16/10/2026
16 octobre, Très Grande Fête d’Ida Craddock.
Libre-penseuse, visionnaire, avocate des libertés civiles et de la liberté se****le.
Née à Philadelphie en 1857 e.v., Ida Craddock fut l’une des premières femmes à réussir l’examen d’entrée à l’Université de Pennsylvanie, qui lui refusa pourtant l’admission parce qu’elle était une femme.
Vers trente ans, elle se tourne vers l’occultisme. Elle suit les enseignements de la Société théosophique et étudie les mystères anciens, les cultes de la fertilité et le symbolisme se**el des religions. En 1893, elle prend publiquement la défense de la danse du ventre, alors présentée à l’Exposition universelle de Chicago, et y voit une danse sacrée plutôt qu’une indécence.
Yogi, sexologue, fondatrice d’une « Église du Yoga » à Chicago, elle conseille par correspondance des femmes et de jeunes couples sur la nature sacrée de l’union charnelle. Pour elle, la sexualité est un sacrement, une voie d’accès au divin.
Spiritualiste, elle affirme avoir appris de nombreux secrets de la haute magie grâce à son mariage avec un être angélique nommé Soph. Elle en tire « Heavenly Bridegrooms », un texte qu’Aleister Crowley saluera plus t**d comme un document d’une valeur inestimable.
Pour la société bourgeoise, elle est un danger pour la moralité publique. Elle est arrêtée et jugée à plusieurs reprises pour obscénité, et les hommes la déclarent « f***e ». Pour les défenseurs de la liberté d’expression et les militantes des droits des femmes, elle devient une figure de proue. On l’a appelée la « Radical Occultist ».
En 1902, elle est poursuivie à New York en vertu des lois Comstock. Condamnée et menacée d’internement, elle met fin à ses jours le 16 octobre, à 45 ans, plutôt que de perdre sa liberté. Elle laisse une lettre au public qui accuse ses persécuteurs.
Héroïne de Thelema, elle a payé de sa vie le droit de dire que le corps est un temple et que le désir est sacré.
Nous l’aimons et nous nous souvenons.