CSIA-Nitassinan

CSIA-Nitassinan CSIA / Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques. www.csia-nitassinan.org

Les peuples autochtones représentent (selon l’ONU), plus de 300 millions de personnes dans le monde. Ils représentent aussi une richesse humaine et une diversité culturelle immense. Au delà des spécificités géographiques, historiques, sociales et humaines, cinq siècles de colonisation sauvage ont ravagé une aire culturelle, de l’Alaska à la terre de feu. Le génocide systématique, la privation des

droits les plus élémentaires et l’ethnocide au quotidien n’ont pas épuisé la résistance d’hommes et de femmes qui refusent obstinément la perte de leurs valeurs et l’assimilation par une culture étrangère et destructrice. Dans cette optique, le CSIA s’applique, depuis près de 25 ans , à transmettre leur parole, bien souvent inconnue du public, des médias et des instances politiques. Ces peuples, confrontés à l’ignorance, font l’objet de fantasmes, d’idées préconçues et d’idéaux passéistes qui rendent très difficile un travail de solidarité active. Tout en ne prenant pas position, le CSIA se veut être un relai, et toutes les campagnes de solidarité lancées le sont suite à la demande d’une communauté ou d’une organisation amérindienne représentative, afin de respecter le droit à l’autodétermination de ces peuples. Le travail de l’association consiste à donner à des représentants amérindiens des opportunités de s’exprimer devant un public français, voir européen, de les soutenir dans leurs démarches ou projets pour la préservation de leur culture, au niveau international. Les actions du CSIA s’inscrivent dans cette dynamique de soutien à ces peuples autochtones.

02/06/2026
26/05/2026
https://www.bassinesnonmerci.fr/global/2026/05/08/carlos-beas-torres-coordinateur-de-lunion-des-communautes-indigenes-de...
12/05/2026

https://www.bassinesnonmerci.fr/global/2026/05/08/carlos-beas-torres-coordinateur-de-lunion-des-communautes-indigenes-de-la-zone-nord-de-listhme-ucizoni-et-delegue-du-congres-national-indigene-cnien-tournee-dans-le-poitou-pays-d/

Carlos Beas Torres coordinateur de l’Union des communautés indigènes de la zone nord de l’isthme (UCIZONI) et délégué du Congres National Indigène (CNI)en tournée dans le Poitou/Pays de Loire en mai ! De mai à juillet 2026, l’activiste mexicain Carlos Beas Torres, coordinateur de l’U...

Ils tuent ceux qui savent comment sauver le monde
23/04/2026

Ils tuent ceux qui savent comment sauver le monde

At the UN, leaders confronted compounding crises of territorial violence and digital extractivism.

23/04/2026

En 1923, l’anthropologue autrichien Martin Gusinde a photographié une femme et un enfant selk'nam en Terre de Feu. Cette image est devenue un document rare et précieux : l’un des derniers témoignages d’une culture qui a résisté pendant près de 10 000 ans aux confins du monde.

Les Selk'nam, également appelés Ona, se reconnaissaient comme le peuple de Karukinka la terre où ils vivaient. C’étaient des chasseurs-cueilleurs nomades, organisés en clans et guidés par le conseil des anciens et les chamans (xo’on), gardiens des traditions spirituelles. Leur monde n’était pas défini par des frontières ou des cartes, mais par des esprits, des récits et des rituels. Parmi ces rituels, le plus important était le Hain, une cérémonie d’initiation des jeunes, où mythe et réalité se mêlaient dans une mise en scène sacrée impliquant toute la communauté.

Cependant, le XIXe siècle a marqué le début d’une dévastation. L’arrivée des colonisateurs européens a apporté des troupeaux, des clôtures, des maladies et une violence brutale. Des récompenses étaient offertes pour chaque Selk'nam tué, sans distinction d’âge ni de genre. Ce qui, pour ce peuple, était un territoire ancestral, n’était pour les colonisateurs qu’un obstacle à l’expansion. Le résultat fut un génocide qui a pratiquement détruit leur mode de vie.

Les photographies de Martin Gusinde, prises dans les dernières années de cette culture traditionnelle, émeuvent et impressionnent encore aujourd’hui. Des visages peints, des corps droits face à un paysage froid et hostile, des regards qui semblent traverser le temps comme un appel silencieux : « ne nous oubliez pas ».

Et, en effet, ils n’ont pas été oubliés. Bien que profondément affecté, le peuple selk'nam n’a pas disparu. Aujourd’hui, leurs descendants vivent au Chili et en Argentine et, ces dernières années, ils se renforcent dans leur lutte pour la reconnaissance, les droits et la reconstruction de leur identité culturelle.

Cette histoire est à la fois un avertissement et un signe d’espoir : même après des siècles de silence, les échos du Hain continuent de vivre.

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Paris
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