Union Nationale des Combattants- Siège national

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La preuve que la procédure d'initiative citoyenne fonctionne 😊👍🇫🇷 L’INITIATIVE CITOYENNEQuand les citoyens peuvent propo...
17/08/2026

La preuve que la procédure d'initiative citoyenne fonctionne 😊👍

🇫🇷 L’INITIATIVE CITOYENNE

Quand les citoyens peuvent proposer un Français pour un ordre national

Dans la République française, les décorations nationales ne sont pas seulement des distinctions honorifiques : elles sont aussi une manière pour la Nation de reconnaître et de donner en exemple des parcours, des engagements et des actes particulièrement méritants.

Parmi les différentes voies permettant d'accéder aux deux ordres nationaux, Légion d’honneur et ordre national du Mérite, il existe une procédure encore relativement méconnue : l’initiative citoyenne.

Cette procédure présente un intérêt particulier pour le monde combattant et associatif, car elle permet à des citoyens de faire connaître le parcours d’une personne dont les mérites n’auraient pas nécessairement été identifiés par les circuits administratifs ou ministériels habituels.

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🏛️ Une tradition ancienne de reconnaissance du mérite

L’histoire de la Légion d’honneur remonte au 19 mai 1802, lorsque Bonaparte fait adopter la loi instituant cette nouvelle distinction.

Son principe est novateur pour l’époque : reconnaître le mérite individuel, indépendamment de la naissance ou de l'origine sociale.

La Légion d’Honneur doit ainsi réunir aussi bien des militaires que des civils. Dès les premières promotions, soldats, savants, fonctionnaires, artistes et industriels sont distingués.

La philosophie de la Légion d’Honneur repose encore aujourd’hui sur cette idée : récompenser des « mérites éminents acquis au service de la Nation ».

En 1963, le général de Gaulle crée l’ordre national du Mérite, deuxième ordre national français.

Son objectif est notamment de permettre de reconnaître plus tôt des parcours méritants. La durée minimale d’activité est ainsi fixée à 10 ans, contre 20 ans pour la Légion d’honneur.

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🗳️ L’initiative citoyenne : une possibilité ouverte à tous

L’initiative citoyenne permet à toute personne majeure de nationalité française de proposer une personne qu’elle estime digne d’une première nomination dans :

🇫🇷 la Légion d’honneur ;

🇫🇷 ou l’ordre national du Mérite.

Cette possibilité ne signifie évidemment pas que le citoyen « attribue » lui-même la décoration.

Il permet de faire officiellement remonter une candidature.

La décision appartient ensuite aux autorités compétentes selon la procédure normale des ordres nationaux.

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✍️ Une condition essentielle : 50 signatures

Pour qu'une proposition soit recevable, elle doit être motivée et signée par 50 personnes majeures de nationalité française jouissant de leurs droits civiques.

Ces 50 signataires ne sont donc pas de simples soutiens symboliques : leur signature constitue une condition réglementaire de recevabilité du dossier.

Le dossier doit également présenter de manière précise les mérites de la personne proposée.

Il ne suffit donc pas d'écrire :

«« C'est un homme remarquable qui mérite la Légion d'honneur. »»

Il faut démontrer pourquoi.

Parcours professionnel, engagement associatif, responsabilités, actions au service des autres, engagement militaire, actes de courage, participation à la vie de la Nation, actions humanitaires ou encore engagement en faveur du devoir de mémoire peuvent, selon les cas, constituer des éléments permettant d'étayer une proposition.

La qualité du dossier est donc essentielle.

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🎖️ Quels critères pour un ancien combattant ?

Pour une personne issue du monde combattant, le dossier doit permettre de faire apparaître l'ensemble du parcours, et pas uniquement les décorations déjà obtenues.

