02/06/2026
RÉSUMÉ DE MA PROCÉDURE SUR L'AFFAIRE DES 49 SOLDATS : JUGEMENT PAR CONTUMACE LE 29 MAI 2026.
Le 25 juillet 2022, je me suis rendue au Mali pour un échange d'expérience avec la société civile malienne, dans un contexte où depuis le 10 juillet 2022 s'était déclenchée une affaire de 49 soldats ivoiriens arrêtés au Mali depuis le 10 juillet 2022. J'en ai profité pour m'informer sur cette affaire sur laquelle l'État ivoirien ne donnait aucune information fiable. J'avais aussi été saisie par certains parents des 49 pour des plaintes que je tais aujourd'hui. J'ai donc pris l'initiative de convoquer une réunion avec les parents des 49 et je me suis prononcée sur cette affaire en demandant à l'État ivoirien de s'excuser et de négocier avec ce pays frère. Je tais certains détails aujourd'hui, mais la vérité se saura un jour. On m'a reproché à tort de préparer un coup contre l'État de Côte d'Ivoire, alors que finalement, c'est suite à des négociations que les 49 ont été libérés après avoir été jugés. C'est après des négociations qu'ils ont été ensuite graciés, alors que l'affaire aurait pu se régler plus tôt si l'État ivoirien avait manifesté de l'humilité.
Le 03 août 2022, j'ai été interpellée à l'aéroport FHB d'Abidjan, alors que je revenais du Mali. J'ai été en garde à vue à la Préfecture de police pendant 2 jours avant d'être libérée, après une perquisition de mon domicile. Mon passeport avait été confisqué.
Le 22 août 2022, j'ai été invitée par le Préfet de police Dosso à récupérer mon passeport. Lorsque je m'y suis rendue, on m'a plutôt déférée devant le juge d'instruction du 10eme cabinet, avant d'être transférée à la prison d'Abidjan. Ne répondez à aucune convocation VERBALE si vous ne voulez pas tomber dans le piège des brigands qui nous dirigent.
Le 26 août 2022, dans un communiqué du Procureur de la République Adou Richard, j'ai été accusée :
« d’entente avec les agents d’une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d’Ivoire, de manœuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l’ordre public, de diffusion de nouvelles fausses de nature à entraîner une atteinte au moral de la population ».
J'ai été mise en liberté provisoire le 3 février 2023, assortie d'un contrôle judiciaire très sévère dans le cadre duquel je devais émarger chaque semaine au 10eme cabinet, ne pas sortir du territoire national sans autorisation et ne plus parler de cette affaire des 49 soldats.
Toutes mes demandes de sortie du pays n'ont jamais reçu de réponse jusqu'en juin 2025 où j'ai obtenu la première réponse du Procureur et la seule réponse positive. En septembre 2025, j'ai introduit une autre demande pour répondre à une invitation pour une conférence dans une université de Bruxelles. C'est alors que le 17 septembre 2025, j'ai reçu une réponse négative dont le prétexte était la nécessité de ma présence pour un procès sur l'affaire des 49 soldats. Une affaire close à l'international depuis le 06 janvier 2023.
Finalement, ce n'est que le 23 janvier 2026 que la première audience a été programmée avec une réduction des Chefs d'accusation, tout simplement parce qu'il n'y a AUCUNE preuve. C'est comme ça dans ce pays. Lorsqu'on veut te faire taire, on t'accuse d'atteinte à la sûreté de l'État et / ou de trouble à l'ordre public. Après plusieurs reports, un délibéré a été programmé le 29 mai 2026. Donc sans procès, puisqu'il n'y avait AUCUN élément crédible dans le dossier, aucune audience n'a été effective, le verdict a quand même été donné. Voici la décision du tribunal :
"Statuant par défaut et en premier ressort :
- la déclare coupable de diffusion de fausses informations et de trouble à l'ordre public
- En répression, la condamne à 3 ans d'emprisonnement et 2 millions d'amende
- Met les dépens à sa charge."
Voici la justice que notre pays nous sert dans l'injustice ! C'est pour cela qu'aujourd'hui et demain, nous devons dire !
Nous avons le devoir de travailler à la libération de notre pays dirigé par des imposteurs doublés de terroristes qui prétendent juger d'honnêtes citoyens avec de FAUSSES ACCUSATIONS.
Que le Seigneur nous éclaire et soutienne tous les prisonniers politiques jusqu'à la fin de cette occupation. Nous n'allons JAMAIS baisser les bras !
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