du monde - en tant qu'association à but non lucratif - aménage gracieusement les habitats repérés pour leur intérêt environnemental, architectural et culturel, établit un plan d'aménagement avec les habitants intéressés et propose ces maisons une fois terminées à des voyageurs individuels, concernés et responsables. La "sélection" se fait naturellement , car il s'agit d'une immersion dans des coins de la planète oubliés, parfois difficiles d'accès et ne correspondant pas tous aux normes de confort habituels. Maisons du bout du monde ne livre les contacts de ses maisons qu'après une conversation avec les voyageurs afin de définir leurs attentes.

18/06/2026

Parce qu'il Il y a un bail que l'on explore le monde, aucun retour dans les pays métamorphosés par le tourisme n'est envisageable. Plus que jamais les détours s'imposent.

17/06/2026

Beach clubs, loges fermées et autres établissements privés : de larges parts du littoral turc ont été privatisées et leur accès facturé au prix fort, et ce, au mépris de la loi, s’indigne le quotidien turc de gauche “Birgün”. En réaction, les citoyens turcs manifestent contre l’occupation privée des côtes. Jusqu’à reproduire le “mouvement des serviettes” grec ?

16/06/2026

LE CAMBODGE, DANS LES MEANDRES DU MEKONG (en 1993)
Le vrai Cambodge c’est celui des pêcheurs nomades, des chasseurs de rubis, des bourlingueurs de tous poils, des braconniers, des tigres et des pillards qui peuplent les rives du Mékong. L’Indochine de l'explorateur Henri Mouhot, rattrapée par le tourisme de masse.

Pierrot, dit « l’Auvergnat » est la star de Phnon Penh, connu pour ses coups de gu**le. Il sermonne les mômes qui font la manche et aussi les touristes qui les prennent en photo. Son prénom circule le long du quai Sisowath, l’embarcadère pour le Tonlé Sap et le Mékong.

Ce bourlingueur Français a jeté son sac dans la capitale décatie il y a cinq ans, las de ses pérégrinations à travers le monde. On le trouve à coup sûr à l’heure du Pastis, traînant la savate dans son resto « La Croisette ». Ou le soir, quand il attaque une bo***ée sur son synthé, la tignasse ébouriffée par les soubresauts du ventilo. Pierrot sait tout, sur tout. Et sa Croisette, avec sa terrasse ombragée de plantes tropicales est un lieu stratégique pour voir défiler la faune locale.

On y voit passer les bonzes, les pousse-pousse, les expats en 4X4, les filles, les chasseurs de rubis qui explorent toujours la chaîne des Cardamomes pourtant truffée de mines antipersonnelles. Il y a aussi les braconniers qui trimballent des sacs de jute où gigotent des cobras et s’entrechoquent des os de tigre : une manne pour les chinois qui vont jusqu’à payer 8000 dollars cash pour un kilo d’os ! Le salaire moyen d’un cambodgien : 6 dollars…Une vingtaine de tigres subsistent le long du Mékong et sur le littoral du Golf du Siam. Pour les capturer, misère oblige, les paysans n’hésitent pas à placer un chevreuil en appât sur une mine… !

Au bar de La Croisette, chacun met la main à la pâte, sans frime. Pas comme au bar du FCC, fréquenté par les fonctionnaires et la jeunesse dorée de Phnom Penh, qui du haut du 1er étage, sirote son whisky face au fleuve qui charrie toute la misère du monde.Chez Pierrot, c’est cosmopolite et bon enfant. Tout le monde passe derrière le bar. Ce soir, un guyanais à lunettes noires sert les planteurs comme à Cayenne, relayé par une suisse qui bosse dans une ONG et en sait plus en six mois, sur la prostitution, que la brigade spéciale de Phnom Penh : « Tout se passe au km 11, sur les rives du Mékong. Un super-marché du sexe sur pilotis, où tout se vend et s’achète. Cela depuis le nettoyage de Bangkok qui a refoulé les amateurs au Cambodge ». Les touristes, entassés sur le toit du bateau rapide et bruyant qui file vers Angkor, passent au large, du coton dans les oreilles, préoccupés par leur bronzage. La tête enroulée dans un krama, le foulard cambodgien déniché dans les stocks du bazar central, ils vont voir les temples khmers, vieux de huit siècles, inscrits au Patrimoine mondial et qui ne désemplissent pas.

Devant la foule de visiteurs et de faux guides amassés à Siem Reap, on a qu’une envie : remettre la visite d’Angkor au petit jour, lorsque la douceur cambodgienne reprend le dessus.L'afflux ininterrompu de touristes depuis l'ouverture du pays attise les convoitises. Le site offre plus de 4000 chambres d’hôtels et Palaces, copie conforme des resorts de Thaïlande. Pour limiter les embouteillages, les autorités étudient un système de navettes à moteur électrique et des balades à dos d’éléphant. Un projet d’escalator a été évité de justesse au phnom Bakeng, mais des immeubles flottants, identiques à ceux qui croisent sur le Nil, sont à l’étude pour remonter le Mékong.

Le vrai visage du Cambodge n’est pas très loin, il se cache dans les méandres du fleuve, jusqu’au lac Tonlé Sap, là où les pêcheurs nomades, au profil n’ayant rien à envier aux statues du Bayon, figées dans le grès rose, vivent depuis un siècle de la pêche. Les meilleures prises se font au moment de la décrue, quand les poissons venus frayer dans le lac refluent avec les eaux vers le Mékong. Une pêche miraculeuse qui ne dure que quelques jours. Dans chaque village flottant prédominent les effluves d’algues, de soupe, de prahoc et de nuoc mam. Ces condiments à base de poissons fermentés, font vivre les familles vietnamiennes (majoritaires) et kmers, éleveuses de poissons-chats ou poissons – éléphants élevés dans des nasses de bambous. Dans ce microcosme pullulent les cormorans, les pélicans, les canards, les aigrettes et des oiseaux multicolores qui traquent les poissons sans relâche.