Il peut notamment être pertinent de présenter :

- les années de service militaire ;
- les responsabilités exercées ;
- les opérations extérieures ;
- les actes de courage ou de dévouement ;
- les blessures éventuellement subies en service ;
- les responsabilités dans la réserve ;
- l'engagement dans les associations patriotiques et mémorielles ;
- les actions en faveur des anciens combattants ;
- le travail de transmission auprès des jeunes générations ;
- l'organisation de cérémonies et d'actions mémorielles ;
- les responsabilités municipales, associatives ou professionnelles lorsqu'elles présentent un intérêt pour l'appréciation des mérites.

L'objectif est de montrer une continuité et une réalité de l'engagement au service de la collectivité et de la Nation.

La Grande Chancellerie rappelle d'ailleurs que les mérites peuvent être militaires ou civils et qu'ils sont appréciés dans le domaine d'activité propre à chaque candidat.

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⏳ 10 ans pour le Mérite, 20 ans pour la Légion d’honneur

Les conditions de durée doivent également être connues.

Pour une première nomination dans l'ordre national du Mérite, il faut normalement pouvoir justifier d'au moins 10 années d'activité ou de services assortis de mérites distingués.

Pour la Légion d'honneur, la durée minimale normale est de 20 années d'activité, avec des mérites éminents au service de la Nation.

Mais attention : la durée seule ne suffit pas.

Avoir 20, 30 ou 40 années de carrière ne donne pas automatiquement droit à la Légion d’honneur.

Le dossier doit démontrer la qualité des services rendus, leur importance, leur caractère désintéressé et leur contribution à l'intérêt général.

La Grande Chancellerie prend notamment en compte l'éminence des services, le bénéfice pour la collectivité, la reconnaissance des mérites et leur durée.

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📂 Comment constituer le dossier ?

La procédure est relativement simple dans son principe.

1️⃣ Identifier la personne

Il faut naturellement vérifier que la personne proposée n'est pas déjà membre de l'ordre concerné, puisque l'initiative citoyenne concerne une première nomination.

2️⃣ Rédiger un mémoire

Le dossier doit présenter de façon détaillée la vie, la carrière et surtout les mérites de la personne.

Pour un ancien militaire, il est particulièrement utile de construire le dossier chronologiquement, en distinguant les différentes périodes de service et les engagements postérieurs.

3️⃣ Réunir 50 signatures

Il faut recueillir les signatures de 50 personnes majeures, françaises et jouissant de leurs droits civiques.

4️⃣ Déposer le dossier à deux endroits

C'est un point important souvent ignoré.

Le dossier doit être transmis :

➡️ au préfet du département de résidence de la personne proposée ;

ET

➡️ au grand chancelier de la Légion d'honneur.

Pour une personne résidant à l'étranger, la transmission se fait auprès des autorités diplomatiques ou consulaires françaises compétentes.

La Grande Chancellerie indique pour l'envoi :

Grande Chancellerie de la Légion d’honneur
Service des décorations – Initiative citoyenne
1, rue de Solférino
75700 Paris SP.

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🔎 Que se passe-t-il ensuite ?

Le dépôt du dossier n'est que le début de la procédure.

La proposition fait l'objet d'une instruction.

Le représentant de l'État adresse ensuite au ministre compétent son avis sur les suites à donner à la proposition.

Le ministre transmet à son tour son avis au grand chancelier.

Lorsque la proposition est considérée comme justifiée, elle est intégrée au processus normal d'examen des candidatures.

Le conseil de l'ordre examine ensuite les propositions selon les règles applicables aux nominations.

Pour la Légion d'honneur, le Conseil de l'ordre délibère notamment sur la recevabilité des propositions. La décision finale relève ensuite du Président de la République, Grand Maître de l'ordre.

Une initiative citoyenne n'est donc jamais une garantie d'obtenir la décoration.

Elle constitue une proposition officielle, qui doit franchir les différentes étapes de la procédure.

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📜 Une procédure renforcée en 2025

L'initiative citoyenne existait déjà depuis plusieurs années.

La Grande Chancellerie indique qu'elle est ouverte aux citoyens depuis 2008.

Une étape importante est cependant intervenue avec le décret n° 2025-58 du 22 janvier 2025.

