Essaim Freudien

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Essaim Freudien est né du désir de quelques psychanalystes formés au sein d’écoles lacaniennes de redonner un coup de fouet à cette discipline et à la transmission de celle-ci

Il existe des dettes que personne ne remboursera jamais.Un amour.Une reconnaissance.Une promesse.Une parole.Heureusement...
04/06/2026

Il existe des dettes que personne ne remboursera jamais.
Un amour.
Une reconnaissance.
Une promesse.
Une parole.
Heureusement !

Il existe des dettes que personne ne remboursera jamais. Un amour. Une reconnaissance. Une promesse. Une parole. Heureusement !

30/05/2026

« Je connais des gens qui sont nés avec la vérité dans leur berceau, qui ne se sont jamais trompés, qui n’ont pas eu à avancer d’un pas de toute leur vie, puisqu’ils étaients arrivés quand ils avaient encore la morve au nez. Ils savent ce qui est bien, ils l’ont toujours su. Ils ont pour les autres la sévérité et le mépris que leur confère l’assurance triomphale d’avoir raison. Je ne leur ressemble pas. La vérité ne m’a pas été révélée à mon baptême, je ne la tiens ni de mon père ni de la classe de ma famille. Ce que j’ai appris m’a coûté cher, ce que je sais je l’ai appris à mes dépens. Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience. Aussi ai-je le respect de ceux qui ne savent pas, de ceux qui cherchent, qui tâtonnent, qui se heurtent. Ceux à qui la vérité est facile, spontanée, bien entendu j’ai pour eux une certaine admiration mais, je l’avoue, peu d’intérêt. Quand ils mourront, qu’on écrive donc sur leur tombe : il a toujours eu raison..., c’est ce qu’ils méritent et rien de plus. »

ARAGON, « Il faut appeler les choses par leur nom », Les Lettres françaises, avril 1959

Nous croyons que ce qui rend la vie difficile est la perspective de la mort.Et si c'était exactement l'inverse ?Si ce qu...
29/05/2026

Nous croyons que ce qui rend la vie difficile est la perspective de la mort.
Et si c'était exactement l'inverse ?
Si ce qui nous permettait de supporter l'existence était précisément la croyance qu'elle aura une fin ?
Pendant des siècles, les hommes ont vécu sous le régime du destin. Leurs vies allaient quelque part. Même la tragédie possédait une direction.
Aujourd'hui, le destin semble avoir cédé la place à la série.
Les amours se succèdent.
Les indignations se succèdent.
Les jouissances se succèdent.
Comme les épisodes d'une histoire qui ne doit jamais finir.
Mais lorsqu'une vie ne rencontre plus de fin, peut-elle encore rencontrer un destin ?

Nous croyons que ce qui rend la vie difficile est la perspective de la mort. Et si c'était exactement l'inverse ? Si ce qui nous permettait de supporter l'existence était précisément la croyance qu'elle aura une fin ? Pendant des siècles, les hommes ont vécu sous le régime du destin. Leurs vi...

Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes.Nous avons surtout fini par les mettre à nu.Alors chacun ex...
25/05/2026

Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes.
Nous avons surtout fini par les mettre à nu.
Alors chacun expose désormais son style comme on exhibe une blessure :
sa manière de j***r,
de parler,
de souffrir,
de désirer,
de scandaliser.
Mais le style n’a jamais été une affaire d’élégance.
Le style, disait Jacques Lacan, c’est l’homme lui-même — lorsqu’il ne lui reste plus assez de masques pour se cacher.
Et peut-être est-ce cela, au fond, l’obscénité contemporaine :
des sujets privés de mythes, condamnés à porter seuls la nudité de leur désir.

Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes. Nous avons surtout fini par les mettre à nu. Alors chacun expose désormais son style comme on exhibe une blessure : sa manière de j***r, de parler, de souffrir, de désirer, de scandaliser. Mais le style n’a jamais été une affair...

Nous continuons de danser, de j***r, de consommer, de célébrer et de répéter les mêmes gestes.Mais savons-nous encore au...
20/05/2026

Nous continuons de danser, de j***r, de consommer, de célébrer et de répéter les mêmes gestes.
Mais savons-nous encore au nom de quoi ?
Les anciennes civilisations reliaient leurs rites à des mythes capables de donner une forme au désir, à la mort et à la jouissance.
Notre époque, elle, a souvent conservé les rites tout en perdant les récits qui les soutenaient.
Alors les addictions prolifèrent, les fêtes s’intensifient, les corps cherchent la transe et le désir collectif semble parfois s’épuiser dans une jouissance sans mystère.
Mais peut-être les nouveaux mythes restent-ils encore à inventer.

