03/08/2026
Une histoire d'amour qui se poursuit
Leur histoire a commencé bien avant qu'ils n'envisagent de bâtir une vie commune. Leurs familles étaient liées par une amitié de longue date, en particulier leurs mères. Alors qu'il était un jeune moine d'une vingtaine d'années, Tenzin Wangyal accompagna son maître, Yongdzin Rinpoché, à Darjeeling pour rendre visite au frère de ce dernier. Au cours de ce voyage, ils se rendirent au domicile familial de Tsering pour y réciter des prières traditionnelles. Il se souvient de cette visite à la famille, mais ne se rappelle pas avoir vu Tsering, alors âgée de 13 ans. Elle, en revanche, se souvient du jeune moine venu chez elle. Bien des années plus t**d, leurs chemins se croisèrent à nouveau, tout naturellement, en Virginie. Tsering, qui vivait alors au Canada, était venue rendre visite à son frère, Lama Khyimsar Rinpoché. Durant son séjour, elle décida de poursuivre ses études sur place ; ce qui n'était au départ qu'une simple visite familiale marqua un tournant décisif, et une amitié évolua tout naturellement vers un partenariat pour la vie. Lorsque l'on demande à Tenzin Wangyal Rinpoché comment ils se sont rencontrés, il sourit et répond : « Je n'ai jamais eu besoin de chercher. Sipe Gyalmo a tout simplement déposé Tsering Wangmo dans mon salon. » Derrière l'humour transparaît une profonde gratitude pour la manière inattendue dont leurs vies se sont rejointes. Les deux familles accueillirent cette relation avec joie. Les parents de Tenzin Wangyal étaient heureux de le voir trouver une compagne partageant son amour pour la culture tibétaine et la tradition spirituelle Yungdrung Bön. Les parents de Tsering étaient tout aussi ravis. La mère de Tsering racontait souvent une histoire qui lui tenait particulièrement à cœur. Tenzin Wangyal Rinpoché est reconnu comme la réincarnation de Khyungtul Rinpoché. Elle relatait alors un épisode figurant dans la biographie de Khyungtul Rinpoché : alors qu'il revenait d'un pèlerinage en Inde en passant par Dromo, dans le sud du Tibet, Khyungtul Rinpoché avait fait halte pour la nuit chez sa famille. Durant son séjour, il avait récité des prières et lu des passages de la biographie de Tapihritsa, avant de poursuivre son voyage. Pour la mère de Tsering, c’était un rappel précieux du fait que le lien entre les deux familles remontait à plusieurs générations, et que ce mariage apparaissait comme la continuation d’une relation ayant perduré discrètement au fil du temps. Tsering évoque également avec une profonde gratitude les femmes qui l’ont accueillie au sein de la communauté. Nombre d’entre elles avaient pris soin de Tenzin Wangyal pendant des années et éprouvaient naturellement un sentiment de protection à son égard. Leur chaleur maternelle et leur bienveillance sincère l’ont profondément marquée. À mesure qu’elles apprenaient à connaître Tsering, elles l’ont accueillie avec un cœur ouvert et une confiance sincère. Avec le temps, elles ont vu en elle la compagne idéale pour accompagner Rinpoché dans le chapitre suivant de sa vie. Elle reste profondément reconnaissante de leur amour, de leur confiance et du sentiment d’appartenance véritable qu’elles lui ont offert. Un soir, dans le calme, ils ont évoqué pour la première fois l’idée d’avoir un enfant. Ils ont souri à l’idée simple qu’il serait merveilleux d’avoir un petit être entre eux. C’est cette nuit-là même que leur fils Senghe a été conçu, un moment qu’ils considèrent comme une bénédiction profonde. Tsering s’est consacrée corps et âme à l’éducation de Senghe, mettant sa carrière entre parenthèses pendant de nombreuses années pour s’occuper de lui, tandis que Tenzin Wangyal poursuivait ses enseignements et ses voyages. Ensemble, chacun à sa manière, ils se sont investis pour créer un foyer aimant et stable. Lorsque Senghe a atteint la fin de l’adolescence, Tsering a repris une activité professionnelle, y apportant le même dévouement et la même bienveillance qui avaient guidé sa vie de mère. Comme tout mariage, le leur a connu des défis, mais leur amitié, leur confiance et leur engagement sont demeurés inébranlables. Aucun des deux n’a jamais douté de l’amour qui les a portés à travers chaque étape de leur vie commune. Leur vingt-cinquième anniversaire s’est transformé en une célébration s’étalant sur toute une année. Les festivités ont débuté début juillet 2026 à Serenity Ridge, lors de la retraite internationale d’été de Ligmincha ; famille, élèves de longue date et amis venus du monde entier s’y sont réunis pour une joyeuse cérémonie de levée de drapeaux de prière suivie d’un dîner anniversaire. Ce fut une célébration empreinte de sincérité, placée sous le signe de la communauté, de l’amitié et de la gratitude. Fin juillet, les célébrations se sont poursuivies dans un cadre plus calme et intime à Paris, en compagnie de Senghe, d’Angel et de Lhamo Chodron, la sœur de Tsering. Cette réunion de famille a permis de célébrer non seulement 25 années de mariage, mais aussi l'admission de Senghe à l'Université de Californie à Berkeley, où il étudiera les statistiques et la science des données. Voir une nouvelle génération entamer son propre parcours a été une source de joie profonde. Pour la suite de l'année, ils se réjouissent à l'idée de marquer cette étape importante avec leurs amis et leurs communautés dans différents lieux, chaque rassemblement offrant une nouvelle occasion d'exprimer leur gratitude. Voir Senghe et Angel — dont l'amitié a débuté dans l'enfance pour évoluer, vers la classe de quatrième, en une relation amoureuse — leur rappelle que chaque génération découvre sa propre manière de tisser des liens, de faire confiance et d'exprimer l'amour. Être témoin de ce nouveau départ procure une joie sereine, un doux rappel que l'amour, nourri de confiance et de bienveillance, continue de s'épanouir au fil des générations. Après Paris, leur pèlerinage se poursuit à Shenten Dargye Ling, où ils visiteront la résidence de