Les règles de l'initiative citoyenne ont alors été intégrées directement au Code de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire et de l'ordre national du Mérite.

Les articles R.29-1 pour la Légion d'honneur et R.189-1 pour l'ordre national du Mérite définissent désormais précisément les conditions de cette procédure.

Le Premier ministre a également publié, le 8 avril 2025, une circulaire consacrée à l'initiative citoyenne afin d'en préciser les conditions et les modalités pratiques.

Cette évolution est particulièrement intéressante : elle donne désormais à cette démarche une base réglementaire clairement identifiée.

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🇫🇷 Une démarche qui a toute sa place dans le monde combattant

Pour les associations d'anciens combattants, cette procédure peut constituer un outil particulièrement intéressant.

Il arrive en effet que des hommes et des femmes consacrent une grande partie de leur existence au service de la France, puis poursuivent leur engagement après leur carrière militaire :

servir, transmettre, témoigner, entretenir la mémoire et accompagner les générations suivantes.

Or, certains parcours remarquables peuvent rester insuffisamment connus des circuits traditionnels de proposition.

L'initiative citoyenne permet précisément de faire remonter un tel parcours.

Elle rappelle également une idée fondamentale de la République : la reconnaissance du mérite n'est pas réservée à une administration ou à une institution. Les citoyens peuvent eux-mêmes attirer l'attention de la Nation sur l'un des leurs.

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🇫🇷 À retenir

QUI ?
Toute personne majeure de nationalité française peut proposer un candidat.

POUR QUOI ?
Une première nomination dans la Légion d'honneur ou l'ordre national du Mérite.

COMBIEN DE SIGNATURES ?
50 citoyens français majeurs jouissant de leurs droits civiques.

QUEL DOSSIER ?
Un mémoire motivé et détaillé présentant les mérites du candidat.

OÙ L'ENVOYER ?
À la préfecture du lieu de résidence du candidat et à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur.

QUELLE DURÉE MINIMALE ?
10 ans d'activité pour l'ordre national du Mérite et 20 ans pour la Légion d'honneur, sous réserve des règles et exceptions prévues par les textes.

ET APRÈS ?
Le dossier est instruit, reçoit les avis nécessaires, puis suit la procédure normale d'examen des ordres nationaux.

🇫🇷 Une initiative citoyenne, un devoir de mémoire

Pour le monde combattant, l'initiative citoyenne représente finalement bien plus qu'une simple procédure administrative.

Elle peut être une manière pour 50 citoyens de dire collectivement : « Nous estimons que le parcours de cet homme ou de cette femme mérite d'être porté à la connaissance de la Nation. »

Et dans une République où les décorations nationales ont précisément pour vocation de montrer en exemple les mérites au service de la Nation, cette possibilité mérite d'être connue.

Servir la France est un engagement.
Reconnaître ceux qui l'ont servie peut aussi être un devoir. 🇫🇷

🇫🇷 « Les sanglots longs des violons de l’automne… » : la véritable histoire du message de la BBCDans l’imaginaire du Déb...
12/08/2026

🇫🇷 « Les sanglots longs des violons de l’automne… » : la véritable histoire du message de la BBC

Dans l’imaginaire du Débarquement, quelques mots sont devenus légendaires :

« Les sanglots longs des violons de l’automne
Blessent mon cœur d’une langueur monotone. »

Ces vers de Paul Verlaine, tirés de Chanson d’automne, ont réellement été utilisés par la BBC pour communiquer avec la Résistance française en juin 1944.

Mais leur histoire est un peu différente de la légende souvent racontée.

📻 Le 1er juin 1944, dans les émissions françaises de la BBC, les trois premiers vers du poème sont diffusés :

« Les sanglots longs
Des violons
De l’automne… »

Ce message n'annonce pas directement que les Alliés vont débarquer le lendemain. Il constitue un message codé destiné au réseau de Résistance Ventriloquist, chargé notamment d'actions de sabotage en Normandie et en Bretagne.

Il est répété les jours suivants. Pour les résistants concernés, il signifie que le moment approche et qu'ils doivent se tenir prêts.

