17/06/2026
⚖️ PROTECTION DE L'ENFANCE : COMBIEN DE TEMPS ENCORE DEVONS-NOUS ATTENDRE ?
Depuis plusieurs semaines, la France s'interroge sur la protection des enfants, les violences qu'ils subissent et les défaillances qui peuvent conduire à des drames.
Mais pendant que l'on parle d'enfants victimes, de pédocriminalité, de violences sur mineurs ou de violences conjugales, des centaines de familles continuent de se heurter à un mur de silence.
Dans les procédures pénales, lorsqu'une personne est poursuivie ou détenue, des délais stricts existent pour garantir le contrôle de la justice.
En assistance éducative, la réalité est tout autre.
Les parents disposent de seulement 15 jours pour faire appel d'une décision du juge des enfants.
15 jours pour comprendre.
15 jours pour réagir.
15 jours pour trouver un avocat.
15 jours pour défendre leurs droits.
Puis viennent parfois des mois d'attente avant qu'une cour d'appel n'examine le dossier.
Et lorsque l'audience arrive enfin, la mesure contestée est parfois déjà presque terminée.
Parfois même, la nouvelle audience devant le juge des enfants approche déjà.
Quel sens cela a-t-il ?
Quel est l'intérêt d'un recours lorsqu'il intervient après que la décision a déjà produit la quasi-totalité de ses effets ?
Mais le problème ne s'arrête pas là.
Partout en France, des parents affirment avoir signalé des faits graves concernant leurs enfants.
Des alertes.
Des signalements.
Des courriers.
Des plaintes.
Des saisines du juge des enfants.
Des signalements adressés au procureur.
Et trop souvent, selon ces familles, les réponses t**dent, sont incomplètes ou demeurent incomprises.
Pendant ce temps, les enfants grandissent.
Les situations se dégradent.
Les familles s'épuisent.
Oui, des progrès ont été réalisés.
L'attestation d'honorabilité a été mise en place afin d'empêcher des personnes condamnées pour certaines infractions d'intervenir auprès de mineurs. Cette vérification repose notamment sur le casier judiciaire et le FIJAISV.
C'est une avancée.
Mais une question demeure :
Une attestation suffit-elle à garantir la sécurité des enfants ?
Qui contrôle réellement ce qu'il se passe après l'embauche ?
Qui vérifie que les alertes remontées par les enfants, les familles ou certains professionnels sont effectivement prises en compte ?
Qui répond aux parents lorsqu'ils dénoncent des faits qu'ils estiment graves ?
Les enfants confiés à des institutions censées les protéger doivent bénéficier du plus haut niveau d'exigence.
Aucune institution ne devrait être à l'abri du contrôle.
Aucun signalement sérieux ne devrait disparaître dans les méandres administratifs.
Aucun parent ne devrait avoir le sentiment d'être abandonné lorsqu'il tente de protéger son enfant.
Aujourd'hui, de nombreuses familles ont le sentiment d'être devenues spectatrices d'un système qu'elles ne comprennent plus.
Un système où les délais s'allongent.
Un système où les réponses t**dent.
Un système où l'impuissance remplace parfois la confiance.
Nous refusons de détourner le regard.
VOUS ÊTES CONCERNÉ(E) ?
- Vous avez effectué des signalements restés sans réponse ?
- Vous avez alerté sur des violences subies par votre enfant ?
- Vous êtes confronté à des délais incompréhensibles devant le juge des enfants ou la cour d'appel ?
- Vous estimez ne pas avoir été entendu par les institutions censées protéger votre enfant ?
La Fédération Au Cœur des Causes souhaite recueillir vos témoignages.
Contact : [email protected]
Parce que derrière chaque dossier, il y a un enfant.
Parce que derrière chaque procédure, il y a une famille.
Et parce qu'aucun enfant ne devrait être oublié par le système censé le protéger.
Fédération Au Cœur des Causes