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LireClavel Page créée par l’association LireClavel qui valorise l’œuvre de l’écrivain Bernard Clavel, natif de Lons-le-Saunier, prix Goncourt en 1968.

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29 mai 1923, naissance de Bernard Clavel.
30/05/2026

29 mai 1923, naissance de Bernard Clavel.

« Dole est ma ville », un court-métrage sur la relation intime de Bernard Clavel avec Dole« Dole est ma ville », c’est l...
19/04/2026

« Dole est ma ville », un court-métrage sur la relation intime de Bernard Clavel avec Dole

« Dole est ma ville », c’est le titre d’un court-métrage qui vient d’être tourné à Dole. David Ramolet en est le maître d’oeuvre. Clavélien de haut vol, David Ramolet s’était particulièrement investi en 2023 dans les manifestations, notamment doloises, qui ont marqué le centenaire de la naissance de Bernard Clavel. Il souligne de longue date la place de Dole dans la vie et l’oeuvre de l’écrivain, marquée entre autres par La Maison des autres. David Ramolet explique sa démarche : « En fait, c'est surtout la déclaration d'amour d'un écrivain pour sa ville. Dole, pour Clavel, ce sont sont tout d'abord ses racines puis ses vacances d'enfant avec l'oncle Paul et la tante Alphonsine Jeanguillaume, la tante Léa et l'oncle Charles - le héros du roman Le Soleil des morts - mais c'est également l'époque douloureuse, celle de son apprentissage. Il est vrai que, dans le court-métrage, mon personnage central, joué par le jeune Antoine Jeannot, ressemble à s'y méprendre à Julien Dubois de La maison des autres ».
Ce roman est bien présent dans le court-métrage. Ce n’est pas un hasard, car il se lie à l’expérience de David Ramolet. Il explique : « L’ambition est d’expliquer qu'on peut aimer une ville pour ce qu'elle nous renvoie de souvenirs. Les bons comme les mauvais. Il est certain que La Maison des autres a une place importante pour moi. Je l'ai ouvert pour la première fois, j'avais quatorze ans, l'âge de Julien. D'ailleurs, la première fois que j'ai écrit à Bernard Clavel, j'ai écrit à Julien, l'apprenti pâtissier… ».
Le court-métrage est prévu pour une durée de 15 à 20 minutes, il sera présenté en avant-première du prochain festival du Week-end gourmand du Chat perché. David Ramolet est « très heureux d'avoir pu tourner une scène dans l'ancienne cour de la pâtisserie, alors qu'aucune des deux versions télévisées n'avaient pu le faire ». Il faut toujours une cerise sur un gâteau.

-L’association Gourmande du Chat Perché et la MJC de Dole sont les partenaires de l’opération.

-Cliquer sur les images pour lire plus d’informations.

Nous apprenons avec tristesse la fermeture de la belle Maison de la presse de Besançon. A côté des librairies traditionn...
14/04/2026

Nous apprenons avec tristesse la fermeture de la belle Maison de la presse de Besançon. A côté des librairies traditionnelles, les Maisons de la presse jouent un rôle essentiel dans la diffusion du livre et de la presse. Les écrivains comme Bernard Clavel y trouvaient leurs aises. En 1998, Bernard Clavel avait d’ailleurs obtenu le prix des Maisons de la presse pour Le Soleil des morts. Quand ce roman a été réédité en 2023, avec L’Espagnol, il avait été accueilli avec un bel enthousiasme à Besançon par Betty et son équipe, à qui nous pensons en ces moments difficiles.

Il y a 50 ans, parution de La Saison des loups, premier tome de la saga des Colonnes du cielEn mars 1976, sous la plume ...
13/04/2026

Il y a 50 ans, parution de La Saison des loups, premier tome de la saga des Colonnes du ciel

En mars 1976, sous la plume de Bernard Clavel, paraît La Saison des loups. Ainsi débute la saga des Colonnes du ciel. On est à Salins-les-Bains en 1639, et ça commence comme ça : « L’aube se devinait à peine. Mathieu Guyon observa un moment le ciel qui écrasait une lueur maladive. Le haut des monts disparaissait, englué dans les nuées que le vent pétrissait (…). Le vent rabattait la fumée dont l’odeur âcre venait jusque-là. Mathieu Guyon respira un petit coup et grogna :
-Doivent plus avoir assez de genévrier, voilà qu’ils brûlent du sapin ».
C’est partie pour une longue épopée avec ce volume qui aurait pu s’appeler « Guerre et peste ». Suivront La Lumière du lac, La Femme de guerre, Marie Bon pain et Compagnons du nouveau monde. On embarque pour une longue traversée avec des personnages solidement charpentés comme Mathieu Guyon, Hortense d’Eternoz, Marie, Alexandre Blondel, bien d’autres et surtout Bisontin-la-Vertu qui s’installera dans l’imaginaire comtois. Le roman est dédié « Fraternellement » à Bernard Boyer, l’écriture a commencé à Château-Chalon en 1974 pour se terminer à Villeneuve-sur-Yonne l’année suivante. Il est repris et corrigé à Morges, en Suisse, en 1984. Au-delà de l’aspect universel de cette œuvre puissante, la saga des Colonnes du ciel jouera un rôle majeur en Franche-Comté dont Bernard Clavel ne se doutait peut-être pas. Il y a un paradoxe : en décrivant l’univers décharné de la Comté de 1639, Bernard Clavel, 53 ans en 1976, lui redonne quelques siècles plus t**d de la chair et de la couenne.
Le roman et la saga prennent place dans l’ébullition « régionaliste » des années soixante-dix marquée, au niveau littéraire, par d’autres auteurs comme Pierre-Jakez Hélias en Bretagne ou Henri Vincenot en Bourgogne. Pour Bernard Clavel, cet aspect prend toute sa dimension quand vient l’année 1978, qui marque le tricentenaire du « rattachement » de la Franche-Comté au royaume de France (1). L’ensemble de la saga des Colonnes du ciel apparaît aujourd’hui comme le mausolée de cette époque, ce dont l’auteur ne se doutait pas forcément.
(1) Il s’agit en faite du Comté de Bourgogne, c’est-à-dire l’actuelle Franche-Comté moins le pays de Montbéliard et l’actuel Territoire de Belfort.

