Essaim Freudien

Essaim Freudien Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Essaim Freudien, Organisation à but non lucratif, 30 Rue Grégoire de Tours, Paris.

Essaim Freudien est né du désir de quelques psychanalystes formés au sein d’écoles lacaniennes de redonner un coup de fouet à cette discipline et à la transmission de celle-ci

La première victime de l'humanité n'est pas un étranger.C'est un frère.Après Abel, Caïn fonde une cité.Après Rémus, Romu...
17/06/2026

La première victime de l'humanité n'est pas un étranger.
C'est un frère.
Après Abel, Caïn fonde une cité.
Après Rémus, Romulus fonde Rome.
Et si la civilisation était née non du meurtre du père, mais de la mort du frère ?
Depuis lors, les hommes tentent désespérément de vivre avec ceux qui leur ressemblent trop.
Toute la folie humaine tient peut-être dans cette difficulté.
« Suis-je le gardien de mon frère ? »

La première victime de l'humanité n'est pas un étranger. C'est un frère. Après Abel, Caïn fonde une cité. Après Rémus, Romulus fonde Rome. Et si la civilisation était née non du meurtre du père, mais de la mort du frère ? Depuis lors, les hommes tentent désespérément de vivre avec ce...

17/06/2026

La première victime de l'humanité n'est pas un étranger.
C'est un frère.
Après Abel, Caïn fonde une cité.
Après Rémus, Romulus fonde Rome.
Et si la civilisation était née non du meurtre du père, mais de la mort du frère ?
Depuis lors, les hommes tentent désespérément de vivre avec ceux qui leur ressemblent trop.
Toute la folie humaine tient peut-être dans cette difficulté.
« Suis-je le gardien de mon frère ? »

Nous pensions avoir quitté l'école.En réalité, nous l'avons étendue à toute la société.L'élève est devenu salarié, le pr...
12/06/2026

Nous pensions avoir quitté l'école.
En réalité, nous l'avons étendue à toute la société.
L'élève est devenu salarié, le professeur manager, le bulletin de notes tableau de bord, et le médecin le dernier examinateur de nos existences.
Freud savait déjà que l'éducation, le gouvernement et la psychanalyse étaient trois métiers impossibles. Peut-être parce qu'ils rencontrent tous la même résistance : celle du désir humain.
Une réflexion sur les écoles, les maîtres, le transfert de travail et cette étrange modernité qui promet l'émancipation tout en perfectionnant sans cesse l'art d'évaluer, de classer et de retenir.
Car une véritable école ne se reconnaît pas à ceux qu'elle garde, mais à ceux qu'elle aide à partir.

Nous pensions avoir quitté l'école. En réalité, nous l'avons étendue à toute la société. L'élève est devenu salarié, le professeur manager, le bulletin de notes tableau de bord, et le médecin le dernier examinateur de nos existences. Freud savait déjà que l'éducation, le gouvernement ...

Ce ne sont pas les enfants que les civilisations sacrifient.Ce sont leurs Innocents.Et plus une société croit à la puret...
08/06/2026

Ce ne sont pas les enfants que les civilisations sacrifient.
Ce sont leurs Innocents.
Et plus une société croit à la pureté, plus elle risque de fabriquer les conditions de son massacre.
Freud l’avait compris avant tout le monde : sauver l’enfant commence peut-être par le retirer du mythe de l’innocence.

Ce ne sont pas les enfants que les civilisations sacrifient. Ce sont leurs Innocents. Et plus une société croit à la pureté, plus elle risque de fabriquer les conditions de son massacre. Freud l'avait compris avant tout le monde : sauver l'enfant commence peut-être par le retirer du mythe de l'...

Il existe des dettes que personne ne remboursera jamais.Un amour.Une reconnaissance.Une promesse.Une parole.Heureusement...
04/06/2026

Il existe des dettes que personne ne remboursera jamais.
Un amour.
Une reconnaissance.
Une promesse.
Une parole.
Heureusement !

Il existe des dettes que personne ne remboursera jamais. Un amour. Une reconnaissance. Une promesse. Une parole. Heureusement !

