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L'IA et ses incapacités pédagogiquesDepuis que l’intelligence artificielle est entrée dans les usages éducatifs et dans ...
11/04/2025

L'IA et ses incapacités pédagogiques

Depuis que l’intelligence artificielle est entrée dans les usages éducatifs et dans les pratiques des élèves, on entend parfois que le métier d’enseignant est menacé : à quoi bon s’évertuer à faire cours si les élèves peuvent trouver des contenus en ligne, des exercices corrigés, des astuces et des méthodes de travail qui leur permettront d’atteindre la performance attendue dans le cadre scolaire ?

Pourtant, cette conception de l’apprentissage et de la pédagogie est non seulement incomplète, mais potentiellement erronée. Si l’intelligence artificielle est insuffisante en tant que ressource pédagogique pour former les élèves, c’est justement parce qu’elle ne revêt pas un caractère pédagogique. Comme le souligne Philippe Meirieu (Pédagogie : le devoir de résister, 2007), la pédagogie suppose une relation humaine, fondée sur la confiance, le dialogue, l’écoute. Aucune IA ne peut établir cette relation avec un élève. Elle ne motive pas, n’encourage pas, ne rassure pas, pour la simple et bonne raison qu’elle ne ressent rien, ne s’attache à personne, ne se soucie de rien.

Nous avons pu explorer quelques contours de cette question dans un article précédent. L’IA (pour le moment) ne conçoit pas l’élève dans l’optique de son développement humain, social, personnel et intellectuel. L’enseignant.e, au contraire, s’adresse à un sujet en devenir, avec toute la responsabilité que cela implique. Et cela lui donne un double avantage : s’adapter, et la capacité de faire advenir un groupe.

Chaque classe est unique : les acquis sont hétérogènes, les dynamiques de groupe évolutives, et les besoins spécifiques multiples et mouvants. Face à cette complexité, l’enseignant.e ajuste en temps réel, anticipe, reformule — et surtout, il ou elle pose un regard singulier sur chacun, d’humain à humain. Créativité et flexibilité sont des cartes utilisées quotidiennement pour faire face à des élèves qui peuvent demander à ce qu’une partie du cours soit plus accessible ou, au contraire, plus approfondie. Cette “intelligence du singulier”, pour reprendre les mots de Perrenoud (Métier d’élève et sens du travail scolaire, 1994), reste aujourd’hui inaccessible aux systèmes d’IA.

Aussi, dans ce contexte de classe, l’enseignant est au centre d’un apprentissage mutualisé. S’adressant à tout un groupe, il dépasse le cadre d’une interlocution duelle : il crée du commun. Il construit un “en-commun”, des règles sociales mobilisant des valeurs collectives et des principes fondamentaux, à partir des interventions des uns et des autres, y compris lorsqu’elles viennent perturber un fonctionnement attendu.

Enfin, il ne faut pas faire l’impasse sur l’aspect émotionnel. Apprendre peut être une épreuve. Une vie de classe donne lieu, de temps à autre, à des périodes de démotivation, d’inattention, voire de découragement face à des résultats décevants. Les enseignant.e.s savent que venir à l’école et apprendre peut représenter une violence, voire une humiliation, pour certains élèves. Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron (La Reproduction, 1970) ont bien montré comment l’institution scolaire pouvait renforcer les inégalités sociales si elle ne prend pas en compte la position des élèves dans l’espace social. S’ils ne sont pas toujours formés comme ils le souhaiteraient, il n’en reste pas moins que les enseignant.e.s sont capables de repérer les signes de détresse ou d’abandon. Tout du moins, ils ont conscience que les élèves sont toujours situés socialement. Pour l’intelligence artificielle, un élève reste un donneur d’ordre indéterminé, dont les caractéristiques particulières sont liées à son statut de profil de données ou de client potentiel. Même si elle est capable de répondre à des interrogations portant sur les savoirs ou les connaissances, elle demeure à ce jour incapable de faire preuve de justice sociale, de promouvoir ou de défendre une société dont les valeurs ne sont pas systématiquement monnayables. L’IA répond, mais elle n’incarne rien. Elle n’a aucun rêve.

