10/06/2026
Une délégation nationale et régionale de l’UFAP UNSa Justice s’est rendue au Quartier de Semi-Liberté de Metz, au SPIP 57 ainsi qu’au PREJ de Metz afin de rencontrer les personnels et d’échanger directement avec eux sur leurs conditions de travail, leurs difficultés quotidiennes et leurs attentes.
Au QSL de Metz, le constat est clair : les personnels font face à une évolution préoccupante des profils accueillis. Initialement pensés pour accompagner des personnes détenues engagées dans une véritable dynamique de réinsertion, les Quartiers de Semi-Liberté se retrouvent aujourd’hui confrontés à des publics de plus en plus éloignés de cette logique.
Cette dérive n’est pas sans conséquence. Tensions accrues, incidents à répétition, remise en cause du cadre de fonctionnement, charge de travail supplémentaire : les agents doivent composer avec des situations de plus en plus complexes, sans toujours disposer des moyens adaptés.
L’UFAP UNSa Justice le rappelle avec force : à force de détourner les dispositifs de leur vocation première, c’est tout le sens de la semi-liberté qui est fragilisé. La réinsertion ne peut pas devenir un simple affichage lorsque les structures et les personnels sont mis en difficulté par des orientations inadaptées.
Les échanges menés au SPIP 57 et au PREJ de Metz ont également permis de mesurer l’investissement sans faille des personnels, malgré des contraintes organisationnelles persistantes, des besoins récurrents en effectifs et un manque de moyens qui pèse lourdement sur le quotidien des services.
L’UFAP UNSa Justice tient à saluer le professionnalisme, le sérieux et l’engagement de l’ensemble des agents rencontrés. Partout, les personnels tiennent les services à bout de bras, avec rigueur et détermination.
Notre organisation portera les remontées du terrain avec la même détermination, afin que les difficultés constatées ne restent pas lettre morte et que des réponses concrètes soient enfin apportées aux personnels.