Sentinelles d'Empire

Sentinelles d'Empire Association de reconstitution historique
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Armée française 1943 - 1962
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« Les soirs de victoire, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais, jamais, jamais de défaite, et le soirs de défaite on s...
08/05/2026

« Les soirs de victoire, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais, jamais, jamais de défaite, et le soirs de défaite on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais, jamais, jamais de victoire. Mais quand on est un vieux soldat, on sait ce qu’il en est. […] J'ai tant vu de défaites qui arrivaient après des victoires, et j'ai tant vu, aussi, de victoires qui arrivaient après des défaites, que je ne crois plus jamais que c'est fini. »

Charles Péguy,
Mort Pour la France, le 5 septembre 1914.

Le 8 mai 1951, le médecin commandant Jules Jean-Louis trouve la mort en se portant au secours de deux soldats sud-coréen...
08/05/2026

Le 8 mai 1951, le médecin commandant Jules Jean-Louis trouve la mort en se portant au secours de deux soldats sud-coréens blessés, à Hongcheon (Corée du Sud).
Orphelin de guerre (1914-1918), il entre à l’Ecole du Service de Santé de Lyon.
Devenu médecin en 1939, il est affecté à la XXe région militaire à Nancy, au 69e Régiment d'Infanterie de Forteresse (IIIe bataillon) en tant que médecin-lieutenant lors de l'offensive de la Sarre.
Il est fait prisonnier le 21 juin 1940 après être resté volontairement avec deux sections couvrant le repli général de son unité.
Durant sa captivité, il soigne ses camarades de détention, n'hésitant pas à s'opposer à un médecin militaire allemand particulièrement négligeant avec les prisonniers sous sa responsabilité.
Libéré par les troupes américaines, Jules Jean-Louis rentre quelque temps à Sanary pour prendre du repos. Il est promu au rang de médecin-capitaine avant d'être muté au Maroc à l'hôpital de Casablanca dès août 1945.

À partir de mars 1946, il sert en Indochine au IIe bataillon du 2e REI (1946 - 1947).
Breveté parachutiste en mai 1948, il est versé aux parachutistes coloniaux.
Il rejoint le Bataillon Français de l'ONU, en Corée en 1950.
Il prend rapidement part au conflit puisqu'il est présent sur place le 15 septembre 1950 lorsque le débarquement à Incheon débute.
Jules Jean-Louis est nommé chef du service de santé du Bataillon Français de l'ONU le 29 novembre 1950. De décembre 1950 à janvier 1951, il participe à plusieurs batailles dont celles de Won Ju et de Chi Pong Ni.

Le 8 mai 1951, lors de l'affrontement de Jang nam Ri, au nord-est d'Hongcheon, le médecin-commandant Jules Jean-Louis va tenter de porter secours à deux soldats sud-coréens blessés mais trouve la mort en marchant sur une mine, à l'âge de 34 ans.
Un témoin direct de la scène, le docteur Kim Jong-Hi, qui souhaitait intervenir auprès des deux soldats, rapporte que le commandant lui a ordonné de ne pas bouger.
Un autre capitaine l'a mis en garde mais Jules Jean-Louis, n'écoutant que son courage, s'élance seul et meurt sur le coup.

Deux monuments ont été dédiés par le gouvernement sud coréen à des combattants étrangers, l’un au général Mac Arhur à Inchon, le second au docteur Jean-Louis à Hongcheon (ville jumelée avec celle de Sanary, sa ville natale dont une rue porte son nom qui fut aussi celui donné à la promotion 1951 de l’Ecole de Santé de Lyon, puis à l’hôpital militaire de Fréjus).

Pendant sa détention en Allemagne, en 1943, il reçoit la Croix de Guerre, avec citation à l'ordre de la division (étoile d'argent).

Le 15 mars 1947, il est décoré de la Médaille Coloniale avec agrafe "Extrême Orient".

En septembre 1947 et en juillet 1948, il reçoit deux citations à l'ordre de l'armée (palme) sur sa Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs.
Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 30 décembre 1948 et finalement nommé au grade de médecin major pour sa conduite exemplaire le 1er janvier 1950.

