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02/05/2025

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02/05/2025

Aimer son enfant serait-il devenu un crime ? Le combat de Sandrine Volle, mère brisée par une justice sociale implacable

En 2007, Sandrine Volle donne naissance à sa fille, qu’elle élève seule durant les premières années. Le père, marqué par une histoire personnelle douloureuse, ne parvient pas à se positionner en tant que parent, ce que Sandrine accepte et gère avec patiente en espérant que le père arrivera à créer un lien avec sa fille. Elle consacre son énergie à offrir à sa fille une éducation riche et épanouissante : arts du cirque, parcours musical, vie sociale et affective entourée.

Mais à l’âge de 10 ans, alors que sa fille est suivie par un CMPP, un signalement est effectué. Il mentionne une difficulté à établir un lien père-enfant — un fait objectivement compréhensible compte tenu des difficultés initiales du père. Pourtant, ce constat déclenche une intervention de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), qui, plutôt que de considérer le contexte, décide de pointer du doigt la mère.

L’ASE accuse Sandrine d’être “trop fusionnelle”, un terme flou et non défini médicalement, qu’ils érigent en cause du non-lien père-fille. Sans preuve ni évaluation psychologique rigoureuse, un rapport à charge est rédigé. En France, une juge des enfants ne prend pas en compte les attestations de proches ou d’encadrants extérieurs : seul le rapport des travailleurs sociaux fait foi. Or, Sandrine disposait de pas moins de 50 attestations soulignant l’équilibre et l’engagement de sa fille dans des activités enrichissantes. Elles n’ont jamais été prises en compte.

Le placement de l’enfant est décidé pour un an. Sandrine ne peut voir sa fille qu’une heure tous les 15 jours. Puis, brutalement, les visites sont suspendues sur simple appréciation d’une éducatrice qui juge “trop affectueuse” la relation entre mère et fille. S’ensuit une rupture de lien totale qui perdure encore aujourd’hui.

Sandrine entame alors une première grève de la faim, désespérée. Une rencontre avec le président du Conseil départemental suspend temporairement l’engrenage. Mais l’acharnement reprend : procédures pour diffamation, fouilles de ses réseaux sociaux, pressions constantes. L’État ne semble plus chercher à protéger un enfant, mais à punir une mère.

Le plus sidérant dans ce dossier est l’incohérence de la mesure AEMO (Action Éducative en Milieu Ouvert) mise en place pour “accompagner” la construction du lien père-fille. L’éducatrice en charge ne rencontre qu’une seule fois Sandrine et sa fille… et jamais le père. Pourtant, elle conclut à une “relation fusionnelle problématique” — un diagnostic lourd de conséquences, sans fondement, ni formation psychologique avérée. Peut-on réellement, avec une telle légèreté, décider de la séparation d’une mère et de son enfant ?

En 7 ans, Sandrine a vu sa fille 13 heures au total. Cette déconnexion forcée interroge : dans des situations de maltraitance avérée, le lien parent-enfant est souvent maintenu ou aménagé. Ici, il est éradiqué.

Plus grave encore : le passé de Sandrine, elle-même victime de violences sexuelles dans l’enfance, est utilisé contre elle. Alors que sa plainte avait été classée sans suite par le parquet de Valence, les travailleurs sociaux, sans aucune compétence psychologique, lui reprochent de ne pas avoir “guéri” de ce trauma et de “transmettre une haine des hommes” à sa fille. Une inversion glaçante de la logique judiciaire : la justice nie son statut de victime, tout en se servant de ce même passé pour lui retirer son enfant.

Aujourd’hui, Sandrine vit sans domicile fixe, ses aides sociales suspendues, et entame une nouvelle grève de la faim pour alerter sur l’injustice systémique qu’elle subit.
Si elle se bat, c’est aussi parce que sa fille, qui vit dans un environnement délétère, veut vivre avec sa maman.
Malgré les années de séparation, les pressions et les obstacles, leur lien n’a jamais été rompu.
Il est plus que temps que cette mère et sa fille puissent enfin se retrouver.

Le cas de Sandrine n’est pas isolé. De nombreuses mères protectrices se heurtent à un système qui, au lieu de protéger les enfants, les arrache à leur figure d’attachement sur la base de rapports biaisés, sans compétence clinique, et sans contradictoire. L’ASE agit avec une toute-puissance inquiétante, trop souvent suivie aveuglément par une justice qui valide des placements abusifs, broyant des familles déjà fragilisées. Il est temps d’exiger des comptes.

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