11/10/2026
Du 6 au 9 octobre, le KKL a proposĂ© aux Ă©lĂšves, Ă©coles, Ă©ducateurs et Ă©tudiants des ateliers Ă 360° afin de dĂ©couvrir les tragiques Ă©vĂ©nements du 7-Octobre. Ă travers le rĂ©cit et les tĂ©moignages liĂ©s, notamment, aux habitants du kibboutz Nir Oz, cette plongĂ©e dans le documentaire rĂ©alisĂ© par lâassociation Nitzha Haârouah a offert un Ă©change nĂ©cessaire avec la jeune gĂ©nĂ©ration pour penser la portĂ©e didactique et mĂ©morielle dâun tel pogrom moderne.
800 jeunes de 16 Ă 28 ans et leurs enseignants qui ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©s aux Ă©vĂ©nements du 7-Octobre dans le cadre dâune Semaine de commĂ©moration, placĂ©e sous le signe de la transmission par le dĂ©partement Ăducation du KKL de France. Ă raison de trois Ă quatre classes par jour, sans compter les soirĂ©es dĂ©diĂ©es aux Ă©tudiants et jeunes adultes (Olami, Centre Fleg, Alliance, TaglitâŠ), le KKL sâest lancĂ© dans un vĂ©ritable marathon pĂ©dagogique !
Notre Ă©quipe, accompagnĂ©e de NethanaĂ«l, membre de lâassociation Nitzha HaâRouah, Ă lâinitiative de cette captation mĂ©morielle du kibboutz Nir Oz, filmĂ©e en 3D, pour garantir, une fois le casque chaussĂ© par les participants, une immersion totale, a concernĂ© une dizaine dâĂ©tablissements scolaires franciliens, dont Lucien de Hirsch, Rambam-MaĂŻmonide, lâORT Montreuil, Alliance Rachi, George Leven, Marianne PicardâŠ
Lorsque, aprĂšs cette apnĂ©e, les Ă©lĂšves retirent leur casque, les yeux embuĂ©s, les corps et les langues se dĂ©lient. Les animateurs, avec tact et expĂ©rience, les aident Ă mettre des mots sur lâindicible et Ă comprendre que la mĂ©moire nâest pas seulement une blessure Ă porter : câest une responsabilitĂ© Ă transmettre, et la premiĂšre forme de rĂ©ponse Ă ceux qui nient ou travestissent la rĂ©alitĂ©.
Dans certains cas, le KKL a prolongĂ© cet atelier en rĂ©alitĂ© virtuelle par lâintervention de lâartiste Danielle Aspis, photographe, docteure de lâEHESS, sĂ©miologue et autrice de lâalbum « Le RĂ©veil de lâAube » consacrĂ© au 7-Octobre.
Par une approche de photolangage, ses images, Ă la fois poĂ©tiques et mĂ©morielles, ont servi de support Ă la parole : chaque Ă©lĂšve a ainsi choisi une photographie qui rĂ©sonne en lui et dit pourquoi. « Elles ouvrent ainsi un autre chemin vers lâĂ©motion et lâexpression, celui du regard, de la lumiĂšre et de la reconstruction », confie lâartiste qui propose, actuellement, dans les centres culturels et communautaires, ses confĂ©rences Ă travers une exposition dâune vingtaine de tirages.
De lâavis de tous les responsables Ă©ducatifs rencontrĂ©s qui ont ouvert leurs portes, lâexpĂ©rience fut des plus enrichissantes permettant aux Ă©lĂšves de trouver le bon Ă©quilibre entre une incontournable Ă©motion et la force de comprendre.
đVoir Ă ce propos le billet du responsable Education dans Actu J.