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100 ans d’Union Nationale des Combattants

Au cours de l’année 1917, quelques combattants, en convalescence pour faits de blessures décident de créer une association pour maintenir et resserrer les liens qui les unissent, aider et rendre hommage aux actes de courage des poilus. Le révérend père Brottier, qui anime ce petit groupe soumet ce projet à Georges Clemenceau, qui l’encourage en lui versant un subside important, 100 000 francs or, récemment cédé par la mère d’un soldat tué au Front. Toutefois, toujours aumônier militaire servant sur le Front, le père Brottier n’est pas en mesure de prendre la direction effective de cette organisation en gestation. Il charge une équipe constituée notamment de Charles Bertrand, premier secrétaire-général de l’UNC, Ernest Pezet, journaliste à l’Ame française, d’Humbert Isaac, d’Hubert Aubert, de Margerin, de mettre sur pied ce qui va devenir l’Union Nationale des Combattants. Ceux-ci sollicitent comme président, le général Léon Durand, héros du Grand Couronné en 1914, et qui vient de quitter le service actif. Il est le premier président (général). C’est lui qui, en écoutant ceux qui venaient le convaincre d’accepter, trouve, devant l’enthousiasme de ses interlocuteurs, la phrase célèbre qui va devenir la devise de l'UNC : « UNIS COMME AU FRONT ». Les statuts de l’Union Nationale des Combattants sont déposés et publiés le 11 décembre 1918 au journal officiel.

Sous l’impulsion du général Léon Durand, le développement de l’UNC est rapide. Partout, sur le sol de la France métropolitaine, des sections se créent. Le mouvement s’étend également à la France d’Outre-Mer. Le 23 février 1919, lors de sa première assemblée générale, l’UNC compte déjà 100 000 adhérents ! En avril 1919, l’UNC organise un service spécial pour les Prisonniers de Guerre. Elle rédige une charte (réparations, sanctions) et dépose celle-ci sur le bureau de la Conférence de la Paix, en même temps qu’elle adresse un exemplaire à tous les parlementaires. En juillet 1919, parait pour la première fois, La Voix du Combattant.

L’UNC est reconnue « d’utilité publique » par décret du 20 mai 1920. Son but est double : d'une part, faire reconnaître le droit à réparation des anciens combattants, et plus généralement la reconnaissance de la Nation envers ceux-ci, d’autre part, faire vivre le devoir de mémoire en participant aux commémorations et en assurant des témoignages, notamment auprès du monde scolaire et universitaire. En 1922, appelé à d’autres fonctions dans l’Eglise, le père Brottier quitte l’UNC. Tout au long de ces années d’après-guerre, l’UNC porte les revendications des « poilus » : retraite mutualiste, office des combattants, transfert des corps, réhabilitation de fusillés, etc et obtient progressivement satisfaction.