Le 11 avril 1967, la télévision diffuse le premier des deux épisodes de L’Espagnol d’après le roman de Bernard Clavel av...
11/04/2026

Le 11 avril 1967, la télévision diffuse le premier des deux épisodes de L’Espagnol d’après le roman de Bernard Clavel avec une réalisation de Jean Prat. L’adaptation est immédiatement élevée au rang de joyau de l’histoire de la télévision, et même un peu plus. On s’en souvient, et les souvenirs demeurent chez les derniers figurants encore de de monde. Le temps passant, quelques lieux de tournage mériteraient d’être élevé au rang de monument historique de la télévision, époque ORTF. En voici un.
Sur la première image, devant un portail, le comédien Jean-Claude Rolland, qui interprète Pablo, tient dans les mains un clap de cinéma - à l’arrière plan la comédienne France Beucler qui interprète le rôle de Jeannette. C’est peut-être la dernière scène tournée. Le portail existe toujours, et c’est une belle histoire. L’Espagnol chante, entre autre, les bonheurs du vin de Château-Chalon. Quelques années après le tournage, un vigneron est venu s’installer là. Il s’agit de Jean Berthet-Bondet qui, lui aussi, fait chanter les bonheurs du Château-Chalon. Son arrivée ayant un peu à voir avec la lecture du roman de Bernard Clavel. Une belle histoire qui se prolonge.

Quand le tournage de L’Espagnol ne se « tournait » pas à l’eau claireLe 11 avril 1967, la télévision diffuse le premier ...
10/04/2026

Quand le tournage de L’Espagnol ne se « tournait » pas à l’eau claire

Le 11 avril 1967, la télévision diffuse le premier des deux épisodes de L’Espagnol d’après le roman de Bernard Clavel avec une réalisation de Jean Prat. L’adaptation est immédiatement élevée au rang de joyau de l’histoire de la télévision, et même un peu plus. Comme l’histoire se passe à Château-Chalon, chez un vigneron, il y est question du vin du pays. Quelques scènes de « dégustation » entrent alors dans l’histoire bachique, surtout celle du soir après la première journée de vendanges, là où Pablo, l’Espagnol, découvre le vin de Château-Chalon. Or, il apparaît que, durant ces scènes, les comédiens ne buvaient pas un liquide ayant l’apparence du vin jaune mais qui n’en était pas. C’est ce que racontait le populaire comédien Paul Frankeur dans les colonnes d’un journal régional, le jour de la diffusion.
Paul Frankeur : « Je suis définitivement classé parmi les bougons et les mauvaises têtes, mais dans ce film j’ai quand même bon fond. Mon grand tort est de trop boire. Les vendanges vous comprenez cela donne soif ! Un tel rôle a au moins un avantage quand on le tient sous la direction de Jean Prat : celui-ci, qui attache du prix à la vraisemblance, nous a fait boire du vrai vin de la région, ce que l’on appelle le vin jaune, à 20 francs la bouteille (1). Bref, quoique d’un tempérament très sobre, j’avoue avoir été conquis par mon travail ! Le soir, après les prises de vues, mon fils (2) et moi, nous nous trouvions dans un état de douce euphorie... ».
Le film est tourné à Château-Chalon et dans les environs. Une maison avec un portail de pierre retient l’attention. Quelques années après ce tournage, le vigneron Jean Berthet-Bondet vient s’y installer, ils été marqué par le roman. Ces vins jaunes portent peut-être la mémoire de cette époque, de cette découverte, des émotions premières.
(1) A l’époque, le SMIG (actuel SMIC) est à environ 600 francs sur la base de 40 heures.
(2) Son fils Jean-Paul jouait aussi dans L’Espagnol, probablement le personnage le plus antipathique.