Pour terminer, je repense à Christine, mon enseignante de CE2, qui nous avait partagé sa passion pour les Premières Nations du continent américain. Je me souviens, comme si c’était hier, de ces ateliers où elle nous expliquait leur mode de vie, leur relation au monde, la diversité de leurs langues et de leurs coutumes. Je repense aussi à ce cours de philosophie, où ma professeure — fan absolue de Spinoza — avait pris plaisir à discuter avec nous des superstitions, sans jamais moquer nos croyances adolescentes. Je revois dans chaque pizza, les blagues de mon ancien professeur en spécialité maths (Pi*Z2*A : formule pour calculer un cylindre). Ces personnes, très souvent passionnées, ont transmis bien plus qu’un savoir : elles ont cultivé un goût qui se nourrit de curiosité.

Elles nous ont transmis ce qu’aucune machine ne saura jamais synthétiser : la puissance vulnérable d’un regard. Parce qu’enseigner, au fond, ce n’est pas seulement expliquer. C’est habiter la seule question qui demeurera jamais sans réponse parfaite : quel est le sens de l’existence.

📜 Et si Platon nous avait déjà parlé de l’intelligence artificielle ?Dans un vieux mythe, le dieu Thot invente l’écritur...
31/03/2025

📜 Et si Platon nous avait déjà parlé de l’intelligence artificielle ?

Dans un vieux mythe, le dieu Thot invente l’écriture. Mais le roi Thamous l’avertit : cette invention affaiblira la mémoire et donnera l’illusion du savoir.

💬 2 400 ans plus tard… même question : que perdons-nous quand l’IA nous donne des réponses toutes faites ?
Elle fascine par sa rapidité, mais elle peut aussi figer les idées, gommer l’effort, et renforcer les inégalités entre ceux qui savent douter… et ceux qui copient-collent.

Apprendre, ce n’est pas accumuler des infos. C’est douter, lire, reformuler, se tromper, débattre.
Ce n’est pas l’outil qui est en cause, mais ce qu’on en fait.

Platon nous avait prévenus : « Le savoir ne se transmet pas, il se construit. »

✨ Et si on réapprenait à penser… ensemble ?

https://ow.ly/c9F150VrnjY

💡 Et si la plus grande révolution pédagogique… passait par la relation humaine ? Dans un monde scolaire saturé d’évaluat...
29/03/2025

💡 Et si la plus grande révolution pédagogique… passait par la relation humaine ?
Dans un monde scolaire saturé d’évaluations, de pression et de protocoles, le lien enseignant·e - élève reste l’un des leviers les plus puissants de réussite. Ce lien ne relève pas du hasard : il se construit, il se cultive… et il transforme.
Chez Paideia : l'ambition de l'égalité, nous croyons que confiance, écoute, reconnaissance, bienveillance ne sont pas des “en plus”. Ce sont des conditions essentielles pour que chaque élève trouve sa place, sa voix, son chemin. ✨

Retrouvez l'article ici 👉 https://ow.ly/u2Lk50VpPnN

📌 Le changement commence ici.

🎓 L’IA s’installe dans les lycées. Et si elle n’était pas (seulement) un défi technologique, mais un révélateur pédagogi...
27/03/2025

🎓 L’IA s’installe dans les lycées. Et si elle n’était pas (seulement) un défi technologique, mais un révélateur pédagogique ?

ChatGPT, Copilot, Gemini… Les outils d’intelligence artificielle s’invitent dans les devoirs, les révisions, les évaluations. Certains élèves s’en servent pour comprendre, d’autres pour aller plus vite — ou contourner. Faut-il s’en alarmer ? Interdire ? Réguler ?
Et si, au lieu de juger ces usages, on les écoutait comme les symptômes d’une tension éducative profonde : celle entre apprendre pour réussir… et apprendre pour comprendre ?
💡 Et si l’IA n’était pas le cœur du problème, mais juste le miroir grossissant de nos impensés pédagogiques.
Dans ce billet, je partage une analyse nuancée issue du terrain et du Guide IA de l’Inspé de Créteil (2025). À lire, commenter, discuter. Car le débat ne fait que commencer...

👉 Retrouvez le lien de l'article ici : https://ow.ly/stAV50VpOV4

Préparer un cours, concevoir un programme de formation, structurer un enseignement, évaluer un apprentissage… autant de ...
31/01/2025

Préparer un cours, concevoir un programme de formation, structurer un enseignement, évaluer un apprentissage… autant de gestes quotidiens pour les enseignant·e·s, mais saviez-vous qu’il existe un terme plus technique pour désigner ce travail ? Bienvenue dans le monde de l’ingénierie pédagogique !