Mais la BBC diffuse alors des centaines de messages personnels, chacun correspondant à un réseau et à une mission précise. Le but est de permettre à Londres de donner des ordres sans révéler aux Allemands leur véritable signification.

Puis arrive le 5 juin 1944.

À quelques heures du Débarquement, la BBC diffuse la suite du code :

« Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone. »

Cette fois, le message signifie que les opérations prévues par le réseau doivent commencer. La Résistance passe à l'action, notamment contre les voies ferrées et les communications allemandes.

Ce sont donc les deux parties du message, et surtout leur combinaison avec les instructions propres à chaque réseau, qui déclenchent les opérations de sabotage destinées à désorganiser les mouvements allemands.

🚂 Dans la nuit du 5 au 6 juin, les résistants attaquent les voies ferrées, coupent des lignes téléphoniques, détruisent des installations et perturbent les communications ennemies.

Pendant ce temps, au large de la Normandie, une immense armada alliée est déjà en mouvement.

À partir de 22 heures le 5 juin, les forces navales commencent leur traversée de la Manche. Dans la nuit, les parachutistes sont largués au-dessus du Cotentin et de la vallée de l'Orne.

Puis, à l'aube du 6 juin 1944, les premières vagues d'assaut atteignent les plages.

Overlord vient de commencer.

🇫🇷🇬🇧

Ainsi, contrairement à une idée très répandue, la phrase de Verlaine n'était pas simplement un mystérieux « feu vert » annonçant à toute la Résistance que le Débarquement aurait lieu le lendemain.

C'était beaucoup plus subtil.

La BBC utilisait des centaines de messages codés, chacun destiné à des réseaux particuliers. Les Allemands pouvaient les entendre… mais ils ne connaissaient pas leur signification.

Et derrière ces quelques mots poétiques se cachait une réalité beaucoup moins romantique : des hommes et des femmes qui, dans la France occupée, allaient risquer leur vie pour couper les voies de communication de l'armée allemande au moment où les Alliés allaient frapper.

Le soir du 5 juin, les mots de Verlaine prennent alors une dimension historique.

« Les sanglots longs des violons de l’automne… »

Quelques heures plus t**d, la France allait entendre le grondement d'une autre musique :

celle de l'armada alliée venant libérer son sol.

🇫🇷 Honneur aux Résistants qui ont combattu dans l'ombre.
🇫🇷 Honneur aux soldats alliés qui ont débarqué au matin du 6 juin 1944.

UNC – Travail de mémoire

Sources : Ministère des Armées – Chemins de mémoire ; Comité du Débarquement ; Archives et documents historiques relatifs aux messages personnels de la BBC.

🇺🇸 LA POINTE DU HOC — 6 JUIN 1944Chronique d’une bataille hors du commun6 juin 1944. 4 h 45.Alors que la gigantesque arm...
12/08/2026

🇺🇸 LA POINTE DU HOC — 6 JUIN 1944

Chronique d’une bataille hors du commun

6 juin 1944. 4 h 45.

Alors que la gigantesque armada alliée se prépare à frapper les côtes normandes, 225 Rangers américains quittent leurs bâtiments pour rejoindre la Pointe du Hoc.

Ils appartiennent aux compagnies D, E et F du 2nd Ranger Battalion, commandé par le lieutenant-colonel James Earl Rudder.

Leur mission est précise : escalader les falaises de la Pointe du Hoc, s'emparer de la position allemande et neutraliser les canons de 155 mm qui, selon les renseignements alliés, peuvent prendre sous leur feu Utah Beach et Omaha Beach.

En soutien, le 5th Ranger Battalion, commandé par le lieutenant-colonel Max Schneider, ainsi que les compagnies A et B du 2nd Rangers, attendent au large. Si Rudder échoue, ils devront attaquer la Pointe du Hoc depuis Omaha Beach.

🕔 5 h 50 — Le bombardement

Avant l'arrivée des Rangers, la Pointe du Hoc est soumise à un bombardement extrêmement violent.

