27/04/2026
Dans notre dernière enquête sur les femmes 45+ et les défis de leur vie perso, à la question de la conservation du logement après la séparation, 80% ont répondu qu'elles ne sont pas restées dans leur ancien foyer ...
Pour les femmes, la question du logement est cruciale : foyer ou refuge, ce sont souvent elles qui font le sacrifice de leur sécurité que ce soit après la séparation, la perte d'emploi...
La dernière enquête vient confirmer ces observations: les femmes, et notamment les seniors, sont en première ligne sur la question du mal-logement.
Car la crise du logement ne se résume pas aux personnes à la rue : on oublie les centaines de milliers de Françaises et Français hébergés chez un tiers, souvent de façon subie et invisible. Parmi elles, beaucoup de femmes, et une part importante de plus de 60 ans, se retrouvent à dormir sur un canapé, dans une chambre partagée ou chez un proche faute de ressources suffisantes pour assumer un loyer à leur nom. Quand on croise ces données avec les études Arcé, on voit à quel point la précarité professionnelle des femmes 45/65 se transforme rapidement en précarité résidentielle.
Femmes seules, séparées, veuves, avec des pensions plus faibles et des trajectoires professionnelles hachées : ce sont elles qui cumulent bas revenus, temps partiels subis, carrières interrompues, écarts de salaires, et qui basculent les premières dans le mal-logement.
Repenser la politique du logement sans une approche genrée et générationnelle, c’est passer à côté d’une réalité massive : sécuriser l’emploi et les revenus des femmes 45+, c’est aussi prévenir le mal-logement et l'insécurité des seniors de demain.