Nous continuons de danser, de j***r, de consommer, de célébrer et de répéter les mêmes gestes. Mais savons-nous encore au nom de quoi ? Les anciennes civilisations reliaient leurs rites à des mythes capables de donner une forme au désir, à la mort et à la jouissance. Notre époque, elle, a ...

https://www.freud-lacan.com/documents-ged/hommage-a-marc-darmon/
20/05/2026

https://www.freud-lacan.com/documents-ged/hommage-a-marc-darmon/

Marc Darmon appartenait à cette catégorie d’hommes dont la présence finit par devenir si familière qu’on les croit, à tort, presque indissociables du paysage. Certains êtres donnent le sentiment qu’ils seront toujours là — au détour d’un couloir, d’un séminaire ou d’une table ...

Deux films.Deux procès.Deux femmes accusées.Et toujours le même fantasme : celui d’une femme responsable de la chute d’u...
18/05/2026

Deux films.
Deux procès.
Deux femmes accusées.
Et toujours le même fantasme : celui d’une femme responsable de la chute d’un homme.
Entre La Vérité et Anatomie d'une chute, plus de soixante ans ont passé. Pourtant, le vieux procès d’Ève continue.
Car ce que certains hommes reprochent peut-être le plus aux femmes, ce n’est pas de les avoir faits tomber.
C’est d’avoir osé leur révéler qu’ils étaient déjà tombés depuis longtemps.

Deux films. Deux procès. Deux femmes accusées. Et toujours le même fantasme : celui d’une femme responsable de la chute d’un homme. Entre La Vérité et Anatomie d'une chute, plus de soixante ans ont passé. Pourtant, le vieux procès d’Ève continue. Car ce que certains hommes reprochent p...

Nous croyons parler librement.Mais il suffit parfois d’un lapsus, d’un oubli ou d’un mot de travers pour découvrir qu’au...
17/05/2026

Nous croyons parler librement.
Mais il suffit parfois d’un lapsus, d’un oubli ou d’un mot de travers pour découvrir qu’autre chose parle en nous.
Freud fut le premier à prendre au sérieux ces failles du langage. Là où les philosophes, les moralistes ou les scientifiques tentaient de corriger les symptômes du malaise humain, Freud, lui, remonta jusqu’à leur cause : cette guerre silencieuse entre le désir et ce que la civilisation exige de chacun qu’il refoule.
La psychanalyse ne promet ni transparence ni guérison totale.
Elle commence précisément là où la parole cesse d’être une explication pour devenir une énigme.
Le “pousse à la femme” désigne peut-être cette vieille tentation humaine de vouloir faire exister une jouissance qui ne manquerait plus de rien…
Mais le désir humain ne survit qu’à ce qui lui échappe.

Nous croyons parler librement. Mais il suffit parfois d’un lapsus, d’un oubli ou d’un mot de travers pour découvrir qu’autre chose parle en nous. Freud fut le premier à prendre au sérieux ces failles du langage. Là où les philosophes, les moralistes ou les scientifiques tentaient de cor...

Il suffit parfois d’un détail pour qu’un homme bâtisse toute une vie imaginaire autour d’une femme.Une démarche.Un regar...
14/05/2026

Il suffit parfois d’un détail pour qu’un homme bâtisse toute une vie imaginaire autour d’une femme.
Une démarche.
Un regard.
Un bas-relief oublié dans un musée.
Depuis toujours, nous aimons moins des êtres que des apparitions.
Freud l’avait compris avec la Gradiva : le désir ne retrouve jamais directement ce qu’il cherche. Il l’exhume sous forme de fantômes, de rêves, de fétiches et de ruines intérieures.
Lorsque Lacan affirme que « La femme n’existe pas », il ne détruit pas l’amour.
Il révèle au contraire ce qui le rend possible : qu’aucune femme ne pourra jamais être totalement enfermée dans une définition, une image ou un savoir.
Le désir humain commence peut-être exactement là :
dans cette poursuite infinie d’une silhouette qui avance devant nous depuis toujours.

Il suffit parfois d’un détail pour qu’un homme bâtisse toute une vie imaginaire autour d’une femme. Une démarche. Un regard. Un bas-relief oublié dans un musée. Depuis toujours, nous aimons moins des êtres que des apparitions. Freud l’avait compris avec la Gradiva : le désir ne retrou...

12/05/2026

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