Quelques mois avant son décès, en février 1951, il reçoit une nouvelle citation, à l'ordre de la brigade (étoile de bronze), sur sa Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs, à la demande du chef du Bataillon Français de l'ONU.

Le 7 juillet 1951, il est promu à titre posthume au grade d'officier de la Légion d'honneur.

Le 19 mai 1952, il reçoit à titre posthume la médaille commémorative française des opérations de l'ONU en Corée.

On lui attribue également la médaille d'honneur du service de santé des armées.

"celui ci va mourir, et celui ci... celui ci... celui ci...celui ci... celui ci...  près des 3/4 de ces hommes vont mour...
07/05/2026

"celui ci va mourir, et celui ci... celui ci... celui ci...celui ci... celui ci... près des 3/4 de ces hommes vont mourir... plus de 7700 de ces hommes ne reviendrons jamais..."

7 mai 1954, à 17h30,
Diên Biên Phu ne répond plus.

"C'est la veulerie du système politique et militaire qu'ils ont giflée de la grande claque de leurs parachutes, ouverts dans l'air d'une nuit striée de balles traçantes. Grâce à tous ces garçons, la guerre d'Indochine a su bien mourir. Un survivant est toujours un débiteur..."

Caporal/Chef Pierre Schoendoerffer,
opérateur de prise de vue du Service Presse Information, en Indochine.

Provided to YouTube by StudiocanalConcerto de l'Adieu · George DelerueDiên Biên Phu (Bande originale du film)℗ STUDIOCANALReleased on: 1992-03-04Composer: Ge...

« Il faut que ces garçons gardent sur eux le témoignage de ce qu'ils ont su donner au pays et le signe de ce qu'ils devr...
27/04/2026

« Il faut que ces garçons gardent sur eux le témoignage de ce qu'ils ont su donner au pays et le signe de ce qu'ils devront continuer à lui donner. Je veux qu'ils sachent qu'ils doivent être fiers. »

Le (futur) Maréchal de France Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952) ordonnant la confection de l'insigne commémoratif de la Première Armée "Rhin et Danube", en 1945.

🎬 Champs de bataille arrive sur le petit écran… et la communauté s’ouvre ! Une nouvelle étape pour la série Champs de bataille. 📺 Diffusion d’un épisode exce...

12/04/2026

Merci à Good morning army pour ces magnifiques prises de vue !

Samedi 30 mai à l'Ecole Militaire retrouvez la présentation dynamique de nos membres sur les soldats français à SUEZ dan...
16/03/2026

Samedi 30 mai à l'Ecole Militaire retrouvez la présentation dynamique de nos membres sur les soldats français à SUEZ dans le cadre des "Rendez-vous de l'histoire militaire", cycle de conférences auxquels nous participons régulièrement.

Inscription gratuite à .[email protected]

Les détails arrivent bientôt ! Des interventions passionnantes en perspective...

14/03/2026

TEASER — 1945, La libération de l’Alsace | CHAMPS DE BATAILLE (52 min)La mémoire de la Seconde Guerre mondiale en Europe se concentre souvent sur le Débarque...

L'association "Sentinelles d'Empire" est heureuse de vous annoncer la sortie du prochain épisode de la série Champs de b...
13/03/2026

L'association "Sentinelles d'Empire" est heureuse de vous annoncer la sortie du prochain épisode de la série Champs de bataille, de Serge Tigneres, consacré à la libération de l' Alsace, durant le terrible hiver 1944-45.
Nous avons eu l'opportunité d' y contribuer en évoquant le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes, le 3e Régiment de Tirailleurs Algériens ainsi que la population civile alsacienne.

Nous remercions Serge Tigneres et son équipe pour l' enthousiasme communicatif et le sens de l' écoute, les membres de l'Écomusée d'Alsace pour leur accueil mémorable ainsi que les associations locales évoquant d'autres unités (françaises, américaines ou allemandes) ayant participé à la bataille de la poche de Colmar.

