28/05/2026
Je me suis récemment fracturée le poignet.
Je n'ai pas cherché à faire malgré. Je n'ai pas cherché à aller plus loin que ce que le corps permettait ce jour-là.
J'ai juste fait avec.
C'est ce que l'enseignement de la lignée Krishnamacharya m'a appris : écouter ce qui est, pas ce qu'on voudrait que ce soit. Travailler avec les limitations du moment — pas contre elles. Oublier l'esthétisme, l'alignement parfait. Laisser le corps guider, lentement, sans chercher à aller plus loin que la réalité de l'instant.
Un poignet cassé n'est pas un frein pour pratiquer. Il est une invitation à pratiquer autrement.
Ne pas s'arrêter à nos limitations. Les incarner. Leur permettre d'exister, de devenir vivantes. C'est ainsi qu'on pratique avec ce qu'on est — tous les corps, toutes les réalités.
Cette vidéo a été filmée dans la nature par ma sœur. Elle est simple, comme la pratique qu'elle montre. On y voit ce qui est encore là, vivant, disponible.
English :
I recently fractured my wrist.
I didn't try to push through. I didn't try to go further than what my body allowed that day.
I simply worked with what was there.
This is what the Krishnamacharya lineage taught me: listen to what is, not to what we wish it were. Work with the limitations of the moment — not against them. Let go of aesthetics, of perfect alignment. Let the body lead, slowly, without reaching beyond the reality of this instant.
A broken wrist is not an obstacle to practice. It is an invitation to practice differently.
Not to stop at our limitations. But to embody them. To let them exist, to let them become alive. This is how we practice with what we are — all bodies, all realities.
This video was filmed in nature by my sister. It is simple, like the practice it shows. In it, you can see what is still there — alive, available.