Le bateau rapide en provenance de Phnom Penh se fraie un passage à travers ces villages nomades qui dérivent au moment de la baisse des eaux. Suivant l’humeur du capitaine, il s’arrête à Kompong Luong et à Chnok Trou, dotés d’imposantes fermes à poissons pour monter à bord les ouvrières qui attendent chaque jour, de l’eau jusqu’à la taille, une hypothétique embarcation pour rejoindre leur maison. Dans sa progression, le bateau effleure les frêles habitations, chahute la boutique de l’épicier, la station-service, la quincaillerie, l’église, un bar et ses musiciens et le cabinet du dentiste, qui pose des couronnes en or au-dessus de son vivier à poissons-chats. Il faut sauter à bord d’une jonque ventrue pour s’enfoncer dans cet enchevêtrement de chenaux ou, autrefois truffée de kmers rouges, il était impensable de se rendre sans la protection de l’armée.

Au fin fond de ce labyrinthe aquatique flottent à la godille des coquilles de noix en joncs tressés qui faisaient encore, il y a vingt ans l’attrait des plages du Vietnam, vouées désormais aux planches à voile. Un artisan vietnamien maîtrise la fabrication ancestrale de ces barques de fortune à la rondeur parfaite, au tressage insubmersible. Elles sont l’unique trésor et la fierté des pêcheurs les plus pauvres qui doivent se contenter de pêcher non loin de la rive. A moins d’être remorqués par un bateau à moteur qui les dépose sur un site poissonneux, mais qui « oublie » la plupart du temps de les ramener à terre…. Le lac Tonlé Sap, dans lequel se jette le Mékong, abrite quelques-unes des dernières mangroves originelles d’Asie du Sud-Est. Des centaines d’oiseaux y nichent ou y font escale lors de leur longue migration. Sans parler des singes, les lézards ainsi qu’une profusion d’insectes. Les habitants malheureusement y pratiquent encore la pêche au cyanure et à la gr***de, et utilisent le bois des palétuviers pour fabriquer du charbon.

Elia Imberdis/L'Express

C'est là.
16/06/2026

C'est là.

Nos objectifs : faire barrage au sur-tourisme, en ne jetant pas en pâture, sur le modèle des influenceurs, des lieux de caractère, chargés d'histoire et fragiles, au tourisme prédateur et irresponsable. Notre mission : développer un ailleurs inédit, époustouflant, synonyme de rencontres, de solidarité et de compréhension culturelle des pays. Nous n'avons rien à vous vendre, nous vous ouvrons uniquement des pistes avec des indices, que ce soit au Maroc, au Bénin, en Inde, au Mexique, au Laos, ou à Cuba et dans bien d'autres pays. A vous de construire vos itinéraires et vos étapes solidaires envers les populations locales avec "Maisons du bout du monde".

Au Maroc ne comptez pas sur nous pour vous conseiller Marrakech, la Vallée de l'Ourika ou Mezrouga. Si vous aimez l'auth...
09/06/2026

Au Maroc ne comptez pas sur nous pour vous conseiller Marrakech, la Vallée de l'Ourika ou Mezrouga. Si vous aimez l'authenticité vous seriez déçus.

04/06/2026

Le voyage ne s'achète pas, il se mérite.....

Qui sommes-nous ?
Maisons du bout du monde est une association Loi 1901. Notre objectif est d’informer les voyageurs sur les lieux d’hébergement dans le monde. (maisons, palais, cabanes, bivouacs, embarcations, campements, sites oubliés, etc...). Mais, par n'importe lesquels : ceux dont les bénéfices de la location profitent directement et en totalité... aux populations locales ainsi qu'à ceux dont les initiatives (création, restauration, aménagement etc..), respectent l'authenticité des lieux.
Une mission destinée à sensibiliser les habitants à leur patrimoine matériel et immatériel et à sa préservation, tout en participant à l'économie locale.
Notre philosophie : lutter contre l'impact négatif du tourisme business, contre la folklorisation des sites et des traditions. Contre les faux adeptes du "tourisme équitable" regroupés sous cette enseigne fourre-tout dans un esprit mercantile. Maisons du bout du monde n'a rien à gagner, si ce n'est de pouvoir continuer d'exister afin de vous faire découvrir le monde tel qu'il est : sans fards, sans artifices..... Bien sûr, l'authenticité à un prix ; le don, l'oubli de soi et de ses habitudes de consommateurs occidentaux. La sélection se fait naturellement et permet la conservation des sites.

03/06/2026

Choisir une ou plusieurs de nos maisons d'accueil sur la route de votre prochain voyage c'est aller à la rencontre de modes de vies préservés. Qu’ils soient à deux pas des pistes balisées ou au bout du monde, ces lieux de vie, nous surprennent. Comment ont-ils pu échapper aux invasions touristiques ?
Tout simplement parce que, pour y accéder il faut faire "un détour", accepter parfois l’inconfort et la difficulté de la piste. Il ne s’agit pourtant pas d’exploits, mais de voyages ordinaires, simples, discrets et respectueux de l’environnement.

Adresse

Paris

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