Penser global – Agir local : cette formule qui avait été présentée à l’occasion du sommet de la terre en 1972 à Stockholm résume en elle seule l’esprit et la démarche qui doivent à la fois traduire et conduire nos actions. Penser globalement, c’est tout le travail de réflexion, d’échange et de communication que mène inlassablement la Ligue des Droits de l’Homme en tant qu’association généraliste à
caractère politique pour rappeler, défendre et promouvoir le caractère universel des droits. Agir localement, c’est toute la démarche de notre section autour de quelques axes prioritaires, malgré la multiplicité et la diversité des urgences et des signaux d’alerte notamment dans le 18ème. Parmi nos actions du moment, il convient de revenir sur l’évacuation du 23 juillet du site de la Porte de la Chapelle qui abritait depuis le mois d’août 2013 plusieurs dizaines de familles Roms. Cette évacuation, malgré notre implication constante dans l’accompagnement de ces familles a été conduite dans des conditions qui demeurent assez éloignées de ce que prévoit l’application de la circulaire du 26 août 2012 où toute expulsion devrait être accompagnée de relogement et de soutien social. Si des solutions d’hébergement temporaire ont été offertes aux familles selon des critères pas toujours clairs, il convient de continuer à dénoncer la politique qui est menée à l’égard de ces familles et populations et viole les droits fondamentaux des Roms – pour la plupart citoyens européens – garantis par le droit interne, y compris la Constitution, ainsi que par le droit international qui lie la France. Le non respect de ces droits rend impossible une quelconque politique d’insertion, notamment dans le domaine de la scolarisation. Sur ce point, nous comptons prendre dès la rentrée deux initiatives – interpeller l’opinion au cours du mois d’août sous forme d’un communiqué et d’une conférence de presse sur les conditions d’accès à la scolarisation des enfants Roms et engager avec l’appui de juristes et d’avocats une réflexion collective sur la nécessité de disposer d’outils juridiques pour faire respecter ces droits. Agir localement voudra dire aussi pour nous de participer à deux autres rendez-vous et dans lesquels chacune et chacun est invité à venir prendre toute sa place : voir notre agenda ci-dessous. Olivier CLEMENT, président de la section LDH Paris 18