16/10/2026
👏 Clap de fin pour la 36e Convention d'Intercommunalités de France !
À l'occasion de cette dernière journée, la plénière de clôture s'est ouverte par une intervention empreinte d’émotion de Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM-Téléthon, et par la déclinaison des échéances à venir pour l’association. La plénière s'est poursuivie par une table ronde sur la thématique « Peut-on aménager le territoire sans les territoires ? ». Plusieurs personnalités politiques ainsi qu'un agronome et docteur en agroclimatologie se sont exprimées sur les questions d'urgence climatique et de cadre politique de l'aménagement des territoires .
👉 Dans un contexte où le réchauffement climatique gagne de l'espace, Serge Zaka, agronome et docteur en agroclimatologie, souligne l'importance d'aborder les sols comme une problématique à part entière et la nécessité de construire un plan d'aménagement du territoire pour 2050. Il faut voir plus loin : « On ne pense pas aux espèces, aux animaux et aux sols de nos communes.» « Il faudrait un plan d’aménagement au plan national, il faut un capitaine qui voit en 2050. »
👉 Christophe Degruelle, président de la communauté d'agglomération de Blois et président délégué d'Intercommunalités de France, pointe du doigt le changement qui doit s'opérer : « Passons de l'attractivité à l'habitabilité » pour penser l'aménagement du territoire avant de rejoindre les propos de Serge Zaka : « Nos mandats c'est 6 ans mais la réalité c'est de voir à 20 ans, à 50 ans. »
👉 Jean-Yves Brenier, président des Balcons du Dauphiné et vice-président en charge de l’Aménagement du territoire / de l’Équilibre urbain – rural d'Intercommunalités de France, souligne le rôle nécessaire des intercommunalités dans la construction de l'aménagement des territoires : « Un État qui impose ça ne fonctionnera pas, les intercos c’est un modèle d’aménagement c’est du sur-mesure, on doit être à l’interface de l’État. »
👉 Marie-agnès Poussier-winsback, ancienne ministre et députée du Pas-de-Calais, souligne également l'incohérence et la difficulté à agir dans des projets à long terme : « C’est plus compliqué parce que nous n’avons plus de cumul de mandat, il faut revoir la loi sur le non-cumul de mandat. Je trouve que cette opposition aujourd’hui entre élus locaux et nationaux elle est dangereuse. » « On ne sait plus où on va, les circonstances actuelles politiques ne permettent pas de le faire. La configuration politique à l’Assemblée nationale ne permet pas de le faire, c’est très anxiogène. »