30/05/2026
« La compensation carbone est une solution partielle et insuffisante. »
Invité de l’émission Sens Public sur Public Sénat le 5 mai dernier, Alan Lemoine, chargé de projet Sport chez The Shift Project et co-pilote du rapport Décarbonons le football, revenait sur le coût écologique des grands événements sportifs à l’approche de la Coupe du Monde de football.
Alors que cette compétition se tiendra dans 3 pays différents (États-Unis, Canada et Mexique), une question devient incontournable : comment concilier passion du sport et limites planétaires ?
C’est l’occasion de rappeler une réalité physique souvent oubliée : lorsqu’on émet des gaz à effet de serre, notamment du CO₂, ces molécules restent dans l’atmosphère pendant des dizaines voire des centaines d’années, contribuant durablement au réchauffement climatique.
➡ La compensation carbone ne peut donc pas remplacer la réduction des émissions à la source.
Planter des arbres ne suffit pas à annuler des émissions aujourd’hui, d’autant plus dans un monde où les risques d’incendies et de dépérissement des forêts augmentent avec le changement climatique.
Le sujet est particulièrement crucial pour le transport aérien, qui reste l’un des secteurs les plus difficiles à décarboner et l’une des principales sources d’émissions des grands événements sportifs internationaux.
Notre rapport Décarbonons le Sport, publié début 2025, montre qu’une autre trajectoire est possible pour décarboner les compétitions internationales.
Le principal levier consiste à réduire les déplacements les plus émetteurs, notamment en avion, et à repenser certains formats : compétitions plus régionales, calendriers rationalisés, limitation des déplacements longue distance, développement des alternatives ferroviaires et des mobilités sobres…
Pour en savoir plus, consultez notre rapport ici : https://swll.to/1gxWgd