Depuis plusieurs semaines, les Alliés pilonnent la position. Les bombardements aériens des 25 avril, 21-22 mai et 4-5 juin ont déjà profondément bouleversé le terrain.

Ce matin-là, les canons du cuirassé USS Texas, accompagnés notamment des destroyers USS Satterlee et HMS Talybont, ouvrent le feu.

La position allemande est transformée en un immense paysage de cratères et de ruines.

🕡 6 h 30 — L'heure H

Les Rangers doivent atteindre la Pointe du Hoc à 6 h 30.

Mais rien ne se passe comme prévu.

À cause de la mer agitée et surtout d'une erreur de navigation, les embarcations dérivent largement de leur route. Les hommes aperçoivent les falaises de la Pointe de la Percée et comprennent qu'ils se trouvent à environ trois kilomètres de leur objectif.

Il faut corriger la route.

Pendant ce temps, le bombardement naval cesse conformément au plan initial.

Les Rangers sont désormais en ret**d… et avancent vers une position allemande qui a eu le temps de se ressaisir.

🕖 7 h 10 — Les Rangers arrivent

Avec près de 40 minutes de ret**d, les embarcations atteignent enfin la Pointe du Hoc.

Les hommes des compagnies D, E et F débarquent sous un feu intense.

Les Allemands tirent depuis les hauteurs avec des armes automatiques, des mortiers et des grenades.

Les cordes et les échelles sont mises en place.

Certaines cordes n'accrochent pas la falaise. D'autres sont coupées par les tirs allemands.

Les Rangers doivent grimper pratiquement à mains nues, sous le feu ennemi.

Sur les falaises, les défenseurs allemands lancent grenades et tirs d'armes individuelles sur les hommes qui progressent lentement vers le sommet.

🕢 7 h 30 environ — Le sommet

Un à un, les Rangers atteignent le haut de la falaise.

Le combat devient alors un affrontement rapproché dans un paysage méconnaissable.

Les bombardements ont tellement transformé le terrain que les repères étudiés sur les photographies aériennes n'existent pratiquement plus.

Les compagnies D, E et F commencent à remplir leurs objectifs respectifs.

Mais une découverte stupéfiante les attend.

Les canons ne sont pas là.

💥 Les canons ont disparu

Les renseignements alliés avaient identifié six canons de 155 mm.

Mais, quelques jours avant le Débarquement, les Allemands les ont déplacés à l'intérieur des terres.

Dans certaines positions, les Rangers découvrent même de faux canons fabriqués avec des poteaux téléphoniques peints, destinés à tromper les reconnaissances alliées.

La mission n'est pourtant pas terminée.

Les Rangers doivent retrouver les véritables pièces d'artillerie.

🕘 Vers 9 h — La découverte des canons

Une patrouille de la compagnie D, composée du First Sergeant Leonard G. "Bud" Lomell et du Staff Sergeant Jack E. Kuhn, progresse vers l'intérieur des terres.

À environ 250 mètres au sud de la route côtière, ils découvrent une position camouflée.

Les six canons ont été retrouvés… ou presque.

Cinq des six pièces sont présentes.

Avec des grenades thermites, Lomell et ses hommes rendent les mécanismes des canons inutilisables.

Les Rangers viennent enfin d'accomplir la mission essentielle qui leur avait été confiée.

La batterie qui devait menacer les plages américaines ne pourra pas intervenir.

🕛 L'après-midi du 6 juin

Mais prendre la Pointe du Hoc ne signifie pas que la bataille est terminée.

Les Rangers doivent maintenant tenir.

Ils établissent une position défensive autour de la Pointe et de la route côtière reliant Grandcamp à Vierville.

Ils attendent également la progression des troupes venues d'Omaha Beach.

Les renforts espérés n'arrivent pas comme prévu.

Le 5th Ranger Battalion, qui devait initialement rejoindre Rudder après la prise de la Pointe, est engagé à Omaha Beach, où la situation est extrêmement difficile.