Vous vous êtes souvent demandé "comment les profs font?" Et, bien entendu, enseigner ne revient pas à ouvrir un manuel et le lire ou tenter de l'expliquer. Le moment face à des élèves cache de nombreuses heures de préparation, réflexion, conceptualisation, durant lesquels l'enseignant élabore une stratégie.

L’ingénierie pédagogique est une approche systémique et méthodique. Par cette approche, concevoir, planifier, mettre en œuvre et évaluer sont autant d’actions irréductibles qui participent à un objectif : partager un savoir, ouvrir à un niveau de questionnement, et stimuler intellectuellement l'apprenant.

Si nous devions citer sommairement les étapes d’une ingénierie pédagogique, nous dirions qu’elle peut s’articuler autour de 4 points :
1️⃣ Analyser les besoins : Avant même d’imaginer un cours ou une formation, il faut comprendre qui apprend et pourquoi. Quels savoirs et compétences doivent être acquis ? Quels sont les profils des apprenant·e·s ? Quelles contraintes influencent les objectifs pédagogiques ? Que savent-ils déjà et peuvent-ils mobiliser ? Quelles pourraient être leur représentation initiale sur un sujet? Cette phase est essentielle pour poser des bases solides et construire un moment pédagogique efficace.

2️⃣ Concevoir les contenus et les outils : C’est ici que l’ingénieur·e pédagogique élabore des supports, choisit des méthodes et définit des modalités adaptées aux objectifs visés. Vidéos interactives, jeux pédagogiques, apprentissage collaboratif, retour expérientiel, … autant de formats qui doivent être pensés en fonction des publics et des contextes d’apprentissage.

3️⃣ Déployer la formation : Le moment tant attendu ! Que ce soit en classe, en ligne ou en formation professionnelle, la mise en œuvre est l’étape où le travail de conception prend vie. Tous les enseignants le savent, cette étape est la plus "magique" car il s'agit réellement d'une rencontre. La clé de la réussite de cette étape réside dans la confiance et l'esprit de bienveillance que l'enseignant a su cultiver avec son public.

4️⃣ Évaluer et ajuster : Une fois la formation lancée, tout ne s’arrête pas là. Il s’agit de mesurer l’appropriation, d’analyser ce qui fonctionne (ou non) et d’adapter en conséquence. Quels savoirs ont été retenus ? Quelles compétences ont réellement été développées ? Qu'est ce qui pourrait être réutilisé, par les élèves, dans d'autres contextes ? Comment favoriser la confiance en soi, et utiliser avec justesse l'erreur qui s'est éventuellement manifestée ?
L’enjeu central de l’ingénierie pédagogique ? Faire coïncider les objectifs de formation avec les besoins des apprenant·e·s. Et c’est là que tout se complique… Car ces besoins, parfois flous ou implicites, ne correspondent pas toujours aux finalités fixées en amont. Surtout, il arrive souvent que l'apprenant ne voit pas immédiatement le bénéfice de son apprentissage. D'autres fois, il peut être entravé par un biais cognitif célèbre : l'illusion de maitrise. Combien de fois n'avons-nous pas entendu "ah mais ce n'est pas intéressant de voir ce point, je le sais déjà", alors même que lorsqu'on demande une mise en action, l'apprenant n'est pas toujours en mesure de mobiliser efficacement ses connaissances.

Chez Paideia, tous nos contenus sont fabriqués avec un cahier des charges rigoureux et passent par les fourches caudines de l'ingénierie pédagogique. Nous les abreuvons à deux sources : l'usage professionnel des collègues, leur expérience de terrain et puis les travaux académiques en science de l'éducation, cognitive, etc. Surtout, nous mettons en œuvre plusieurs tests permettant de voir quels sont nos succès et aussi nos erreurs. Se tromper n'est pas un défaut, le problème, c'est de croire que l'on ne trompe jamais et de ne rien faire de ses erreurs.

Et vous, comment imaginez-vous l’éducation de demain ?

Sciences cognitives et pédagogie : un éclairage essentiel, mais insuffisant.Les sciences cognitives ont permis de franch...
29/01/2025

Sciences cognitives et pédagogie : un éclairage essentiel, mais insuffisant.

