24/03/2026
🔎 Pourquoi y a-t-il du ciment dans le mortier GREB ? (Partie 2)
“Il y a du ciment… donc ça ne respire pas.”
C’est souvent la réaction qu’on entend. Pourtant, l’histoire du GREB raconte autre chose.
Au Québec, lorsque la technique a été développée, les autoconstructeurs ne disposaient pas de chaux hydraulique. Ils ont donc fait avec les moyens disponibles : de la chaux aérienne… et un peu de ciment.
En mélangeant les deux, ils ont recréé un liant capable de faire prise plus rapidement et d’apporter de la résistance mécanique. Une solution simple, pragmatique… et déjà utilisée depuis longtemps en Amérique du Nord, notamment dans les constructions en bois cordé.
👉 https://boiscorde.weebly.com/recettes-de-mortiers.html
Mais le point essentiel est ailleurs.
Le mortier GREB, ce n’est pas “du ciment”. C’est un mélange très particulier, composé majoritairement de sciure de bois (environ 60 %). Résultat :
• un matériau léger
• très poreux
• capable de laisser passer la vapeur d’eau
Et surtout, ce mortier est coulé dans une double ossature bois, ce qui lui permet de :
• protéger la paille (eau, rongeurs, feu)
• solidariser l’ensemble du mur
• apporter de la rigidité
Depuis les années 1990, les retours d’expérience sont clairs : le mortier GREB continue de durcir dans le temps et les murs fonctionnent durablement.
👉 Le ciment n’est pas là pour “fermer” le mur.
Il est là pour rendre la technique constructible, solide et reproductible.
➡️ Dans un prochain post, on rentrera plus en détail dans le fonctionnement technique de ce mortier.
💬 Est-ce que vous aviez déjà cette perception du rôle du ciment dans le GREB ?
(Photo historique de Jean-Baptiste T-Var, actuel président d'APPROCHE-Paille , co-auteur du mode d'emploi Construire en paille - Technique GREB - 4eme édition, en 2001, sur son 1er chantier GREB au Québec, en train de couler le mortier)