Une partie de ses hommes reste donc à Vierville pour consolider la tête de pont.

🌙 La nuit du 6 au 7 juin

À la tombée de la nuit, les Rangers sont épuisés.

Ils manquent d'hommes, de munitions et de ravitaillement.

Mais les Allemands n'ont pas renoncé.

À partir de 23 heures, plusieurs contre-attaques sont lancées.

Les combats se poursuivent toute la nuit.

À environ 3 heures du matin, le 7 juin, une nouvelle attaque allemande repousse certains Rangers vers leurs positions situées au nord de la route côtière.

Des hommes sont tués, d'autres capturés ou isolés derrière les lignes allemandes.

La Pointe du Hoc est devenue une poche américaine presque encerclée.

🇺🇸 7 juin — Tenir à tout prix

Au matin du 7 juin, la situation est dramatique.

Sur les 225 hommes qui avaient débarqué à la Pointe du Hoc, moins de 100 sont encore capables de combattre.

Les Rangers continuent pourtant de tenir leur position.

Un petit renfort parvient à rejoindre la Pointe dans la soirée.

Mais la véritable relève se prépare encore.

🕊️ 8 juin — La relève

Après plus de 48 heures de combat, les Rangers de Rudder sont finalement relevés.

Des éléments du 116th Infantry Regiment arrivent en force et permettent aux survivants de quitter progressivement cette position devenue l'un des symboles les plus puissants du Débarquement.

La mission confiée aux Rangers est accomplie.

La Pointe du Hoc est aux mains des Alliés.

Mais le prix payé est terrible.

Selon l'Army Historical Foundation, les pertes subies par la force de Rudder atteignent environ 70 % ; moins de 75 des 225 hommes débarqués le 6 juin sont encore aptes au combat à l'issue des combats.

🇺🇸 LA POINTE DU HOC, 82 ANS APRÈS

Aujourd'hui, lorsque l'on marche parmi les énormes cratères, les bunkers et les vestiges de la batterie, il est difficile d'imaginer que ce paysage fut autrefois une position militaire.

Pourtant, chaque cratère rappelle la violence des bombardements.

Chaque falaise rappelle l'ascension des Rangers.

Et chaque position fortifiée rappelle les hommes qui ont combattu ici pendant deux jours presque sans renfort.

La Pointe du Hoc n'est pas seulement le récit d'un assaut spectaculaire.

C'est celui de 225 hommes du 2nd Ranger Battalion, des compagnies D, E et F, auxquels s'ajoutèrent ensuite d'autres Rangers et fantassins américains.

Des hommes qui savaient que leur mission était considérée comme presque impossible.

Ils l'ont pourtant accomplie.

🇺🇸 Ils ont escaladé les falaises.
Ils ont trouvé les canons.
Ils les ont détruits.
Puis ils ont tenu.

Aujourd'hui, leur combat appartient à notre mémoire.

Se souvenir, c'est transmettre.

🇫🇷🇺🇸 N'oublions jamais.

🇫🇷🇺🇸 LA VOIE DE LA LIBERTÉ : 1 147 BORNES POUR NE JAMAIS OUBLIER 🇺🇸🇫🇷Au cours de notre parcours sur les traces du Débarq...
10/08/2026

🇫🇷🇺🇸 LA VOIE DE LA LIBERTÉ : 1 147 BORNES POUR NE JAMAIS OUBLIER 🇺🇸🇫🇷

Au cours de notre parcours sur les traces du Débarquement et de la Libération, nous avons également rencontré un symbole particulièrement fort de notre histoire : la Voie de la Liberté et ses bornes.

Bien plus qu'un simple itinéraire routier, la Voie de la Liberté constitue un véritable monument à ciel ouvert, destiné à conserver la mémoire du chemin parcouru par les forces américaines lors de la Libération.

🪖 LA « VOIE PATTON »

La Voie de la Liberté retrace l'itinéraire de la IIIe Armée américaine commandée par le général George S. Patton, depuis la Normandie jusqu'à Bastogne, en Belgique.