Les sciences cognitives ont permis de franchir un cap dans notre compréhension des mécanismes d’apprentissage et d’enseignement. En explorant des thématiques telles que la mémorisation, l’attention ou la perception, elles offrent des éclairages précieux et des outils pour penser autrement les pratiques pédagogiques. Issues de croisements disciplinaires – psychologie, anthropologie, sociologie cognitive – elles enrichissent la réflexion des enseignant·e·s en leur donnant des clés pour mieux comprendre celui ou celle qui apprend.
Cependant, comme toute approche scientifique, elles ont leurs limites et laissent dans l’ombre certains aspects fondamentaux du métier d’enseignant·e.

Lorsqu’on parle de pédagogie, il est question de faciliter des apprentissages, de créer des situations propices pour des groupes souvent qualifiés de “classes” ou d’”apprenant·e·s”. Mais derrière ces termes pluriels se cachent des individualités uniques, avec leurs rythmes, styles d’apprentissage, motivations et contextes socio-culturels propres, avec aussi pour chacun une expérience intime au savoir et à l’institution qui est dédiée à sa diffusion. Pour le dire autrement, l’expérimentation en sciences cognitives et les résultats obtenus se font dans des conditions bien particulières, plus ou moins standardisées tandis que les pratiques pédagogiques s’exercent avec des variables difficilement contrôlables. C’est encore une fois aux enseignant.e.s de réfléchir et de trouver comment articuler les savoirs issus de la recherche fondamentale, si la recherche appliquée ne donne pas de solutions. Qui plus est en pédagogie, pour qu’il y ait appropriation, il faut à minima interaction renvoyant par là même à une certaine forme de lien social basé sur un rapport de confiance. Là aussi, les sciences cognitives ont moins à dire sur la complexité des interactions pédagogiques. Comment savoir, en effet, par quelles activités, par quels mots, par quelles émotions les enseignant.e.s arrivent à susciter la curiosité et le désir d’apprendre chez leurs élèves ?

Les enseignant.e.s le savent, préparer un cours, le “ficeler” au détail près n’est pas gage que “l’alchimie” opère avec les élèves. Une part d’imprévu, d’improvisation, participe à façonner la séance d’enseignement. L’apprentissage ne repose pas uniquement sur des mécanismes cognitifs ; il s’inscrit dans une dynamique relationnelle. Les sciences cognitives, focalisées sur les processus individuels, en disent peu sur le rôle crucial de l’interaction dans l’acte d’apprendre.
Parce que l’humain est profondément social, il est risqué de concevoir l’apprentissage uniquement à travers le prisme des sciences cognitives. Pour Piaget par exemple, l’apprentissage résulte d’une maturation des processus de la pensée afin d’interagir le plus en adéquation avec l’environnement. Pour Rogers, l’apprentissage est la manifestation d’un besoin de se développer. Pour Vygotski, il sera difficile d’aborder l’apprentissage sans mentionner la zone proximale de développement : où placer le curseur ? Même en sortant des sciences cognitives, le débat s’impose toujours et multiplie les pistes de réponse.

Ces approches, combinées aux sciences cognitives, nous rappellent que l’apprentissage est une construction multidimensionnelle, influencée par des contextes, des relations et des besoins qui dépassent les cadres expérimentaux standardisés.

Ainsi, il appert que si les sciences cognitives apportent des informations précieuses pour réfléchir aux mécanismes d’apprentissage, elles ne fournissent pas de prescriptions pédagogiques clés en main. Leur rôle est d’éclairer, non de dicter.

Toutefois, reconnaître les limites des sciences cognitives n’enlève rien à leur utilité. Elles alimentent des réflexions, proposent des cadres et nous outillent pour mieux comprendre. Mais leur intégration dans les pratiques pédagogiques nécessite une vigilance : enseigner, c’est faire face à l’imprévisible, à la richesse des interactions humaines et aux multiples défis du quotidien éducatif.

Les sciences cognitives, bien qu’essentielles, ne remplacent pas le travail des enseignant·e·s. Elles ne font que nourrir leur capacité à s’adapter, à innover et à répondre aux besoins uniques de chaque élève. Elles alimentent le besoin et la nécessité de rester créatif et attentif à nos élèves et à développer notre “hospitalité pédagogique”.

Et vous, quelle place accordez-vous aux sciences cognitives dans vos pratiques pédagogiques ? Pensez-vous qu’elles suffisent à relever les défis de l’éducation ?

