Afpeah

Afpeah Pour une école de la lecture, de l’écriture, de l’instruction et de la transmission des savoirs Vous pouvez les écouter sur la chaîne YouTube de l'AFPEAH.

Soucieuse de valoriser l'écrit et la culture antique, notre association organise chaque année un Prix littéraire en lien avec la MYTHOLOGIE. Orphée et Eurydice (2019)
Le Minotaure (2020)
Circé (2021)
Prométhée (2022)
Narcisse (2023)

Voir règlement et récompenses sur le site internet de l'association. Convaincus que la langue écrite permet une appréhension plus sensible, plus complexe et plus subt

ile de la réalité, certains membres de l'association ont choisi d'enregistrer des textes classiques (contes, nouvelles, mythes principalement) afin de les proposer aux élèves. Aperçu de nos vidéos-lectures:
-Le masque de la mort rouge, Edgar Poe
-Urashima Taro, conte traditionnel japonais
-Wood'stown, nouvelle fantastique d'A. Daudet
-Cadmus, mythe extrait des Métamorphoses d'Ovide
-L'escargot bleu, André Hellé
-Riquet à la houppe, C. Perrault

23/08/2026

Prix littéraire / concours de nouvelles : Réécriture du mythe de Perséphone (Lecture à venir sur YouTube)
Musique : extrait de Ultimus cantus Seraphim, Nocturne Dominus

En cette période de rentrée, nous vous invitons à découvrir « Le Grand Michu », une nouvelle d'Emile Zola. Ce récit peut...
21/08/2026

En cette période de rentrée, nous vous invitons à découvrir « Le Grand Michu », une nouvelle d'Emile Zola. Ce récit peut servir de point de départ à une réflexion sur l’influence que certains adolescents peuvent exercer sur leurs camarades.

« Aussi, pendant que le grand Michu parlait, étais-je en admiration devant lui. Il m’initia d’un ton un peu rude, comme un conscrit dans l’énergie duquel on a une médiocre confiance. Cependant, le frémissement d’aise, l’air d’extase enthousiaste que je devais avoir en l’écoutant, finirent par lui donner une meilleure opinion de moi. »

Nous vous recommandons la lecture de Nathalie Cullell (10') :

Elle figure sur la chaîne Youtube de l'AFPEAH :

📌 https://www.youtube.com/watch?v=B1rpM0ix32o

Le texte et sa contextualisation figurent sur le site de l’association : https://afpeah.fr/index.php/2025/08/01/figures-dinsurges-le-grand-michu-une-nouvelle-demile-zola/

Réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : censure du Conseil constitutionnel  🥺Vendredi, le Conseil constitutionnel a c...
18/08/2026

Réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : censure du Conseil constitutionnel 🥺

Vendredi, le Conseil constitutionnel a censuré l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, inscrite dans l'article 1er de la loi votée par le Parlement le 21 juillet. Les « sages » ont estimé que cette mesure portait une « atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication ».

Bien qu'ils reconnaissent la nécessité constitutionnelle de protéger l'intérêt supérieur de l'enfant, les membres du Conseil soulignent que cette restriction très générale touche des services de communication en ligne pour lesquels les risques sur la santé et la sécurité des mineurs ne sont pas prouvés. Ils reprochent également à cette mesure de s'appliquer uniformément à l'ensemble des moins de 15 ans, sans prise en compte de leur âge, de leur degré de maturité ou de leur cadre familial, tout en déplorant qu'aucun pouvoir d'autorisation n'ait été accordé aux parents.

La loi, dont l'application était prévue pour le 1er septembre, cherchait à bloquer l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux (tels que TikTok, Snapchat, X, Instagram) ainsi qu'aux espaces d'interaction (comme les commentaires ou les chaînes de partage) de plateformes très fréquentées comme YouTube, des messageries instantanées (WhatsApp, Messenger) ou de certains jeux vidéo en ligne.

Enfin, le Conseil constitutionnel a jugé trop « limitées » les exceptions intégrées au texte, qui concernaient principalement les encyclopédies en ligne ainsi que les répertoires éducatifs et scientifiques.

