14/08/2026
En 1943, à Beuil, dans les Alpes-Maritimes, Sébastien et Isabelle Di Carlo tiennent l’Hôtel du Cians. Alors que les persécutions s’intensifient, ils transforment leur établissement en refuge pour de nombreuses personnes traquées, notamment des familles juives.
Parmi elles se trouve la famille Weiner, arrivée à Beuil en septembre 1943 après avoir été dénoncée à Nice. À l’Hôtel du Cians, tout est organisé pour protéger les réfugiés : les chambres situées à l’arrière permettent de gagner rapidement la forêt et Sébastien aménage une cache au-dessus de la cave à charbon. Même leurs fils, Robert et Charles, âgés de 11 et 12 ans, participent en surveillant la route et en guettant l’arrivée éventuelle de la Gestapo.
Quelques semaines plus t**d, les Weiner trouvent un nouveau refuge chez Marcel et Marguerite Pourchier. Engagé dans la Résistance, Marcel est arrêté sur dénonciation en janvier 1944, puis déporté et exécuté au camp de Natzweiler-Struthof. Malgré le danger et l’arrestation de son mari, Marguerite reste à Beuil et continue de veiller sur les réfugiés.
L’engagement des Di Carlo se poursuit jusqu’à la Libération. Sébastien met notamment une partie de son hôtel à la disposition du maquis de Beuil, tout en continuant à protéger les familles juives.
Des années plus t**d, Sali Weiner se souviendra :
« Sébastien était un homme courageux, bienveillant, d’une très grande générosité. La bonté se lisait au fond de ses yeux, tout comme dans ceux de son épouse Isabelle. »
En 2026, Yad Vashem – Institut international pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Sébastien et Isabelle Di Carlo ainsi qu’à Marcel et Marguerite Pourchier le titre de Justes parmi les Nations.