Le travail personnel, synonyme d'effort et de persévérance, est bousculé par les outils numériques. Face à une quête d'e...
28/01/2025

Le travail personnel, synonyme d'effort et de persévérance, est bousculé par les outils numériques. Face à une quête d'efficacité immédiate, quel impact sur l'apprentissage et les compétences à long terme ? 🤔https://ow.ly/uP5c50UOB3o

Le travail personnel est traditionnellement associé à des “valeurs” comme l'effort et la persévérance, deux compétences psychosociales clés (CPS). Cependant, dans un contexte où les élèves ont un accès facilité à des outils numériques qui “répondent aux questions” (moteurs ...

La motivation : une notion aux multiples facettes La question de la motivation a fait l’objet de nombreuses études en ps...
08/01/2025

La motivation : une notion aux multiples facettes

La question de la motivation a fait l’objet de nombreuses études en psychologie et en sciences de l’éducation, souvent abordée sous l’angle de l’autodétermination. Cette dernière renvoie à la capacité d’agir en étant le principal acteur de sa vie, en limitant les influences externes excessives. Si les travaux sur ce sujet se sont largement appuyés sur des modèles théoriques, rendant parfois la notion complexe, un consensus émerge : on ne parle plus d’une motivation unique, mais bien de motivations plurielles.

D’après l’article académique « Motivation intrinsèque et présentation de soi à différentes instances dans une organisation », on distingue trois grandes catégories de motivations :

Motivation intrinsèque :elle rentre en jeu lorsqu’une activité est faite pour le plaisir et la satisfaction qu’elle donne. On peut en compter 3 formes : celle liée aux stimulations et aux sensations fortes résultant d’activités, celle liée au plaisir d’apprendre de nouvelles choses, et la dernière liée à l’accomplissement quand on relève un défi.

Motivation extrinsèque : elle intervient comme son nom l’indique dans les situations où les récompenses comme les sanctions ne proviennent pas de l’individu lui-même, mais des autres ou de son environnement. Trois motivations extrinsèques sont distinguées : la régulation externe (un élève va en cours car il souhaite pas être déclaré absent), la régulation introjectée quand on intériorise les contraintes (se sentir coupable de ne pas venir au repas de sa belle famille), et la régulation par identification lorsqu’on valorise notre comportement et qu’on le perçoit comme choisi (un élève fait correctement ses devoirs bien que la contrainte soit extérieure)

Amotivation : état dans lequel aucune corrélation n’est perçue entre ses efforts et les résultats obtenus. C’est un état de résignation où l’on peut penser que nos comportements sont indépendants de notre volonté.

Et vous, dans quel type de motivation vous reconnaissez-vous le plus souvent ?
Comment, selon vous, l'Ecole se saisit des travaux de recherche pour conduire ses politiques de formation des enseignants, et permettre des modalités d'accompagnement des élèves plus adaptées?

🎄 Cap sur les fêtes de fin d'année ! ❄️  Pendant la période des vacances, notre équipe va également profiter d’un temps ...
21/12/2024

🎄 Cap sur les fêtes de fin d'année ! ❄️

Pendant la période des vacances, notre équipe va également profiter d’un temps de repos bien mérité pour se ressourcer et recharger les batteries. ✨

Nous tenons à remercier toutes celles et ceux qui ont collaboré avec nous cette année : partenaires, collègues, enseignant.es, et bien sûr, notre précieuse communauté éducative. 🙏 Votre engagement et votre confiance ont été notre plus belle source d'inspiration.

👉 Nous serons de retour dès la rentrée de janvier pour continuer à bâtir ensemble des projets au service de l’éducation et du bien-être des élèves et de leurs enseignants.

En attendant, nous vous souhaitons de merveilleuses fêtes de fin d’année, pleine de lumière, de partage et de moments précieux avec vos proches. 🎁✨

À très bientôt pour de nouveaux défis et aventures en 2025 ! 🎉
🥰D'ici là nous partageons avec vous quelques coups de cœur de lecture de notre équipe 📚

🎄 Joyeuses fêtes à toute la communauté éducative ! 🎅Alors que l'année touche à sa fin, je tiens à adresser mes pensées l...
20/12/2024

🎄 Joyeuses fêtes à toute la communauté éducative ! 🎅

Alors que l'année touche à sa fin, je tiens à adresser mes pensées les plus chaleureuses à tous les enseignants, personnels éducatifs, élèves et familles. 💫

Votre engagement, votre créativité et votre énergie déployée tout au long de cette année méritent d’être célébrés. 🌟 Que ces vacances de Noël soient pour chacun.e d’entre vous une parenthèse de douceur, de repos bien mérité, et de moments précieux avec vos proches.