30/05/2026

« Je connais des gens qui sont nés avec la vérité dans leur berceau, qui ne se sont jamais trompés, qui n’ont pas eu à avancer d’un pas de toute leur vie, puisqu’ils étaients arrivés quand ils avaient encore la morve au nez. Ils savent ce qui est bien, ils l’ont toujours su. Ils ont pour les autres la sévérité et le mépris que leur confère l’assurance triomphale d’avoir raison. Je ne leur ressemble pas. La vérité ne m’a pas été révélée à mon baptême, je ne la tiens ni de mon père ni de la classe de ma famille. Ce que j’ai appris m’a coûté cher, ce que je sais je l’ai appris à mes dépens. Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience. Aussi ai-je le respect de ceux qui ne savent pas, de ceux qui cherchent, qui tâtonnent, qui se heurtent. Ceux à qui la vérité est facile, spontanée, bien entendu j’ai pour eux une certaine admiration mais, je l’avoue, peu d’intérêt. Quand ils mourront, qu’on écrive donc sur leur tombe : il a toujours eu raison..., c’est ce qu’ils méritent et rien de plus. »

ARAGON, « Il faut appeler les choses par leur nom », Les Lettres françaises, avril 1959

Nous croyons que ce qui rend la vie difficile est la perspective de la mort.Et si c'était exactement l'inverse ?Si ce qu...
29/05/2026

Nous croyons que ce qui rend la vie difficile est la perspective de la mort.
Et si c'était exactement l'inverse ?
Si ce qui nous permettait de supporter l'existence était précisément la croyance qu'elle aura une fin ?
Pendant des siècles, les hommes ont vécu sous le régime du destin. Leurs vies allaient quelque part. Même la tragédie possédait une direction.
Aujourd'hui, le destin semble avoir cédé la place à la série.
Les amours se succèdent.
Les indignations se succèdent.
Les jouissances se succèdent.
Comme les épisodes d'une histoire qui ne doit jamais finir.
Mais lorsqu'une vie ne rencontre plus de fin, peut-elle encore rencontrer un destin ?

Nous croyons que ce qui rend la vie difficile est la perspective de la mort. Et si c'était exactement l'inverse ? Si ce qui nous permettait de supporter l'existence était précisément la croyance qu'elle aura une fin ? Pendant des siècles, les hommes ont vécu sous le régime du destin. Leurs vi...

Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes.Nous avons surtout fini par les mettre à nu.Alors chacun ex...
25/05/2026

Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes.
Nous avons surtout fini par les mettre à nu.
Alors chacun expose désormais son style comme on exhibe une blessure :
sa manière de j***r,
de parler,
de souffrir,
de désirer,
de scandaliser.
Mais le style n’a jamais été une affaire d’élégance.
Le style, disait Jacques Lacan, c’est l’homme lui-même — lorsqu’il ne lui reste plus assez de masques pour se cacher.
Et peut-être est-ce cela, au fond, l’obscénité contemporaine :
des sujets privés de mythes, condamnés à porter seuls la nudité de leur désir.

Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes. Nous avons surtout fini par les mettre à nu. Alors chacun expose désormais son style comme on exhibe une blessure : sa manière de j***r, de parler, de souffrir, de désirer, de scandaliser. Mais le style n’a jamais été une affair...

Nous continuons de danser, de j***r, de consommer, de célébrer et de répéter les mêmes gestes.Mais savons-nous encore au...
20/05/2026

Nous continuons de danser, de j***r, de consommer, de célébrer et de répéter les mêmes gestes.
Mais savons-nous encore au nom de quoi ?
Les anciennes civilisations reliaient leurs rites à des mythes capables de donner une forme au désir, à la mort et à la jouissance.
Notre époque, elle, a souvent conservé les rites tout en perdant les récits qui les soutenaient.
Alors les addictions prolifèrent, les fêtes s’intensifient, les corps cherchent la transe et le désir collectif semble parfois s’épuiser dans une jouissance sans mystère.
Mais peut-être les nouveaux mythes restent-ils encore à inventer.

Nous continuons de danser, de j***r, de consommer, de célébrer et de répéter les mêmes gestes. Mais savons-nous encore au nom de quoi ? Les anciennes civilisations reliaient leurs rites à des mythes capables de donner une forme au désir, à la mort et à la jouissance. Notre époque, elle, a ...

https://www.freud-lacan.com/documents-ged/hommage-a-marc-darmon/
20/05/2026

https://www.freud-lacan.com/documents-ged/hommage-a-marc-darmon/

Marc Darmon appartenait à cette catégorie d’hommes dont la présence finit par devenir si familière qu’on les croit, à tort, presque indissociables du paysage. Certains êtres donnent le sentiment qu’ils seront toujours là — au détour d’un couloir, d’un séminaire ou d’une table ...

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