Après le Débarquement du 6 juin 1944, les troupes américaines combattent dans le Cotentin avant de réaliser la célèbre percée d'Avranches, le 30 juillet 1944.

Cette rupture du front allemand permet à la IIIe Armée de Patton de se lancer dans une progression spectaculaire à travers la France, puis vers le Luxembourg et la Belgique.

La Voie de la Liberté matérialise ainsi le parcours de cette armée libératrice, depuis la Normandie jusqu'à Bastogne.

🗿 UNE HISTOIRE DE BORNES

L'idée de créer cette voie commémorative revient notamment au colonel Guy de la Vasselais, chef de la mission militaire française auprès de la IIIe Armée américaine.

Inspiré par la Voie Sacrée de Verdun, il souhaite créer un itinéraire qui perpétue le souvenir de la Libération et du sacrifice des soldats alliés.

Le projet est officiellement créé en 1946, puis les premières bornes sont inaugurées le 16 septembre 1947, notamment à Sainte-Mère-Église et à Utah Beach.

Aujourd'hui, le parcours jusqu'à Bastogne s'étend sur 1 147 kilomètres et est matérialisé par 1 147 bornes kilométriques portant les numéros jusqu'à 1147. La borne 1147 constitue aujourd'hui la borne terminale, près du mémorial du Mardasson à Bastogne.

⚠️ DEUX « ZÉROS » POUR COMMENCER

Une particularité de la Voie de la Liberté mérite d'être soulignée.

Il existe une borne 0 et une borne 00.

🔵 La borne 0 se trouve devant la mairie de Sainte-Mère-Église. Elle constitue le point de départ officiel de la Voie de la Liberté.

🔵 La borne 00 se trouve à Utah Beach, à La Madeleine, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont.

Cette borne 00 possède une valeur symbolique exceptionnelle : elle se situe sur le secteur même où les soldats américains ont débarqué le 6 juin 1944.

La borne 0 représente donc le départ officiel de l'itinéraire commémoratif, tandis que la borne 00 rappelle son commencement historique : le débarquement des forces américaines en Normandie.

🔥 LA SYMBOLIQUE DES BORNES

Ces bornes ont été conçues par le sculpteur François Cogné.

Elles ne sont pas simplement numérotées : chaque élément possède une signification.

⭐ Les 48 étoiles rappellent les 48 États qui composaient les États-Unis en 1944.

🔥 La flamme, inspirée de celle de la Statue de la Liberté, représente la liberté retrouvée.

🌊 Les vagues évoquent l'océan Atlantique traversé par les soldats américains pour venir combattre en Europe.

🇺🇸 La borne porte également l'emblème de la IIIe Armée américaine de Patton.

Les quatre bandes rouges représentent les différents tronçons historiques de la Voie de la Liberté.

🕊️ 1 147 KILOMÈTRES DE MÉMOIRE

Derrière chaque kilomètre se trouvent des hommes.

Des soldats américains, mais aussi les nombreux combattants alliés qui ont participé à la Libération de l'Europe.

Derrière chaque borne se trouvent les combats du Cotentin, la bataille du bocage, la percée d'Avranches, la libération des villes françaises, puis la poursuite de l'offensive vers l'Est.

Certains de ces hommes sont morts à quelques kilomètres seulement de l'endroit où une borne rappelle aujourd'hui leur passage.

C'est pourquoi ces petits monuments que l'on aperçoit parfois au bord d'une route méritent que l'on s'arrête devant eux.

Une borne indique un kilomètre.
Mais chacune raconte une histoire.

Pour l'Union Nationale des Combattants, ces lieux représentent pleinement le devoir de mémoire.

Transmettre cette histoire aux jeunes générations, expliquer le sacrifice de ceux qui sont venus libérer notre pays et rappeler que la liberté n'est jamais acquise sont autant de raisons de préserver ces témoignages.

🇫🇷🇺🇸 De Sainte-Mère-Église à Bastogne, 1 147 kilomètres racontent le chemin de la Liberté.