Envie de faire découvrir «Aux Champs » à vos élèves? Ecoutez la lecture de Cyril & Clara Le Meur, la video permet aux él...
15/08/2026

Envie de faire découvrir «Aux Champs » à vos élèves? Ecoutez la lecture de Cyril & Clara Le Meur, la video permet aux élèves les plus fragiles d’apprécier la nouvelle grâce à son support visuel.

Bien avant avant Bourdieu, Maupassant montre que le destin des individus est en grande partie conditionné par le milieu social dans lequel un enfant grandit.

Ce texte est aussi un récit sur les mères : la « bonne mère », la dénaturée et Mme Henri d’Hubières qui s’empare du bébé comme s’il s’agissait d’un objet. Qui est d’ailleurs cette Mme Henri d’Hubières que le narrateur désigne très simplement en se contentant de mentionner le prénom et le patronyme de son mari ?

Pierre Tranouez s'est intéressé au réalisme d’ « Aux Champs » et a relevé des précisions « quasi ethnographiques » dans l’écriture de Maupassant :
"Tout cela vivait péniblement de soupe de pommes de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oie assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage (...]. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons [...). La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous"

Le critique s'est également intéressé à la restitution du langage des paysans « dans la tradition du Pierrot de Dom Juan, c'est-à-dire sans les joliesses à la Trianon qu'on peut trouver chez George Sand, mais avec entorses à la syntaxe, prononciations et lexique patoisants, duplication des énoncés :
"J'tai pas vendu, mé, j'tai pas vendu, mon p'tiot. J'vends pas m's
éfants, mé. I'sieus pas riche, mais vends pas m's'éfants ». »

Pour plus de renseignements voir Pierre Tranouez, « Sur deux Contes de la Bécasse », Littérales, 1994.


https://afpeah.fr/index.php/2026/08/15/aux-champs-maupassant/

NOUVELLE à écouter en suivant le lien ci-dessous =>

https://www.youtube.com/watch?v=QukrDPTkXNs

15/08/2026

De l’apprentissage du langage par les bébés aux réseaux sociaux des adolescents, des relations avec les parents aux effets d’un divorce sur les enfants, des modes de déplacement des collégiens aux stratégies du marketing pour pousser les jeunes à l’achat… Tour d’horizon de nos conte...

Amis des loups, amis des fables : "C’est en compagnie d’un loup bien singulier que cet essai nous invite à cheminer dans...
05/08/2026

Amis des loups, amis des fables : "C’est en compagnie d’un loup bien singulier que cet essai nous invite à cheminer dans les Fables de La Fontaine. Un loup, « candidat à l’humanité », à mille lieues de l’imagerie de la bête carnassière !
Devenu personnage, on le voit se débattre, entre les mots et les dents, entre son statut de loup de nature, et son acharnement étrange à vouloir s’aventurer sur le territoire de l’homme, à la frontière toujours dangereuse pour lui de la nature et de la culture, pour entrer en langue avec le modèle humain et ses tentations." (Les Belles Lettres)
A paraître le 4 septembre
Cécilia Suzzoni, agrégée de lettres classiques, est professeur honoraire de Chaire supérieure au lycée Henri IV, où elle a enseigné la littérature française et le grec ancien en khâgne moderne et classique. Elle y a fondé, sous l’égide du poète Yves Bonnefoy, l’Association ALLE, Le latin dans les littératures européennes, dont elle est présidente d’honneur et membre actif.

Précommandez La Passion du loup dans les Fables de La Fontaine par Cécilia Suzzoni : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251459851/la-passion-du-loup

Portrait d’un humaniste : « L'artiste autodidacte, Joris Hoefnagel fut une figure majeure de l'histoire de l'art néerlan...
23/07/2026

Portrait d’un humaniste : « L'artiste autodidacte, Joris Hoefnagel fut une figure majeure de l'histoire de l'art néerlandais, à la fois comme le dernier grand enlumineur flamand et comme l'un des premiers artistes à explorer le genre naissant de la nature morte. Véritable homme de la Renaissance, Hoefnagel écrivait de la poésie latine, maîtrisait plusieurs langues, jouait de divers instruments de musique et vendait des dessins, en plus de réaliser des dessins topographiques, des cartes, des peintures à l'huile et des enluminures. » Source : Getty Center

Joris Hoefnagel (flamand, / hongrois, 1542 - 1600), enlumineur et Georg Bocskay (hongrois, mort en 1575), scribe
Insectes, lys orange, chenille, pomme et taon , 1561–1562 ; enluminures ajoutées 1591–1596. Aquarelles, peinture or et argent, et encre
Musée J. Paul Getty, Los Angeles.

