23/09/2026
6 ans après les faits, le procès de Jean-Louis Leroux a commencé avant-hier. Et le verdict tombera jeudi.
Jean-Louis Leroux est agriculteur. Il est sur le banc des accusés car, en février 2020, il a tiré sur 3 voleurs de carburant sur sa ferme.
Dans les années précédentes, il avait été volé plus de 50 fois, sans que les genda**es n’arrêtent un seul voleur… Il a passé 2 semaines en prison et a interdiction de retourner chez lui depuis 6 ans ! Il faut lui rendre son honneur !
Jean-Louis Leroux est un agriculteur français comme il y en a des milliers. Après la mort de ses parents, c’est lui qui reprend la ferme familiale. Il a des vaches mais aussi des champs.
La vie à la ferme est dure. Ce travail l’occupe à temps très plein : samedi, dimanche, et ce presque toute l’année.
Mais, le pire, ce n’est pas ça.
Le pire, ce sont les vols de carburant. Un stress permanent. Et surtout, il y en a pour des milliers de litres de carburant volés !
Jean-Louis Leroux prévient pourtant les genda**es. Il dépose plainte…
Mais, les genda**es n’ont jamais retrouvé ne serait-ce qu’un seul de ces voleurs…
Il y a de quoi devenir fou pour Jean-Louis. Alors, en février 2020, Jean-Louis prend les choses en main. Puisque les genda**es ne sont pas capables de le faire, il s’équipe d’une ala**e anti-intrusion, et prévient son frère qui habite non loin de là.
Si des voleurs reviennent, ils leur feront peur avec leurs fu**ls de chasse.
Et ce soir du 31 janvier, l’ala**e de Jean-Louis sonne.
Il appelle tout de suite les genda**es, puis prévient son frère.
Muni de son f***l de chasse, il repère très vite les intrus et rejoint son frère. Ils tirent plusieurs coups de sommation.
Mais, les voleurs fuient de manière désordonnée.
Et c’est là que le drame se produit. Dans la confusion, Jean-Louis prend peur, croyant que les fuyards veulent l’encercler.
Il tire donc dans le noir, dans leur direction.
Puis… plus rien.
Lorsque les genda**es arrivent, une vingtaine de minutes plus t**d, ils découvrent la voiture des voleurs.
Un des voleurs est à l’intérieur. Il est grièvement blessé.
Les portes de l’enfer viennent de s’ouvrir pour Jean-Louis Leroux.
Jean-Louis reconnaît immédiatement être l’auteur du tir. Il possède le permis de chasser et son a**e est détenue légalement.
Il explique avoir eu peur, avoir agi en légitime défense. Mais rien n’y fait. Il est embarqué à la genda**erie. Le procureur de la République le met alors en examen pour tentative de meurtre.
Pire. Il est ensuite placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne !
Au milieu des narcotrafiquants, des voleurs et des escrocs, il y a donc Jean-Louis, agriculteur et honnête homme… C’est une honte pour la Justice française.
Elle qui est incapable d’arrêter les vendeurs à la sauvette, mais toute-puissante quand il s’agit d’emprisonner un agriculteur.
Jean-Louis Leroux a passé 2 semaines en détention provisoire, avant que ses collègues ne s’organisent.
Le 13 février, la FDSEA a organisé une manifestation à Reims. Ils étaient 600 agriculteurs selon l’AFP. Tous des victimes de vols à répétition. Jean-Louis, ça aurait pu être eux.
Sous la pression, l’avocat général change alors brusquement d’avis, et accepte la libération de Jean-Louis. Mais, sans mobilisation citoyenne, Jean-Louis croupirait peut-être encore en prison.
Depuis, Jean-Louis a interdiction de revenir dans sa ferme (une cruauté sans nom !) et demande un procès aux assises. Devant des citoyens tirés au sort. Pas des magistrats...
Le procès a commencé lundi et le verdict sera rendu ce jeudi.
Alors d’ici là, mobilisez-vous. Il y a urgence pour récolter 100 000 signatures et réclamer l'acquittement de Jean-Louis Leroux !
Signez ici : https://petition.institutpourlajustice.org/AcquittementJean-LouisLeroux