N'oublions jamais ceux qui l'ont parcouru pour nous.

🇺🇸 L’American Battle Monuments Commission : plus d’un siècle au service de la mémoireOn connaît les grands cimetières mi...
10/08/2026

🇺🇸 L’American Battle Monuments Commission : plus d’un siècle au service de la mémoire

On connaît les grands cimetières militaires américains qui parsèment l’Europe. On connaît moins l’organisme qui les entretient, les préserve et fait vivre leur histoire : l’American Battle Monuments Commission (ABMC).

Son histoire commence en 1917, pendant la Première Guerre mondiale.

Le 4 mars 1923, le Congrès américain crée officiellement l’ABMC, à la suite d'une décision prise pendant la guerre, afin de superviser les monuments et cimetières militaires américains à l’étranger et de préserver la mémoire des soldats américains tombés au combat.

À sa tête se trouve rapidement une personnalité qui va profondément marquer son histoire : le général John J. Pershing, commandant des forces américaines en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Il devient le premier président de la Commission et participe à la définition de sa mission.

Après 1918, l’ABMC entreprend un travail immense.

Il faut identifier les champs de bataille, choisir les emplacements des futurs monuments, concevoir les cimetières et faire de ces lieux des espaces de mémoire dignes des soldats qui y reposent.

L’ABMC fait alors appel à certains des plus grands architectes et paysagistes américains. Les cimetières sont conçus selon une philosophie particulière : sobriété, ordre, beauté et respect du sacrifice.

Dans les années 1920 et 1930, l’ABMC fait ainsi construire de nombreux monuments et cimetières consacrés aux soldats américains de la Première Guerre mondiale en France, en Belgique, au Royaume-Uni et dans d’autres pays.

Puis, en 1941, les États-Unis entrent à nouveau en guerre.

La Seconde Guerre mondiale va considérablement élargir la mission de l’ABMC.

Des millions de militaires américains sont engagés sur plusieurs continents. De nouveaux champs de bataille apparaissent en Europe, en Afrique du Nord, dans le Pacifique et en Asie.

Après 1945, l’ABMC doit donc relever un nouveau défi : préserver la mémoire d’une nouvelle génération de soldats tombés loin des États-Unis.

De nouveaux cimetières américains sont aménagés sur les lieux mêmes où les combats ont eu lieu.

Mais l’ABMC ne se limite pas aux deux guerres mondiales.

Au fil des décennies, son action s’étend aux conflits et opérations militaires américains ultérieurs. Elle devient progressivement une véritable gardienne des lieux de mémoire militaire américains à travers le monde.

Son travail repose sur plusieurs missions : entretenir les cimetières et monuments, préserver leur architecture et leurs paysages, documenter l’histoire des unités et des soldats, mais aussi permettre au public de comprendre ce qui s’est déroulé sur ces champs de bataille.

Aujourd’hui, l’ABMC entretient 26 cimetières militaires américains permanents et 31 monuments commémoratifs dans 17 pays, principalement en Europe et dans le Pacifique.

Mais derrière ces chiffres, il y a surtout une philosophie.

Pour l’ABMC, un cimetière militaire n’est pas simplement un endroit où reposent des morts.

C’est un lieu d’Histoire.

Un lieu où les générations futures peuvent venir découvrir les noms, les unités, les batailles et les sacrifices de ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux.

Plus d’un siècle après sa création, la mission de l’ABMC reste donc la même dans son essence : honorer les morts, préserver les lieux où ils sont tombés et transmettre leur histoire.

🇺🇸 1917 → 2026 : plus d’un siècle après sa création, l’ABMC continue de faire vivre la mémoire de ceux qui ont servi les États-Unis loin de leur pays.

Parce qu’une bataille peut disparaître des mémoires.

Un nom peut s’effacer.

Mais tant que quelqu’un entretient une tombe, raconte une histoire et se souvient d’un sacrifice, la mémoire, elle, continue de vivre.

🇺🇸 Remember them.

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18 Rue De Vézelay
Paris
75008

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