Parmi les multiples raisons qui justifient le choix de l’option latin et/ou grec au collège et au lycée, la première est peut-être que les langues anciennes forment le regard en l’ouvrant à la beauté et à la diversité du monde, en témoigne l’exceptionnel Mira calligraphiae monumenta

Découvrez et faites découvrir un conte triste et poétique.  Andersen donne dans ce très beau récit un aperçu de la misèr...
21/07/2026

Découvrez et faites découvrir un conte triste et poétique. Andersen donne dans ce très beau récit un aperçu de la misère dans laquelle se trouvaient certains enfants dans l'Europe du XIXe siècle. Lecture de Natacha Antolini

Dans ce conte poétique et triste, Andersen donne un aperçu de la mi...

Pénélope, figure de pouvoir et de légitimité dans une société qui dysfonctionneDans le texte homérique, Pénélope est l’a...
21/07/2026

Pénélope, figure de pouvoir et de légitimité dans une société qui dysfonctionne

Dans le texte homérique, Pénélope est l’archétype même de la fidélité, figure de résistance, de prudence et d’intelligence. C’est la femme modèle, affligée « d’un deuil sans mesure », celle qui en tous points s’oppose à Clytemnestre, l’épouse scélérate. Mère autant que femme, Pénélope a constamment le souci de son fils Télémaque. Figure exemplaire, apparemment secondaire, face à un Ulysse, vainqueur de cités et de monstres, Pénélope incarne aussi le pouvoir et la légitimité dans une société qui dysfonctionne. Elle est citadelle assiégée qui se replie à l’écart du chaos du monde, de sa violence et de ses déviances. Elle ne cède ni aux avances des multiples prétendants qui la tourmentent, ni elle n’assiste au massacre que commet Ulysse pour reprendre les rênes de son royaume, elle rappelle les traditions à ceux qui la courtisent sans en respecter les usages (XVIII, 275-280). Et lorsque c’est nécessaire, elle incarne la loi rappelant ainsi les règles de l’hospitalité qui sont dues à tous, y compris aux plus humbles (XVIII, 221-225). Elle tisse enfin une toile symbolique qui lui permet de gagner du temps et de différer des noces intolérables. Ionna Papadopoulou-Belmehdi rappelle d’ailleurs dans Le Chant de Pénélope que le tissage est toujours surdéterminé “par la figure d’Athéna, vierge tisserande dont la quenouille, tout comme la lance, exprime l’idée d’une virginité inviolable” (p. 22)

Cependant, le rôle de ce motif constitutif qui a évidemment maille à partir avec la maîtrise du temps puisque chaque nuit nie l’écoulement de chaque jour, est aussi à considérer dans le rapport que Pénélope entretient avec le pouvoir. Il n’est pas anodin que la toile constitue le linceul de Laërte le preux, l’ancien roi d’Ithaque, qui a préféré les marges de la campagne aux salles du palais, absent donc mais encore présent, d’autant plus présent qu’il est constamment question de son linceul interminable. En inscrivant son tissage dans un temps long, Pénélope semble ainsi avoir la possibilité de différer la mort d’une des figures clés du pouvoir à Ithaque. Ce faisant, elle permet aussi à Télémaque de grandir.

En résistant par ce tissage, elle impose également aux prétendants une autre version du schéma que les siens tentent de lui imposer : immobilisant le temps, elle interrompt les flux matériels et régaliens, elle nie la mort, elle fait exister l’absent, les absents. Alors que tous ont renoncé, Pénélope exhibant le vide, par le biais d’une toile funèbre qui n’en finit pas d’exister, rappelle qu’elle est la belle-fille de l’ancien roi, l’épouse d’un homme qui peut revenir et la mère d’un garçon qui peut remplacer son père à la tête d’Ithaque. De fait, le premier échange qui a lieu entre elle et un Télémaque, bien jeune encore et bien téméraire, est celui d’une apparente relégation :

« Rentre plutôt chez toi t’occuper des travaux qui t’incombent,
Le métier à tisser, la quenouille. Parler sera l’affaire des hommes,
surtout de moi, qui détiens le pouvoir dans cette demeure ». (I, 356-357)
[Notre édition de référence est, sauf de rares exceptions, la traduction de Philippe Brunet, éd. du Seuil]

