12/06/2026
Roue dans roue…
Voici revenu le temps des 24 heures du Mans. Bernard Clavel et la célèbre épreuve ont un peu vécu… roue dans roue. Bernard Clavel est né le 29 mai 1923. La première édition des 24 heures du Mans se déroule les 26 et 27 mai… 1923. Rien n’indique à l’époque, vraiment rien, que l’écrivain croiserait un jour la route de l’épreuve. Pourtant en 1967, Bernard Clavel s’en vient couvrir les 24 Heures du Mans. Il suivra les évolutions de deux pilotes, le jeune Jean-Claude Andruet et le plus expérimenté Robert Bouharde. Il vient pour un reportage mais repart avec assez de matière pour en sortir un récit. Il est publié en 1968 sous le titre « Victoire au Mans ». Ca commence par le célèbre départ qui est encore donné avec d’un côté les bolides garés en épis et de l’autre côté les pilotes qui vont traverser la piste en courant pour s’engouffrer dans les cockpits et démarrer. Ça reste mythique. Mais passé ce départ, Bernard Clavel ne s’attache qu’à suivre les deux pilotes français embarqués dans une Alpine A210, un nom glorieux des Trente glorieuses – comme Gordini. Il ne s’intéresse pas à la tête de la course qui oppose Ford et Ferrari, pour un mano a mano qui a fait date. Il se plonge dans l’ambiance de l’équipe Alpine, au plus près des managers, des techniciens, des mécanos, des pilotes bien sûr et de leurs épouses dont il sait si bien souligner les peurs et les angoisses. En 2010, après la mort de Bernard Clavel, Jean-Philippe Doret écrivait sur le site de la course : « Un superbe témoignage à redécouvrir et à ranger au côté du film « Le Mans » produit et interprété par Steve McQueen ». A redécouvrir en effet, il y a là l’un des meilleurs et inattendus livre de Bernard Clavel.