03/06/2026
Le début de la réponse se trouve au Stonewall Inn, Christopher Street, New York. D’extérieur, ça pourrait être un bar comme un autre, avec ses briques rouges et ses lettres au néon derrière la vitrine. Mais ici, dans la nuit du 27 juin 1969 et les suivantes, des émeutes ont éclaté. A l’époque, les personnes LGBT s’y retrouvaient en secret, et les descentes de police y étaient régulières. Les relations homosexuelles étaient alors illégales, et il était interdit de porter des vêtements « ne correspondant pas à son genre ».
Cette nuit-là, iels ont dit : stop, ça suffit. Nous ne voulons plus être humilié·es. Cette nuit-là, iels ne se sont pas laissé faire et ont répliqué. Comme le rappelle Hélène Giannecchini dans son article paru dans La Déferlante (mai 2026), « Stonewall était une émeute » au sens d’émotion collective, de mise en mouvement.
L’année suivante, l’anniversaire de cette nuit est célébré, en juin 1970. Ce sera la première « Gay pride ». Pas une fierté arrogante. La fierté dont il est question est celle d’être véritablement et entièrement soi au milieu des autres, parmi toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Être soi et avancer en considérant ce mystère : quelques soient nos parcours, chacune de nos vies est digne et précieuse.
Aujourd’hui encore, alors que les droits des personnes LGBT+ reculent aux Etats-Unis comme ailleurs, alors que les actes LGBTphobes continuent de s’égrener en France, ce combat demeure nécessaire, comme il est nécessaire d’en préserver la mémoire. Continuons à partager nos histoires, nos luttes, nos joies, nos espoirs. Soyons fier·es !
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