🎬 TEASER EN LIGNE — CHAMPS DE BATAILLE (52 min) LA LIBÉRATION DE L’ALSACE Hiver 1944/45 : une campagne souvent oubliée, sur un front de 160 km, dans la neige...

"On n'est jamais tout à fait un héros aux yeux d'un camarade. Ou seulement plus t**d. Trop t**d..."Roland Dorgelès, "Les...
06/02/2026

"On n'est jamais tout à fait un héros aux yeux d'un camarade. Ou seulement plus t**d. Trop t**d..."

Roland Dorgelès, "Les croix de bois".

5 février 1944
Mort au combat de Marie-Alphonsine Loretti (28 ans), ambulancière militaire française, première femme décorée de la Médaille militaire.

En 1943, Marie-Alphonsine Loretti, vit à Alger où elle épouse un sous-officier des tirailleurs de la 3e Division d’infanterie algérienne.
Le 8 mars 1943, elle s’engage au titre du 27e Escadron du Train. En juillet, après avoir reçu une formation militaire de base, elle rejoint à Sétif, les « Chaufferettes » la section d’ambulancières féminines du 3e Bataillon médical de la 3e Division d’infanterie algérienne. Elle y reçoit une instruction technique (marche en convoi, entretien des Dodge WC54, brancardage, secourisme…).
En décembre 1943, le 3e Bataillon médical débarque à Naples. Le 6 janvier 1944, le bataillon et ses « Chaufferettes » montent au front devant la Ligne Gustav près de Monte Cassino. L’unité s’installe dans la cuvette de Casale. La section d’ambulancières est affectée au poste de secours des 2e et 3e compagnies de ramassage sur la route de San Elia. Les « Chaufferettes » font des allers-retours entre les postes et le bataillon médical. La route d’Acquafondata à San Elia dans la vallée du Rapido, est surnommée la « Route aux frissons » ou « Route de la mort », car elle est visible des observatoires de l’artillerie allemande qui la pilonne. Les missions se font de nuit.
Le 5 février 1944, Marie-Alphonsine Loretti, se porte volontaire avec cinq de ses camarades pour aller chercher de nuit des blessés près du village de Terelle où un bataillon de tirailleurs a subi de lourdes pertes. L’aller se passe bien, mais au retour, en sortant du mont Rapido, les deux ambulances sont bloquées par une jeep en feu qui vient de sauter sur une mine. L’artillerie allemande ouvre le feu sur les ambulances. Sous le tir ennemi, les ambulancières font des allers-retours entre les véhicules et une ruine pour y mettre à l’abri les blessés.
Sous ce bombardement, Marie-Alphonsine Loretti est mortellement blessée aux jambes par des éclats d’obus. Ses camarades dont certaines sont, elles-mêmes, blessées, lui posent des garrots, mais ne peuvent endiguer les hémorragies. Elle décède quelques minutes après l’arrêt du tir. Marie-Alphonsine Loretti, surnommé « Lorette », est la première des cinq ambulancières tuées pendant la campagne d’Italie. Le 6 février 1944, lors de son enterrement avec les honneurs militaires, le général Alphonse Juin, lui remet, à titre posthume, la Croix de Guerre et la première Médaille militaire décernée à une femme.

« Il faut que ces garçons gardent sur eux le témoignage de ce qu'ils ont su donner au pays et le signe de ce qu'ils devr...
02/02/2026

« Il faut que ces garçons gardent sur eux le témoignage de ce qu'ils ont su donner au pays et le signe de ce qu'ils devront continuer à lui donner. Je veux qu'ils sachent qu'ils doivent être fiers. »

Le (futur) Maréchal de France Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952) ordonnant la confection de l'insigne commémoratif de la Première Armée "Rhin et Danube", en 1945.

Retrouvez notre présentation lors du colloque consacré à la RC4 à l'École Militaire !
25/01/2026

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Bonjour à tous !En novembre 2025, le comité du 11° arrondissement de Paris du Souvenir Français et l’UNC Paris, en partenariat avec l’ANAPI, Voyages en Indoc...

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