15/07/2026
⚖️ L’interprète en langue des signes : un acteur encore trop souvent « en marge » de la justice ?
Lorsqu’une personne sourde locutrice de la Langue des Signes Française (LSF) est confrontée à la justice, qu’elle soit victime, témoin ou suspecte, l'accès à un interprète est un droit fondamental garanti par la loi.
Pourtant, la réalité du terrain est souvent bien plus complexe.
Dans son article publié dans la r***e Traduire, Émilie Coignon met en lumière les défis uniques et trop souvent méconnus auxquels font face les interprètes français.es en LSF au sein de la procédure pénale.
🛑 Des droits fondamentaux parfois mis à rude épreuve
Dès le dépôt de plainte, le parcours peut s'avérer chaotique. Faute d'information, il arrive encore que l'on demande à la personne sourde de « revenir avec son propre interprète » ou de faire appel à un proche, au mépris des règles de confidentialité et d’impartialité.
🛑 Le choc entre la langue visuelle et la rigueur des tribunaux
Contrairement aux interprètes en langues vocales qui peuvent chuchoter à l'oreille, l'interprète LSF a besoin d'être vu. Il doit se placer de manière stratégique dans la salle d'audience. Or, le protocole très strict des tribunaux (où chaque place est rigoureusement définie) tolère parfois mal que l'interprète doive tourner le dos à la cour pour faire face à son public, un geste parfois perçu à tort comme un manque de respect.
L’article rappelle que l’accès à la justice en langue des signes n’est pas un aménagement de confort, mais un enjeu d’égalité citoyenne et de respect des droits de la défense.
👉 Pour découvrir cette analyse passionnante sur l’adaptation de l’espace judiciaire face aux langues visuo-gestuelles, lisez l'article complet ici : https://journals.openedition.org/traduire/4326
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