Télémaque n’est pas prêt, il faudra toute l’ingéniosité de sa mère et de son père pour qu’il ne meure pas précocement. Pendant plus de trois années, la toile n’en finit pas de se faire et de se défaire comme les ondulations de la mer qui ont éloigné Ulysse de sa terre et des siens. Alors qu’Ithaque est ravagée par les prétendants qui pillent les récoltes et égorgent « d’innombrables moutons et bœufs cornus marche-torse » (IV, 320), Pénélope est la garante de la lignée et du pouvoir d’Ulysse. Celui-ci le sait bien puisqu’au fond des enfers il demande à l’âme d’Anticléia, sa mère :

« De mon père, et du fils que j’ai laissé sur Ithaque
dis s’ils possèdent mon patrimoine, ou si un autre homme
les détient : Ulysse ne rentrera plus, doit-on dire.
De mon épouse enfin, dis-moi le cœur, dis-moi l’âme :
Est-elle auprès de mon fils, gardant sa maison de main ferme » (XI, 174-178)

En reine affligée, mais déterminée, Pénélope a gardé « au creux de sa paume robuste » la belle clé d’airain qui conduit à la « dernière » chambre où se trouvent les trésors d’Ulysse. L’intimité de Pénélope ne peut se conquérir, elle procède d’une série d’emboîtements secrets et ordonnés. Son intimité est celle d’une reine qui franchit les seuils à elle seule réservés, qui gravit des escaliers, une échelle pour accéder aux coffres bien rangés qui contiennent des étoffes précieuses et l’arc qui permettra à Ulysse de reconquérir Ithaque. L’intimité de Pénélope est enfin celle du lit symbolique, axis mundi, autour duquel Ulysse érigea leur chambre, du lit bâti dans une souche d’olivier que nul jamais ne pourrait déplacer, emblème de la permanence et de la stabilité qui caractérisent les époques heureuses, figure de la racine, de l’ancre vers laquelle ne cesse de tendre Ulysse ballotté « sur le dos immense de l’onde ».

La Pénélope d’Homère incarne donc la rectitude et l’ordre qui siéent à une reine, elle surnage malgré le désordre du monde et offre une figure de femme providentielle, aux antipodes d’Hélène, la mal inspirée, qui suscita dix années de terrible guerre. Rien d’étonnant dès lors à ce que la discrète reine d’Ithaque soit au terme de l’Odyssée célébrée par le texte et les dieux :

« Pénélope, qui sut garder souvenance d’Ulysse,
Son époux ! jamais ne pourra s’éteindre la gloire
de sa vertu ; les dieux immortels feront un poème,
charme des hommes mortels, à Pénélope la sage » (XXIV, 195-198)

Texte rédigé à l'occasion de la 6e édition du Prix de l'AFPEAH en 2024.

Vous trouverez l’ensemble de la synthèse rédigée par Annabelle Presa, Nathalie Cullell et Tatiana Antolini-Dumas en cliquant sur le lien suivant https://afpeah.fr/index.php/2026/07/24/les-femmes-dans-lodyssee-la-figure-de-penelope/

« Enchaînée dans les profondeurs d'une obscure prison, les mains chargées de fers impitoyables, Proserpine se montra non...
21/07/2026

« Enchaînée dans les profondeurs d'une obscure prison, les mains chargées de fers impitoyables, Proserpine se montra non plus telle que sa mère l'avait confiée aux champs de la Sicile, telle que les déesses l'avaient vue naguère dans les riantes vallées de l'Etna. Sa chevelure, plus brillante que l'or, est flétrie, et la nuit a éteint le feu de ses regards ; l'incarnat de ses joues, épuisé par le froid, fait place à la pâleur ; l'éclat de son beau visage et ses membres délicats, que les frimas auraient dû respecter, ont pris la teinte des sombres couleurs du Tartare. »

Claudien, Le Rapt de Proserpine, dernière épopée mythologique de l'Antiquité latine.

La 9e édition du Prix de l’AFPEAH est consacrée à Perséphone / Proserpine. L’occasion de découvrir une figure passionnante de la mythologie.

Règlement et récompenses sur le site de l’association :
📌 afpeah.fr

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