Clavel, enfant lédonien, un spectacle du Théâtre de la Petite Montagne Le rendez-vous est pour dimanche à 17 heures, sal...
08/04/2026

Clavel, enfant lédonien, un spectacle du Théâtre de la Petite Montagne

Le rendez-vous est pour dimanche à 17 heures, salle des fêtes de Macornay, à côté de Lons-le-Saunier. Le Théâtre de la Petite Montagne propose une création autour de la vie de Bernard Clavel. Du moins, une partie de la vie de l’écrivain né à Lons-le-Saunier. « Clavel enfant lédonien » tourne les pages de la vie du prix Goncourt de 1968, dans une enfance qui se déroule entre la rue des Ecoles, où vit la famille, et la ville. Roselyne Sarazin a cousu main une mosaïque de scènes tirées d’oeuvres comme L’Arbre qui chante, Quand j’étais capitaine, La Naissance du sapin, Légion, Qui m’emporte et, naturellement, la saga de la Grande patience. Une belle idée.
-Adaptation et mise en scène : Roselyne Sarazin.
-Interprétation : Bernard Bretin, Alain Chrétien, Noël Durand, Martine Guy, Sylvie Huvier, Josette Lamy-Franey, Yves Ramelet, Pascale Richem, Fatima Zerrouki, Christine Berthelier (violoniste) et les enfants Chana, Ilona et Rayan.
-Régie : Nathalie Durand.
-Durée : 60 mn
-Le spectacle s’inscrit dans le cadre des Rencontres de théâtre amateur organisé par le foyer rural de Macornay.

24/01/2026
Jour de 11 novembre. Voici une photo du sous-lieutenant Louis Pergaud, en vareuse claire, on le voit au milieu de ses so...
11/11/2025

Jour de 11 novembre. Voici une photo du sous-lieutenant Louis Pergaud, en vareuse claire, on le voit au milieu de ses soldats. Louis Pergaud disparaît au combat quelques jours plus t**d, le 8 avril 1915, son corps n’a jamais été retrouvé. Bernard Clavel consignait dans un petit carnet noir ses idées de futurs romans. Il y en a des dizaines. Parmi elles : Louis Pergaud est-il le soldat inconnu ?

« En rédaction, il n’était que moyen, mais en orthographe il était franchement mauvais »Le prix Goncourt a été attribué ...
10/11/2025

« En rédaction, il n’était que moyen, mais en orthographe il était franchement mauvais »

Le prix Goncourt a été attribué jeudi dernier à Laurent Mauvignier qui a été emporté, selon l’expression, dans le flot médiatique. En 1968, après l'attribution du Goncourt aux Fruits de l'hiver, quelles furent les réactions dans le Jura natal de Bernard Clavel, c’est-à-dire à Lons-le-Saunier ?
Pour Lons-le-Saunier, voir un enfant du pays pareillement couronné, ce n’est pas rien. La préfecture jurassienne faisait un peu parler d’elle à la même époque, pour des raisons bien moins joyeuses. 1968, c’est la grande année des greffes du cœur, chacune d’elles est un évènement. Noël Moissonnier, un jeune homme de Lons-le-Saunier, est greffé à Lyon. La ville jurassienne semble tout entière au chevet du jeune homme qui, hélas, ne survivra pas à l’opération et décède en ce mois de novembre 1968.
Revenons à Bernard Clavel. Notons qu’en 1967, il avait déjà bien participé à la notoriété du pays avec l’adaptation et la diffusion à la télévision du roman L’Espagnol, tourné à Château-Chalon. Pour 1968, la presse locale se saisit naturellement de l’événement, plus d’ailleurs Le Progrès que son concurrent Les Dépêches – Bernard Clavel a été journaliste au Progrès à Lyon, dans les années cinquante, ceci expliquant peut-être cela… Cela dit, l’écrivain semble peu reconnu. Quelques témoignages fleurissent dans les colonnes du Progrès. L’un des anciens camarades de classes de l’écrivain raconte ainsi combien Bernard Clavel était le plus fort en dessin, en ajoutant « en rédaction, il n’était que moyen, mais en orthographe il était franchement mauvais ». Un autre témoignage rappelle son passage dans le club de gymnastique de L’Espérance où son goût se portait plus sur la pratique des haltères que celle de la gymnastique. Pratique dispensée sous la férule de l’éducateur Ted Robert qui se glissera dans la peau d’un personnage de « L’Hercule sur la place ».
M. Genevaux, commerçant qui ouvre son magasin à de jeunes peintres du pays, garde un souvenir tout particulier de Bernard Clavel, souvenir qui donne à voir une autre facette de son talent. Le voici : « Si j’admire l’écrivain, je pleure le peintre qui avait un réel talent. Lorsque j’ai fait sa première exposition, il était jeune marié, simple et craintif, il doutait de son talent et ne croyait pas en sa peinture, c’est sa femme qui le poussait. C’était, alors que nos artistes peignent le Jura à l’automne, un peintre de printemps. Sa peinture contenait tout l’air frais du Jura. Maintenant si Bernard Clavel veut s’accomplir il doit se remettre à peindre. » Le quotidien Les Dépêches retrouve une image de son école primaire dans les années trente.
En fait, Bernard Clavel va vite arriver dans le Jura, et c’était prévu de longue date. Mais à Dole, pour le tournage de La Maison des autres.

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