05/06/2026
Pendant longtemps, les femmes journalistes n’ont pas eu accès aux mêmes sujets que les hommes.
Dans de nombreuses rédactions, on les dirige vers les pages “féminines” : mode, famille, mondanités ou vie domestique.
La politique, les conflits internationaux, le sport ou les grandes enquêtes sont considérés comme des terrains masculins.
Certaines refusent pourtant de rester à la place qu’on leur assigne.
Dans les années 1880, Nellie Bly se fait interner volontairement dans un asile psychiatrique pour révéler les violences subies par les patientes.
En 1944, Martha Gellhorn embarque clandestinement pour couvrir le Débarquement, alors que les femmes journalistes ne sont pas autorisées à accompagner officiellement les troupes américaines.
Des décennies plus t**d, la journaliste sportive Melissa Ludtke doit saisir la justice après avoir été interdite d’accès aux vestiaires pendant les World Series.
Derrière ces exclusions, une même idée persiste. Certaines femmes seraient trop fragiles, trop émotives ou pas assez légitimes pour raconter le monde.
Et pourtant, elles ont enquêté, voyagé, documenté les guerres, dénoncé des injustices et transformé le journalisme malgré les obstacles.
Leur histoire rappelle que l’accès à la parole publique n’a jamais été égalitaire. Et que beaucoup de pionnières ont dû se battre, non seulement pour écrire, mais aussi pour avoir le droit de témoigner.