✨ En 2025, continuons ensemble à cultiver la curiosité, à renforcer les liens et à inspirer les générations futures et à l'édifier l'humain en chacun de nous. Merci pour tout ce que vous faites au quotidien pour faire grandir la jeunesse et bâtir un avenir plus prometteur.

Prenez soin de vous et passez de très belles fêtes de fin d'année ! 🥂🎁

🌟Connaissez-vous  "l’Adab" : l’équivalent arabe de la "Paideia" grecque ? 🌟En cette journée internationale de la langue ...
18/12/2024

🌟Connaissez-vous "l’Adab" : l’équivalent arabe de la "Paideia" grecque ? 🌟

En cette journée internationale de la langue arabe, nous vous proposons de découvrir l’adab (أدب), concept central des civilisations de langue arabe.
Tout comme la "paideia" des Grecs anciens, l'adab est bien plus qu’un simple mot : c’est une vision holistique de l’éducation, de la culture et du raffinement moral. Les deux notions tracent un sens à l’existence humaine : le perfectionnement de ses idées, de ses raisonnements et de son éthique. Ainsi, ces deux notions partagent une même vision : former des individus équilibrés, savants et vertueux, capables de contribuer à la société.

💡 Une étymologie similaire à l’idée du banquet de Platon
Le mot "adab" dérive de la racine arabe "أدب" qui évoque l'invitation ou la convocation à un banquet, symbolisant une notion d'accueil et de générosité. Avec le temps, ce sens s'est élargi pour inclure l'idée d'éducation, de raffinement, et de bonnes manières. Avec le temps, le terme a donné naissance à de nouveaux sens. Tout d’abord, l'adab représente un comportement moral exemplaire et une conduite appropriée dans les relations sociales. Il inclut des qualités comme la modestie, le respect, la générosité et la bienveillance. Puis, dans un contexte plus intellectuel, l'adab renvoie à l'éducation littéraire et culturelle. Il désigne les connaissances des arts, de la poésie, de la prose, et des sciences humaines. Être "adīb" (cultivé) signifiait maîtriser les “belles lettres”.
En cette Journée internationale de la langue arabe, célébrons ces ponts entre les expressions culturelles et réfléchissons à l’héritage éducatif qu’ils nous inspirent aujourd’hui.

👉 Et vous, quels idéaux éducatifs trouvez-vous inspirants?


Illustration: Hassan Al Mohtasib (source IReMMO)

Le décrochage scolaire : un coût social et économique colossalÀ combien estimez-vous le coût du décrochage scolaire en F...
13/12/2024

Le décrochage scolaire : un coût social et économique colossal

À combien estimez-vous le coût du décrochage scolaire en France ?

Bien que le calcul soit difficile à modéliser, un chiffre circule : 240 000 € par jeune, soit 30 milliards d’euros chaque année ! Ces chiffres établient par le cabinet Boston Consulting Group additionnent aides sociales, frais de santé, de justice et le manque à gagner fiscal. Ils donnent la mesure d’un problème qui dépasse largement les individus concernés. Le décrochage scolaire est un défi majeur, non seulement pour notre système éducatif, mais aussi pour notre économie et notre cohésion sociale.

📉 Des progrès, mais un enjeu persistant :
Il est encourageant de constater une baisse significative du taux de décrochage en France, passant de 13 % au début des années 2000 à 7,6 % en 2022 selon l’INSEE.

🛑 Mais le combat est loin d’être terminé :
Derrière ces pourcentages, ce sont encore des dizaines de milliers de jeunes qui quittent chaque année le système éducatif sans qualification. Les conséquences ? Un accès plus difficile à l’emploi, une dépendance accrue aux aides sociales, et un risque élevé d’exclusion sociale.

🌍 Investir dans la prévention : un pari gagnant pour l’avenir
Chaque jeune qui reste dans le système scolaire représente un potentiel de contribution à notre société. Investir dans la prévention du décrochage, c’est non seulement réduire une dette sociale et économique, mais aussi renforcer la dynamique de notre tissu social.

👉 Et vous, quelles solutions ou idées voyez-vous pour relever ce défi ? Partageons nos expériences pour transformer ces chiffres en opportunités pour nos jeunes et notre société !

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Paris
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