16/06/2026
VOTRE MÉPRIS : NOS CRIS !
Depuis plusieurs mois, 114 parlementaires issus de différents groupes politiques demandent l'inscription à l'ordre du jour d'une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Ce texte est soutenu par plus de 150 associations, collectifs et organisations de terrain. Pourtant, nous venons d’apprendre que son examen au Sénat ne devrait intervenir qu’à l’automne.
Cette loi repose sur quatre piliers essentiels :
• Prévenir les violences dès l’enfance grâce à l’éducation, à la sensibilisation et à la formation des professionnels ;
• Protéger immédiatement les victimes et les enfants exposés aux violences ;
• Garantir un accès effectif à la justice avec des procédures spécialisées et adaptées ;
• Assurer une prise en charge globale des victimes sur les plans médical, psychologique, social et juridique.
Parmi ses mesures phares figurent notamment :
• la création de juridictions spécialisées dans les violences sexuelles ;
• la généralisation de professionnels formés au repérage des violences faites aux enfants ;
• l’accompagnement systématique des victimes par un avocat ;
• l’interdiction des confrontations traumatisantes entre un enfant victime et son agresseur
présumé ;
• le renforcement des contrôles d’honorabilité pour les personnes travaillant auprès de
mineurs ;
• des mesures d’urgence concernant l’autorité parentale lorsqu’un enfant dénonce des
violences incestueuses ;
• le renforcement des dispositifs de prévention et de protection dans les établissements
scolaires, sportifs et culturels.
Le coût estimé de cette loi est d’environ 2,6 milliards d’euros par an, soit moins de 0,1 % du produit intérieur brut français. Un investissement considérable, certes, mais dérisoire au regard du coût humain, social, sanitaire et judiciaire des violences subies par des centaines de milliers de femmes et d’enfants chaque année.
La question n’est donc plus de savoir quoi faire.
La question est de savoir combien d’enfants devront encore être brisés, vi@les, agressés ou assassinés avant que la protection de l’enfance devienne enfin une véritable priorité nationale.
Nous serons au rendez-vous, chaque lundi, sous les fenêtres de votre ministère monsieur Darmanin, ainsi que devant les tribunaux dans plusieurs villes de France pour porter nos voix, et celles de tou.te.s celles et ceux qui n’en ont plus.
Et nous appelons à une grève généralisée le 7 septembre ! Nous ne nous essoufflerons pas et nos cris continuerons de résonner jusqu’à l’obtention de la loi intégrale !
MOBILISÉ-E-S JUSQU’À L’OBTENTION DE LA LOI CADRE !