14/04/2025
[ DANS LA PRESSE 🗞️ ]
Supprimer les ZFE ? Ce serait un recul sanitaire, social et économique. Nous saluons la contribution d’Anna Creti, professeure à l’Université Paris Dauphine et directrice de notre Chaire Économie du Climat, signataire de cette tribune.
Avec :
François Gemenne, Stéphanie Clément-Grandcourt, Michel Derdevet, Pascal da Costa, Michel Guémy, Diane Strauss, Fabien Leurent,Géraud Guibert Patrice Geoffron et Alphonse Coulot
Alors que des parlementaires envisagent de revenir sur les Zones à Faibles Émissions (ZFE), cette tribune parue dans Libération rappelle combien ce dispositif est essentiel : pour améliorer la qualité de l’air, protéger la santé publique et réduire les inégalités sociales liées à la mobilité.
📌 Quelques repères clés :
La pollution de l’air cause 40 000 décès par an en France (Santé publique France).
La ZFE du Grand Paris pourrait réduire de 47 % le nombre de personnes surexposées à la pollution, notamment les plus précaires.
Le dispositif vise à retirer progressivement les véhicules les plus polluants des grandes agglomérations.
⚠️ Mais un défi majeur subsiste : la précarité mobilité
13,3 millions de Français sont dépendants d’un véhicule ancien, coûteux à l’usage, faute d’alternative en transports collectifs.
Dès 2025, 1,8 million de véhicules pourraient être exclus des principales agglomérations.
➡️ L’impact social est donc significatif, en particulier dans les zones périurbaines et rurales.
Ce n’est pas en supprimant les ZFE que l’on répondra à ces difficultés, mais en les rendant plus justes, mieux accompagnées et mieux financées :
🤝 Garantir un accompagnement social
🚏 Massifier les transports en commun vers les zones périphériques
🅿️ Déployer des parkings-relais en amont des centres
🔋 Renforcer les aides à l’électrification des véhicules
📄 À lire ici : « Supprimer les ZFE revient à menacer la santé, les plus précaires et les finances publiques » (Libération, avril 2025) - réservé aux abonnés https://www.chaireeconomieduclimat.org/points-de-vue/tribune-supprimer-les-zfe-revient-a-menacer-la-sante-les-plus-precaires-et-les-finances-publiques/