16/10/2026
🌾 Journée mondiale de l'alimentation : nourrir le monde commence par rémunérer celles et ceux qui le nourrissent
Ici comme ailleurs, produire notre alimentation ne garantit pas d’en vivre. A titre d'exemple, le prix garanti aux producteur·rices de cacao ivoirien·nes a été divisé par 2,3 en un an. En France, 43 % des agriculteur·rices tirent de leur activité moins qu'un SMIC (Observatoire de la rémunération agricole équitable de Max Havelaar France).
🍽️ Notre alimentation est un droit fondamental et la réponse à la précarité alimentaire ne peut pas être des prix toujours plus bas. Le défi n’est pas seulement de produire plus. C’est de produire une alimentation saine et durable pour les consommateur·rices, et rémunératrice pour celles et ceux qui la produisent.
Le commerce équitable est d'abord une affaire d'alimentation : lait, farines, fruits et légumes, café, chocolat, thé, bananes, sucre, riz, 95 % des produits du commerce équitable sont alimentaires, pour plus de 3 milliards d'euros de ventes en France. 13 000 paysan·nes en bénéficient déjà en France et plus de 3 millions de familles paysannes dans les pays du Sud impliqués.
C’est toute la filière qu’il faut repenser, à partir de ses premiers maillons :
→ un prix rémunérateur, qui couvre les coûts de production, y compris sociaux et environnementaux
→ des engagements commerciaux pluriannuels, qui donnent de la visibilité
→ un fonds de développement pour financer des projets collectifs
→ des organisations de producteur·rices renforcées, capables de négocier
Consommateur·rices, entreprises, collectivités, pouvoirs publics : chacun a un rôle à jouer. Pour que l’alimentation équitable soit accessible au plus grand nombre, les entreprises engagées ont besoin de politiques publiques cohérentes : achats publics, fiscalité, lutte contre les pratiques commerciales déloyales.
💡 « Innover aujourd’hui pour nourrir demain », c’est le thème retenu par la FAO cette année. L’innovation est aussi sociale et commerciale. Avec des contrats qui engagent, des prix construits avec les producteur·rices, une gouvernance démocratique, le commerce équitable ce sont des innovations éprouvées, qui ne demandent qu’à changer d’échelle.
Nourrir le monde demain, c’est d’abord permettre à celles et ceux qui le nourrissent de vivre dignement aujourd’hui.